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lundi 29 mai 2023
Antananarivo | 11h59
 

Editorial

Sao dia ataon’ialahy hoe…

mercredi 8 septembre 2010 | Ndimby A.

Avec le décès de Raoul, Madagascar perd un grand artiste, d’autant plus précieux qu’à l’ère de l’électronique et grâce aux émissions de télé-réalité, n’importe quel gugusse connaissant les accords anatole sur sa guitare se prétend maintenant musicien. Selon le sculpteur Auguste Rodin, « L’art, c’est la plus sublime mission de l’homme, puisque c’est l’exercice de la pensée qui cherche à comprendre le monde et à le faire comprendre ». Une société digne de ce nom devrait donc vouer le plus grand respect à ses artistes, au même titre que tous les autres éducateurs, professeurs et instituteurs. Une société digne de ce nom est une société qui devrait favoriser leur épanouissement et leur créativité. Hélas, dans un pays où le sens des valeurs et de la force de l’esprit est de plus en plus dévoyé au profit de la force tout court, on ne peut pas dire que l’artiste soit en haut de l’échelle. Et si la crise actuelle est dure pour tous les citoyens, sans doute pour les artistes elle est encore pire. Quels mots sonneraient plus juste que ceux de Tselonina ?

« Tsy izy intsony izy ity re olona
Mandainga izay milaza fa tsy mimonomonona
Raha izao no mitohitohy angamba
Tsisy harapaka intsony
Ny atsy ho atsy koa tsikafonkafona no alain-drony (…)
Indrisy anie Monsieur le Ministra
Toa izahay artista ihany no tena gisitra
Mitsoka mozika mihira sy mandihy
Jerena anefa ny ao am-paosy ê
Bôgôsy ihany ingahy Tselonina fa tsy ampy saosy »
 [1]

Dans un contexte normal, l’artiste tire ses revenus essentiellement de trois sources : les concerts, les ventes de disques et les droits d’auteur, par exemple, sur les diffusions radiophoniques, et autres utilisations de ses œuvres en ce qui concerne la musique. Le topo est vite bouclé : l’Office malgache des droits d’auteurs (OMDA) est un organisme peu performant, qui non seulement n’arrive pas à endiguer le fléau du piratage, mais de plus, ne peut faire un suivi correct de l’utilisation des œuvres. Résultat : les versements aux artistes ressemblent aux pensions pour retraités de la Cnaps : « tsy hanin-katao mahavoky, fa voninahitra ifanomezana ».

Il reste donc les concerts. Là encore, le pouvoir d’achat local ne permet pas de les multiplier, et surtout de les rentabiliser au-delà d’un certain seuil. Après avoir payé la location de la salle, la sonorisation, les frais de promotion (publicité etc.), le cachet du producteur et celui du musicien, il ne reste pas grand-chose. Et comme les artistes ne peuvent faire de concerts toute l’année, ils se rabattent sur trois formes d’évènements pour mettre du beurre dans les épinards : les cabarets, les tournées à l’extérieur et les manifestations politiques. Pour les cabarets, le marché est on ne peut plus morose actuellement, à cause de la crise. Le pouvoir d’achat et la psychose née de l’insécurité limitent l’appétit de la population pour les sorties nocturnes. Les tournées à l’extérieur constituent un bon filon, mais occasionnent également des coûts importants qui rendent les producteurs réticents, ou malhonnêtes : on ne compte plus les associations basées à l’extérieur qui exploitent ou arnaquent les artistes une fois arrivés là-bas (conditions d’hébergement déplorables, non paiement de cachet etc.). Cela est encore arrivé très récemment.

Les manifestations politiques sont également en panne. Utilisés habituellement pour faire venir la foule, que ce soit sur la Place du 13 mai ou au stade de Mahamasina, les artistes ont toujours été des faire-valoir pour que la plèbe et la populace vienne applaudir le politicard de service, qui bien entendu les oubliera une fois arrivé au pouvoir. Certains artistes se sont eux-mêmes engagés dans la politique, avec plus ou moins de réussite, plus ou moins de classe et plus ou moins de volonté : Rossy, Doudou Michel, Henri Ratsimbazafy ou Dama, pour ne citer que ceux-là. Pour le cas de Dama, pour ceux qui ne l’auraient encore fait, lire l’éditorial de Patrick A. qui montre qu’au sein du groupe Mahaleo, son implication politique n’a pas nécessairement fait l’unanimité.

L’argent jeté par les fenêtres d’Antsonjombe

Andry Rajoelina a annoncé dernièrement la construction d’un espace de concert ultra-moderne à Antsonjombe avec les fonds des chinois de Wisco. Si le Président de la Transition avait été un enseignant, sa priorité aurait été la construction d’écoles. S’il avait été un médecin, elle aurait été la construction d’hôpitaux. Mais comme c’est un DJ, il construit des salles de concerts. Et à craindre pour bientôt, une dance floor pour faire venir David Guetta et autres personnalités de son cercle de référence.

