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mercredi 27 mai 2020
Antananarivo | 15h59
 

Société

Secteur santé

Vers la régularisation des programmes scolaires des paramédicaux

samedi 22 février | Fano Rasolo

Beaucoup de paramédicaux sortants des écoles et des instituts privés à Madagascar ne trouvent pas d’emploi après leurs études, selon les propriétaires d’instituts paramédicaux, même si le pays en a grandement besoin. Pour remédier à ce problème, une régularisation des programmes scolaires est bientôt en vue. Une réforme des principes généraux régissant les professions paramédicales, et de nouvelles réglementations concernant les programmes scolaires seront proposées à l’Assemblé Nationale et au Sénat prochainement, pour redresser cette situation. L’objectif est de réduire le nombre des paramédicaux sans emploi en améliorant leurs capacités.

« Nous avons remarqué que les paramédicaux ayant terminé leurs études sont confrontés à des difficultés pour trouver un emploi à Madagascar, alors que le pays a un besoin annuel de plus de deux mille agents paramédicaux. Peu nombreux sont les infirmiers et sages-femmes qui ont réussi dans les recrutements par voie de concours. Le problème réside dans le programme scolaire qui doit être amélioré pour satisfaire ce grand besoin en infirmiers et en sages-femmes », selon Razanadrakoto Laurent, un propriétaire d’institut d’études paramédicales.

Manque de pratique

D’après les statistiques de 2019 recueillies auprès du syndicat des paramédicaux, l’effectif des paramédicaux sans emploi est d’environ 40 000, tandis que seuls 10 000 infirmiers et sages-femmes exercent dans tout le pays.

«  J’ai terminé mes études en 2016, mais je n’étais pas admise au concours national de 2018 organisé par le ministère de la Santé publique. Du coup, je suis obligée de faire du bénévolat en attendant un autre concours », témoigne Maminirina Jenny, sortante paramédicale.

« Le niveau très bas des élèves est à l’origine du taux élevé du chômage des infirmiers et des sages-femmes dans le pays. En 2018, lors du concours national, environ trois cent (300) seulement ont réussi au concours alors que le ministère voulait en recruter cinq cent (500). Les instituts sont nombreux chez nous, mais le niveau des études est très bas. Par exemple, ces élèves manquent de pratique, or, ce sont la pratique et le stage qui les aident à améliorer leur niveau », selon une source au sein du ministère de la Santé publique.

L’amélioration du niveau des connaissances par la réforme des programmes scolaires des paramédicaux est la solution idoine pour résoudre le problème du chômage des paramédicaux et partant, du besoin du pays en infirmiers et en sage-femmes.

2 commentaires

Vos commentaires

  • 22 février à 09:16 | Eloim (#8244)

    Certes, on parle souvent du niveau très bas des étudiants à Madagascar, est-ce une réalité inopinée face au taux de chômage accru ; pourtant où en est-on du niveau de ceux qui dispensent les cours et/ou ceux qui les encadrent en TP durant leurs cursus ?
    A Madagascar, taux de chômage ou mauvais résultats aux examens, ce sont les élèves ou les programmes d’enseignement qu’on incrimine excessivement sans qu’on essaie de remettre en question le niveau des enseignants, le calendrier scolaire, la modalité des concours qui a été dictée au préalable par les bailleurs.
    Pour illustrer cette dernière thèse, pourquoi définir à priori à tel chiffre le nombre des élèves qui doivent être déchus au résultat définitif lors des différents concours publics nationaux ? Parce que les entités financières qui financent ces concours ainsi que la suite de telle (formation ou poste quelconque, ...) le veulent ainsi.
    C’est pour cette raison qu’on en tire une conclusion si hâtive que nous ne sommes pas si indépendant que ça. Tout ce dont nous avons besoin pourrait être dicté par ceux qui nous financent.
    J’apprécie bien ce que répète à maintes reprises, un ami qui contribue assidûment dans cet espace, que l’indépendance de Madagascar a été octroyée sous dépendance. A méditer !

  • 22 février à 16:59 | ciprim (#10871)

    Bonjour,
    Le mieux pour que ces élevés aient du boulot à la sortie de formation c’est de créer des centres
    médicales qui regroupent plusieurs métiers, ça diminue le chômage et la population sera bien suivie et soignées.

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