Cet investissement est-il l’urgence dans ce contexte de crise ? Là encore, le style Rajoelina qui est plus basé sur le paraître que l’être fait des dégâts. Avec tous les chômeurs créés par son coup d’Etat, n’aurait-il pas pu faire montre d’un peu de bon sens pour relancer la machine économique, créer des petits projets, voire favoriser la micro-finance ? Avec les routes qui se dégradent faute de financement des bailleurs de fonds, n’aurait-il pas été plus pertinent de procéder à un minimum d’entretien ? Dans ce contexte de criminalité galopante depuis le putsch, des postes avancés de police ou de gendarmerie n’auraient-ils pas été plus bienvenus ? Et surtout, pourquoi et comment (procédures etc…) l’argent généré par l’exploitation du fer dans la région de Soalala devrait-il être utilisé pour construire un lieu de spectacle à Antananarivo ? Il y a tellement de choses urgentes et prioritaires à faire avec cette somme, que ce choix manque totalement de pertinence par rapport au contexte actuel.

Et même par rapport aux besoins des artistes, je doute que ce projet soit d’une très grande utilité. Les capacités actuelles sont loin d’être saturées, et de plus ce ne sont pas tous les artistes qui vont profiter de cette opération tape-à-l’œil. S’il fallait faire quelque chose pour les artistes (pourquoi pas après tout, cela va dans le sens du début de cet article), DJ Hâtif aurait été plus avisé de faire autre chose de plus sensé et plus utile au plus grand nombre. Par exemple, le financement de clubs de fanorona ou de kabary dans tous les lycées publics afin d’ancrer la culture malgache dans la jeunesse ; la reconstruction des locaux de la RNM et de la TVM incendiés par des sots obéissant à des gueux (et vice-versa) ; ou encore un studio d’enregistrement de qualité internationale mais aux coûts accessibles à tous les artistes. L’expérience d’ingénieur du son pendant des années d’un artiste exceptionnel comme Kelly Rajerison devrait etre mis à profit pour les jeunes générations. Ce ne sont donc pas les idées possibles qui manquent, mais encore faudrait-il un peu de volonté et de capacité à les formuler.

De manière générale, les artistes ont droit à une soudaine sollicitude du monde des décideurs politiques à trois occasions : pour servir d’attrape-nigauds lors des meetings de propagande, lors des concerts tape-à-l’œil du 26 juin, et au moment de leur décès. Combien de fois n’a-t-on vu d’apparatchiks de tous les régimes se faire voir lors de présentation de condoléances à la famille d’un artiste, et pour remettre une décoration à titre posthume ? Et si possible, avoir l’air vraiment attristé….

La mort de Raoul, à qui cet éditorial est dédié, ainsi que la vague de sympathie consensuelle et inclusive qu’elle a générée auprès de tous les malgaches devrait nous interpeller. Quelle place et quel rôle donner de leur vivant à ceux qui nous émeuvent, à ceux qui nous font rêver, à ceux qui nous font réfléchir, et qu’on devrait peut-être écouter plus attentivement, au lieu de les considérer juste comme des saltimbanques bons à nous divertir ? Le projet de société présenté par Vahombey vaut tout autant que celui présenté par les politiciens de la HAT, qui de toutes façons, n’en a pas. Enfin, comment pouvons-nous nous prétendre mélomanes ou fans, et dupliquer allègrement et illégalement les œuvres, ou en achetant carrément des copies pirates, privant ainsi nos artistes de revenus ? Aussi c’est bien beau de verser des larmes de crocodile à chaque décès d’artiste, mais il y a aussi une remise en question qui s’impose à nous tous.

Soava dia Raoul.

Sao dia ataon’ialahy hoe manadino letsy aho
Tsia letsy a, manoratsoratra letsy aho a…
Fa malahelo letsy aho …

Notes

[1Clip « Bogosy » à voir sur Youtube.

38 commentaires

Vos commentaires

  • 8 septembre 2010 à 09:24 | bema (#828)

    Monsieur Ndimby,
    Votre talent d’exploiter la mort d’un artiste comme Raoul me paraît déplacé. Par respect et selon notre coutume, on n’a pas le droit de tout mélanger .Misaotra Tompoko.

    • 8 septembre 2010 à 10:17 | racynt (#1557) répond à bema

      Je ne vois pas en quoi Ndimby exploite la mort de Raoul, il ne fait que lui dédier un éditorial pour lui rendre hommage, c’est tout à fait de son droit d’ailleurs la plupart des journalistes du monde entier l’ont fait lorsque MJ était mort et personne n’a dit que ces journalistes exploitaient sa mort.

      Sinon pour votre info bema, c’est Raoul lui même qui de son vivant a dénoncé Andry rajoelina comme étant le principale responsable de la crise (perte d’emploi, faillite, inflation...) que subissent les malgaches en ce moment.

    • 8 septembre 2010 à 11:52 | maminah (#2788) répond à bema

      Il y a deux manières d’honorer la mémoire d’un disparu : le silence respectueux et le témoignage. Celui de Ndimby est un témoignage indigné, suffisamment circonstancié pour que je me demande si vous avez bien lu le texte.

      Que plein d’autres articles continuent de s’écrire en hommage à celui qui semble vous tenir à coeur. C’est le meilleur moyen de le faire vivre encore et toujours. Il ne doit pas être aussi vexé que vous, de là où il est. Du moins je l’espère pour la paix de Ndimby.

    • 8 septembre 2010 à 15:03 | bema (#828) répond à racynt

      Mr Racynt, éditorial oui mais quand on parle de "sens des valeurs et force d’esprit", pensez-vous que prendre une palace volante airforce2 de combien de millions correspond à cet esprit d ’aider son peuple à trouver un bol de riz ? Si on arrive à cette situation c’est qu’il y a eu plusieurs facteurs et le premier responsable est Mr Ravalomanana. Peu importe qu’il soit laitier ou DJ mais au point où on est, sortons de cette impasse créée par cet homme quand il n’a pas respecté les règles : Donner le pouvoir au 1er ou 2ème personnage de l’Etat assemblé ou sénat.Misaotra Tompoko.

    • 8 septembre 2010 à 15:40 | Albatros (#234) répond à bema

      Bonjour Bema,

      Permettez moi une petite remarque. Vous parlez des millions du palace volant de Mr Ravalomanana (avion qui, sauf erreur de ma part, est toujours sur le sol malgache donc pas "perdu" pour le peuple) mais vous ne parlez pas du montant de tous les 4x4 qui sont arrivés à Madagascar depuis mars 2009.

      Combien cela représente-t-il de bol de riz ?. Pensez-vous que le "pouvoir" actuel soit plus soucieux du bien être du peuple que des performances des véhicules qu’il utilise ?.

      Encore une fois si ne suis pas un fanatique aveugle de Mr Ravalomanana mais je ne vois pas en Mr Rajoelina un révolutionnaire représentant le souhait de changement du Peuple. Je vois juste un "profiteur" de plus qui ne souhaite pas sortir Madagascar de la crise (dont il a été le détonateur) mais qui souhaite profiter le plus longtemps possible de cette crise (comme beaucoup d’autres).

      L’impasse dont vous parlez, n’a pas été créée par UN seul homme mais pas deux personnes aux égos surdimensionnés.

      Si pour vous Mr Ravalomanana n’a pas "le sens des valeurs" que vous souhaitez, pour moi il en est de même en ce qui concerne Mr Rajoelina.

      Laitier ou DJ, le problème du bol de riz pour les malgaches reste entier.

      Cordialement.

    • 8 septembre 2010 à 20:09 | bema (#828) répond à Albatros

      Mr Albatros, Ce qui est urgent à mon avis c’est de sortir le peuple de cette situation. Les faits sont là alors que cela serve de leçon. Je n’accorde pas carte blanche aux tenants du pouvoir actuel et que le peuple soit vigilent. Par contre faire trainer cette situation ambiguë est néfaste à tous les Malgaches.Misaotra Tompoko.

    • 8 septembre 2010 à 22:29 | Albatros (#234) répond à bema

      Bema !!!,

      Moi aussi j’aimerai que le Peuple soit vigilant, mais je ne suis pas sur que le "pouvoir actuel" lui donnera la possibilité de l’être. Je pense que l’avis du peuple sera demandé le plus tard possible. Mr Rajoelina n’est pas le Nelson Mandela de Madagascar. Ce n’est pas le Che Guevara de la Grande Ile.

      C’est juste un "homme d’affaire" qui ne voit que son intérêt comme ceux qui l’entourent.

      Les mois qui viennent ne sera utilisé par les "dirigeants" (toutes tendances confondues) qu’a conserver ( à reprendre pour certains) le pouvoir, non pas pour le bien du Peuple mais pour eux et leurs proches.

      C’est ce qui fait bouillir en moi la partie du sang malgache qui coule dans mes veines.

    • 9 septembre 2010 à 03:33 | titi (#4677) répond à bema

      Azafady fa raha namorona tonon-kira ny artiste iray, tsy miandry ny ainga-panahy ka tsy diso toerana ; "on le respect autant, Raoul", tsy ’talent d’exploiter" mihintsy izao.
      Tohizo ny fahafahanao manoratra sy mamoaka ny ao an-tsaina sy ao am-po, Atoa Ndimby ary hisaorana ianao amin’izany

  • 8 septembre 2010 à 09:29 | Basile RAMAHEFARISOA (#417)

    Cette attaque concertée contre Monsieur Andry RAJOELINA ,en tant que D.J.,me dépasse.

    S’il était "un intellectuel"ou "doctor honoris causa",la réaction pourrait être "AUTREMENT".

    Pour MOI,c’est un HOMME-PATRIOTE,capable de secouer les "cocotiers" et disponible à écouter les "humbles".

    Une salle de fête,c’est aussi une salle d’éducation populaire,un endroit pour mettre en scène de belles valeurs :

    - solidarité,

    - amour,

    - entraide,

    - dépassement de soi

    - et de la "CONVIVIALITE".

    Bonne continuation, Monsieur le Président de la Transition Andry RAJOELINA.

    Basile RAMAHEFARISOA

    b.ramahefarisoa@gmail.com

    • 8 septembre 2010 à 10:00 | stand up (#2470) répond à Basile RAMAHEFARISOA

      Sao dia ataon’ilay hoe adala aza zahay ka iny olona iny no lazaina fa patriote ?Soa ihany fa ny tenin-drazanareo no nilazanareo azy !!!Tsy adinonay vahoaka ange ny fampanantenaina natao teny an-kianje e !TSY AZO HOHANINA IO ANTSONJOMBE IO !!!!NOANA NY VAHOAKA fa aza mody tampena-maso @ zavatra toy ireny !!!!
      Tsy aleoko ve lay sakakeliko ao an-trano no antsoiko hoe president toy zay ny olona tsy manana hazondazmosina toy ireny !Eisssy eee le halina eee !!!

    • 8 septembre 2010 à 10:28 | Basile RAMAHEFARISOA (#417) répond à stand up

      stand up ????

      PATRIOTE

      "Soa ihany fa tenin-drazanareu no nilazanareo azy" !!!

      Rassurez-vous stand up,"JE",Basile RAMAHEFARISOA,suis Malgache ,de père et mère.

    • 8 septembre 2010 à 11:36 | gasy tsotrizao (#3859) répond à Basile RAMAHEFARISOA

      Entendu ce matin à la radio (commentaire d’un paysan) :

      "Nous remercions d’avoir promis le changement, mais nous aimerions que ces changements se fassent sur notre vie de tous les jours pas de ces promesses qui ne font que nous précipiter dans encore plus de misère, comme par exemple :
      - les nouvels hôpitaux qui ne solutionnent pas nos problèmes de santé car nous devons toujours payer, au lieu de cela le Président devrait envoyer les médicaments dans les CSB et les donner gratuitement car nous n’avons pas d’argent ;
      - Antsonjombe : c’est très beau mais pour y voir les spectacles nous devrons encore débourser au moins 15.000 francs, soit notre repas de ce jour, le président aurait du donner cette argent aux oeuvres comme Père Pédro qui sait comment le distribuer aux pauvres ;
      - les nouveaux prisons : pourquoi construire de belles maisons et donner à manger aux voleurs alors que ceux qui ont été volés n’ont pas une maison bien belle et ne mangent pas à leur faim ? Cela signifie-t-il qu’il vaut mieux voler que de travailler honnêtement ?"

      Bref un commentaire très réaliste par rapport aux radotages du débile spécialiste du point barre !

    • 8 septembre 2010 à 12:00 | razafi (#1661) répond à gasy tsotrizao

      "Point Barre" ra Basile !

    • 8 septembre 2010 à 12:23 | maminah (#2788) répond à Basile RAMAHEFARISOA

      Basile,

      Les choix de gestion d’Andry Rajoelina, ne laissent plus planer aucun doute : c’est un triste imbécile, un irresponsable qui se joue du quotidien de tout un peuple avec ses lubies "d’ambianceur".

      A-t-on idée de faire venir à coups de millions, des stars comme Big Ali quand la population endure des privations rampantes ? Vous appelez ça du patriotisme ? J’appelle ça du mépris. Une insulte.

      Les observateurs doivent bien rire sous cape devant autant de marques d’irresponsabilité. Et ils ne doivent pas se gausser seulement de ce mégalomaniaque, mais de tous les Malgaches. Car on a les dirigeants qu’on mérite, n’est-ce pas ? D’autant que ceux-là, on les a placés au prix du feu et sang, c’est dire. Incorrigibles...

      Accepter enfin de regarder la réalité en face, au lieu de se bercer du fantasme messianique. Andry Rajoelina n’est pas Jésus, juste un pantin. Ne l’avez-vous pas regardé ?

    • 8 septembre 2010 à 12:31 | razafi (#1661) répond à maminah

      Je rappelle que c’est la même personne qui a critiqué Rav8 pour l’avion à 50 millions de dollars....
      Et avant il y a WISCO.....ça ne vous rappelle rien ?
      Je pense que si on va au 13 mai il y a moyen..mais bon, ça ira à l’encontre de leur démocratie...ben oui pour la HAT, démocratie est synonyme de bordel dans le pays...normal ils ont trop usé de leur démocratie en 2009 déjà..Faut pas abusé des bonnes choses hein...lol

    • 8 septembre 2010 à 19:07 | maminah (#2788) répond à razafi

      Mais le parallèle s’arrête là. Pour le reste, c’est le nord et le sud.

      Tandisque Ravalomanana s’est attelé aussitôt à reconstruire sur les ruines laissées délibérémént par un régime qui n’a pas hésité à recourir à la politique de la terre brûlée. Andry Rajoelina n’a pas cessé de "déconstruire" les réalisations sociales, économiques et institutionnelles de son prédécesseur. Comment tolérer un tel préjudice, quand il frappe à une telle échelle ? Il ne s’agit pas tout-à-fait de porter des jugements de valeur, qui peuvent être relatifs. Il s’agit d’une catastrophe humaine : des milliers de familles en perdition à cause de l’incurie et de la duplicité de ceux qui nous gouvernent.

  • 8 septembre 2010 à 10:35 | da fily (#2745)

    ...mamomamo leitsy aho a !

    Saoûl, vidé par tout ce giga n’importe quoi, ne parlons même plus d’Antsonjombe, j’en ai des aigreurs tellement la démagogie est devenue le fer de lance du hâton en place. le Phat vit vraiment dans son bocal, et ne soucie du reste comme de sa première boum, un bocal hermétique dont les parois ne lui renvoient que son reflet de nain voulant devenir ogre. De quoi sera-t-il un tant soit peu "responsable" ? De ce fatras certes en grande partie, après tout il accepté de son plein gré le rôle dévolu de fouteur de scheise, mais le loustic n’a pas les épaules finalement, et encore moins une quelconque supposée envergure, sauf celle clamée par encore moins nantis que lui, de :"tombeur du laitier" ! Vaste et noble perspective de bouter l’autre et de se retrouver à des niveaux qu’on avait presque oublié ! On s’en doutait, mais il a fallu convaincre les entêtés, les viscéraux anti-ravalien et autres groupies frétillantes qui quand on parle "lumière", répondent la bouche béante "spotlight et paillettes" ou vous braquent avec une pétoire pour bien asseoir une supériorité nourrit au fiel de la rancoeur, saupoudré de bêtise humaine.

    • 8 septembre 2010 à 11:10 | Ayna (#1971) répond à da fily

      Toi tu es impayable !

    • 8 septembre 2010 à 12:51 | poiuyt (#584) répond à Ayna

      Bien vrai.

  • 8 septembre 2010 à 11:16 | maminah (#2788)

    Les artistes malgaches ?

    Au mieux, des amuseurs publics, au pire des supports électoraux qui se vendent aux plus offrants, pour les plus, euh... pragmatiques. Souvent, des crève-la-dalle, dont la généralisation du piratage n’a amélioré ni la dignité ni les ressources sous les paillettes de la renommée.

    Si les Mahaleo sont un des rares groupes à avoir su, depuis 35 ans (chapeau pour ce tour de force !), maintenir la tête hors de l’eau, ils se sont tous aménagé des solutions de repli, un plan B comme on dit : médecins pour les uns, député d’Ambatofinandrahana ou aventures solo pour les autres. Pas bêtes. On ne vit pas de renommée et d’eau fraîche.

    Etre artiste n’est assurément pas le voie la plus facile à Madagascar, où le public se débat lui-même dans les affres du quotidien.

    Mais ceci ne doit pas faire oublier non plus que l’art véhicule l’esprit d’un peuple, ce qu’il a de plus élevé et de plus ineffable. L’expression la plus immatérielle de l’humanité, avec la religion. Au Metropolitan Museum of art de New York, un morceau plutôt mal en point d’un Aloalo sakalava trône majestueusement sur un socle, à l’entrée d’une des salles de l’exposition "Arts of Africa, Oceania and the Americas". Comme chaque fois, la question récurrente fuse : "Mais où ont-ils bien pu voler tout ça ?"

    Eh bien non. Ce débris d’Aloalo aurait depuis longtemps disparu, comme bien d’autres vestiges sans doute, auprès d’une population habitée de préoccupations immédiates. Ce musée lui offre un écrin, qui l’expose au regard de tous, et qui fait exister notre pays dans l’imaginaire de ceux qui n’auront jamais la chance de fouler son sol. Faut-il rappeler que le directeur d’un musée est aussi désigné sous le nom de "conservateur" ? Celui qui a pour mission de conserver les différents témoignages de l’âme. Et cette âme est universelle. Ce morceau d’Aloalo n’appartient pas seulement à la famille qui l’a commandité pour orner son tombeau : c’est une sorte de patrimoine mondial.

    Oui, les artistes malgaches méritent mieux que leur statut de saltimbanques.

    • 8 septembre 2010 à 14:11 | da fily (#2745) répond à maminah

      oui, cent fois oui, nos artistes méritent mieux, mais peut-"on" leur offrir mieux ? La vie d’artiste malagasy se vit en dilettante, avec quelques gains quand les petits plats rentrent dans les grands.

      Mahaleo est un cas unique, unis au début pas seulement par l’amour de la chanson, mais surtout par une âme, une marque de fabrique bien dans l’ère du temps des "folk songs" de l’époque, ils ont su durer, et toujours interpeler par leur engagement et une clairvoyance bien propre aux artistes malagasys. Raoul, chanteur à texte patenté, a été un de leurs moteurs, avec Dama, Bekoto ou Dadah, cetainement celui qui tenait le plus au groupe, qui ne voulait pas leur laisser le risque de se "compromettre ailleurs".

    • 8 septembre 2010 à 17:32 | maminah (#2788) répond à da fily

      Tout-à-fait juste, mais pas moins triste pour autant : peut-on offrir mieux aux artistes quand l’urgence est ailleurs, dans la survie ?

      On peut aussi retourner la question autrement : nos artistes ne peuvent-ils pas offrir mieux en matière de nourriture spirituelle ? Créer, innover, s’élever dans la complexité nécessitent déjà qu’ils soient libérés de certaines contingences matérielles. Mais d’autre part, cela nécessite aussi une formation spécifique. Einstein définissait ainsi le génie : 10% de don et 90% de travail. Carence qui explique sans doute que bon nombre de nos artistes ne dépassent pas le stade du dilettantisme : l’imitation, parfois approximative, des recettes étrangères.

      Les Mahaleo eux-mêmes, qui symbolisent le retour aux racines malgaches dans l’esprit de toute une génération, n’ont pas échappé à ce mimétisme, puisque le "hira vokatry ny tany" dont ils étaient les précurseurs, ne sont en réalité que le remake de la recette country-folk, d’essence américaine et de racines irlandaises. Voix haut perchées, élément narratif, guitares acoustiques, accords rythmiques et vocaux, des improvisations de guitare qui intègrent les figures du blues... Combien savent en outre que "Ilay vahiny", ce désormais classique qui a fait connaître Ny Lolo sy ny tariny, l’autre chantre de la malgachitude, n’est autre que la version malgache de "L’Etranger" de Graeme Alwright avec lequel ont travaillé certains des éléments de ce groupe, elle-même étant la reprise française de la chanson "The song of the stranger" de Leonard Cohen ?

      Au fond, pourquoi pas ? Il n’y a assurément là aucun mal. En plus, ils l’ont fait si joliment (quoiqu’on nous en ait trop gavé et trop longtemps, comme on peut se sentir saturé dans un régime à l’ananas...). J’étais moi-même une des premières à m’enthousiasmer, ayant eu la primeur de leur premier 45T en 1975, et ce peut-être avant les proches mêmes de ce groupe.

      Je regrette seulement qu’ils aient laissé autant d’années courir le flou, comme dans une sorte d’imposture, en faisant croire à une authenticité qui n’en est pas. Pendant ce temps, les autres styles musicaux d’origine étrangère ont été énergiquement balayés dans un toilettage idéologique sauvage. Et ce vide-là a été une véritable mutilation.

      Mais c’est déjà un péché que de remettre en cause une entité touchée fraîchement par l’absence. Je m’arrêterai donc là sur ce chapitre, sauf questions subdisiaires, car je prétends en connaître un rayon concernant la musique, ainsi que quelques anecdotes.

    • 8 septembre 2010 à 17:33 | maminah (#2788) répond à maminah

      Ooops ! Il fallait lire subsidiaires, évidemment.

    • 8 septembre 2010 à 19:50 | BemioVah (#3451) répond à maminah

      A quoi servent donc l’originalité ou l’authenticité (soi-disant venant d’ailleurs) sans qu’elles ne soient partagées, appréciées, assimilées et reproduites qualitativement, même sous des versions différentes ? Croyez-vous que la musique ou l’art sont les seuls exemples à démontrer malgré vos mille supposées anecdotes ?

      Les Mahaleo ont leur style bien malagasy que les Malgaches eux-mêmes ont su aimer et absorber. Peu importe l’instrument joué ou utilisé. L’essentiel c’est de savoir s’en servir et le faire à bon escient pour produire (mamokatra) et pour joindre l’utile à l’agréable. Donnez-nous l’exemple d’instruments, d’ustensiles, d’outils, d’armes à feu (kalachs et grenades lacrys…), langues, mode, culture, véhicules et politique surtout etc… qui ne soient venus d’ailleurs. D’autant plus que l’on vit à l’époque de la mondialisation… ne n’oubliez donc pas !

      Le problème n’est pas tellement la longévité du groupe Mahaleo. C’est plutôt la qualité de travail et production que l’on attend de la « relève » d’une part, et le message et les valeurs que cette « relève » est capable ou pas de transmettre aux vivants et aux suivants.

      Pour cela, nos ainés et piliers Les Mahaleo ont leur place tout à fait méritée et joyeusement reconnue de la grande majorité de l’audience malgache et de plusieurs générations de surcroît. Contrairement à certains qui prétendent hélas être des ainés sans avoir même parcouru le dur passage des ans ni même un certain nombre d’années de labeur, de formation, d’épreuves et de services auprès et tout prés du peuple.

      Alors d’après vous, à qui le droit d’auteur, à qui le droit de valeur ?

    • 8 septembre 2010 à 23:16 | maminah (#2788) répond à BemioVah

      Je pense m’être mal fait comprendre, au moins sur deux points. Cela dit, j’avais bien conscience d’avoir un peu mis les pieds dans le plat, en ces périodes d’émotions unanimes.

      Pour ce qui est des "pseudo anecdotes" d’abord, je spécifie qu’il s’agit strictement d’anecdotes sur le mouvement country-folk que je pense bien connaître : son origine (The Everly brothers dans les années 50), son évolution, ses parallèles possibles avec le "hira vokatry ny tany" qui a fait beaucoup de petits à Madagascar.

      Tenez, en guise d’anecdote, avez-vous remarqué, par ex, l’ambiance particulièrement conviviale et intimiste des spectacles des Mahaleo ? Il y eut même une fois carrément un feu de camp. Eh bien, cette proximité, ils ne l’ont pas inventée : c’est tout simplement l’attitude baba-cool initiée par les Crosby, Still, Nash &Young, qui ont dû largement les inspirer. Ce groupe californien a en effet complètement révolutionné l’art de la scène, auparavant plutôt guindée. Pour la première fois, on s’asseyait avec désinvolture sur une chaise, on se partageait le micro, la scène, débarrassée de ses lourdes tentures pourpres aux galons dorés, tranchait soudain par son dépouillement.

      Le faire remarquer aujourd’hui semblera très anecdotique. Mais placé dans le contexte des années 70, marquée par la chasse aux sorcières contre toute forme d’"impérialisme culturel", américaine notamment, une telle filiation aurait valu un lynchage systématique. A savoir, la désapprobation empressée des zélateurs, la mise au pilori par les intellectuels rouges et experts qui pesaient alors de tout leur poids stalinien, une suspicion de déloyauté auprès de l’opinion publique, mais surtout votre zapping des médias, même privés, car la censure faisait alors rage. Une mise à mort en bonne et due forme, en somme.

      On comprendra ainsi la discrétion qui entoura l’origine yankee de ce courant musical censé couronner le retour à l’authenticité et aux racines malgaches. Je déplore seulement cette petite mais tenace entorse à la vérité, qui a enfermé toute une génération dans un univers monochrome, d’une indigence incroyable. Je trouve ce procédé vraiment coupable. Mais je peux comprendre aussi que, ce qu’on n’a jamais possédé ne peut pas vous manquer. Je persiste pourtant à croire que nos misères actuelles peuvent aussi être le fruit d’une indigence culturelle, qui nous prive de vues larges et détachées. On dit : "Olom-po ny Malagasy". C’est peut-être un tort de ne pas savoir prendre une distance avec les événements.

      Pour ce qui est des oeuvres de Mahaleo, elles sont belles, je l’ai dit. Elles s’inspirent d’autres courants ? C’est légitime, je l’ai aussi dit. Il y eut un grand nettoyage idéologique ? Ce n’est pas la faute des Mahaleo, mais de l’histoire. Reste ce sentiment confus de supercherie, que j’aurais ravalé sans ce spectacle de gâchis qu’offre l’impasse malgache. Et ça, ça me tient à coeur.

  • 8 septembre 2010 à 14:57 | nandrianina1 (#1939)

    vaza sy karana ihany zany no afaka mibizina sy manao investissement

    La police a arrêté plus de 80 personnes pour avoir fait du business sur la place d’Analakely jeudi matin. On aurait été tenté de croire que ce n’était qu’un vaste poisson d’avril, eh bien non ! C’était bel et bien une rafle. Un coup de filet que bon nombre d’enseignes, de boutiques et autres entreprises de services ayant pignon sur rue ont sûrement attendu depuis belle lurette mais qui était toujours rangé dans les tiroirs des vœux pieux. Encore faut-il que des mesures soient prises pour réintégrer ces gens dans le circuit formel, et qu’ils exercent enfin dans des locaux et non plus en pleine rue. Une occasion également de les assujettir aux impôts et taxes induits par l’exercice de leurs activités.

  • 8 septembre 2010 à 15:10 | kakilay (#2022)

    Quand les artistes peintres ne peuvent pas se payer le loyer de la salle du Rarihasina ( Ex Hosotra.... qui est même une association), comment ils vont se "payer" Antsojombe ?

    Ce qui pose le vrai problème du budget de fonctionnement... Tout un chacun voudrait euh... avoir une mercedes, mais il faudrait suivre financièrement pour sa maintenance et sa consommation...

    Dans la même problématique et dans un autre domaine : vous avez vu l’état de la HJRA au jour d’aujourd’hui ? On n’arrive pas à résoudre un problème, et on crée un autre foyer qui sera du même ressort... Mais c’est la marque de fabrique d’un vrai fauxrayamandreny.

    Vous imaginez l’état d’esprit de ceux qui revendiquent être ses enfants et petits enfants !?

    Mais tout cela va au-de-là de six mois... faut pas dékonner non plus... demander à un tgv de voir loin... ?

  • 8 septembre 2010 à 16:31 | Basile RAMAHEFARISOA (#417)

    Ah,c’est la somme de 100 Millions de dollars qui font mal au coeur,pour certains.

    Au moins,Monsieur le Président Andry RAJOELINA a la volonté de dire :

    - "ON" va construire :

    - hôpital...,

    - des prisons pour rendre plus humaine la détention des Malgaches qui ne bénéficient de double nationalité,

    - de salle de fêtes etc....

    Cette somme n’est pas destinée à "ses besoins" de confort personnel.

    A propos du paysan,c’est formidable.C’est une fierté d’entendre un paysan s’exprimant de telle sorte.BRAVO !!!

    Basile RAMAHEFARISOA

    b.ramahefarisoa@gmail.com

    • 8 septembre 2010 à 16:45 | kakilay (#2022) répond à Basile RAMAHEFARISOA

      Ah que vous croyez Mr Basile : revoyez l’interview de sieur le grand amoureux du peuple !

      Ces travaux sont ORIENTES "redorer le blason de la hat". Que le peuple y gagne tant mieux. Mais le hic, et qu’on essaie de vous faire comprendre, c’est que ces travaux sont menés pour des raisons électorales. Et le peuple n’y gagnera pas ! Après, ce n’est pas le problème de sieur je-ne-sais-qui. C’est cette volonté de se fourvoyer au nom de la déification du petit pour ceux qui sont en mal de Dieu le père qui nous irrite.

      Immoler les 100 Millions de dollar pour un dieu qui ne vaut pas un foza, c’est trop cher payer. Envoyer vos économies pour sa déification... Nous, on a assez donné !!!

    • 8 septembre 2010 à 16:59 | Tsisdinika (#3548) répond à Basile RAMAHEFARISOA

      Tout d’abord môsieur le vrai faux vazaha, le Rajoelina ne devait même pas recevoir les 100 millions.

      En tant qu’autorité de transition (feignons d’ignorer que cela s’est fait à travers une autoproclamation dans la rue), il n’avait pas le droit de poursuivre le dossier d’appel d’offres sur Soalala. C’est pour cette raison que 20 des 24 soumissionnaires se sont retirés de l’affaire. Comme le projet rentre dans le cadre de la LGIM, il fallait un parlement élu pour entériner tout ça, ce qui n’existe tout simplement plus.

      Ce n’est pas à cette Transition de construire quoi que ce soit parce qu’ils n’ont pas de mandat pour cela et il n’existe pas de contrôle parlementaire sur l’utilisation des fonds.

      Si ce n’était le forcing des illégaux illégitimes sur Kam Hing Madagascar et l’urgentissime besoin de la Chine de s’affranchir du diktat des 3 géants miniers mondiaux sur le prix du minérai de fer, il n’y aurait tout simplement pas de 100 millions. C’est facile après de jouer les Robin des bois (de rose), dépouillant celui-ci pour habiller celui-là.

    • 8 septembre 2010 à 17:38 | Albatros (#234) répond à Tsisdinika

      Tsisdinika !!!.

      Je vous attribue cinq (5) étoiles.

      En son temps Mr Basile (22) avait souligné que la Transition était là pour "gérer les affaires courantes" !!!. Peut être qu’il estime que c’est ce qui se passe actuellement.

      Je pense que nous en sommes loin et pour un bon bout de temps.

    • 8 septembre 2010 à 18:21 | Basile RAMAHEFARISOA (#417) répond à Albatros

      Albatros !!

      Effectivement,le Gouvernement "solidaire" de transition gère les affaires courantes.Et bien,il s’en sort très "BIEN".Qui dit mieux ????

      Pour les 100 millions de dollars,selon la loi rectificative de finances,cette somme fait partie du budget de la Présidence de la Transition.-

      Soyez patient avant de critiquer.

      Basile RAMAHEFARISOA

      b.ramahefarisoa@gmail.com


    • 8 septembre 2010 à 22:12 | Albatros (#234) répond à Basile RAMAHEFARISOA

      Mon cher Basile !!!!.

      Vous avez entièrement raison !!!. Le "gouvernement solidaire de transition s’en sort très bien" !!!

      Mais POUR SON COMPTE !!!!.

      Pas pour celui du peuple !!!.

      Cela fait 18 mois que vous demandez au peuple d’être patient (moi personnellement : j’ai tout mon temps), mais pensez vous que le peuple malgache sera encore patient longtemps ?.

    • 10 septembre 2010 à 01:06 | Basile RAMAHEFARISOA (#417) répond à Tsisdinika

      Pour "VOUS" TSISDINIKA

      FLUX d’investissements directs étrangers (I.D.E.) en millions de DTS.

      Total hors extractive

      2006 (59,7 DTS)...2007(199,1 DTS)...2008 (138,7 DTS)...2009(61,8 D.T.S *)

      Activités extractives

      2006 (140,3 DTS)...2007(3009,2 DTS)..2008(608,2 D.T.S)..2009 (837,4DTS*)

      Total

      2006(200,0 DTS)...2007 (5008,3 DTS)..2008 (747,0 DTS)..2009 (897,0 DTS*)

      *=provisoire

      Alors qu’en pensez-vous Tsisdinika de ces flux d’IDE durant la transition ????

  • 8 septembre 2010 à 20:07 | BemioVah (#3451)

    Raoul

    Ny feo no mbola manakoako sy mandrotsirotsy hatr’izao ka hatr’izay. Ireo hirahira sy tonon-kira maro misy fananarana hisaintsainana no lova sy fahatsiarovana avy aminareo, Mahaleo.

    Maro dia maro ireo migoka ny mangidy sy milanja ny mavesatra ankehitriny. Misy ihany koa anefa ny mandamoaka sy mamalan-kira fahatany. Iaraha-mahalala izany.

    Soa ianao ry Raoul fa velom-panahy na lasan-korazana aza. Mba tazantazano ihany ny aty an-tanàna ô. Mety ho very anjara ny ankamaroanay kanefa tsy mbola manaiky ny ho kivy tanteraka.

    Raha mbola misy ny fofon’aina hisentoana, dia enga anie ny akony mba ho tafita any ho any ho valin-kafatra manamarika ny fitia mifamaly sy ny fifampihavanana.

    Mahatsiaro dia mahatsiaro…

  • 8 septembre 2010 à 22:16 | BESORONGOLA (#4676)

    Mr Ndimby

    J’ai découvert il y a quelques temps un article dont vous êtes l’auteur qui m’a vraiment séduit, où on voyait vraiment un gars qui ne prend parti ni pour l’un ni pour l’autre, où vous disiez ne pas avoir voté pour le président Ravalomanana ni pour Andry Rajoelina mais avec quelques conseils quand même pour ce dernier...Tellement séduit que j’ai envoyé votre article à plusieurs de mes connaissances...
    Mais voilà quelques articles plus tard je vois que le monsieur a complètement changé, ( pourquoi ??? je n’en sais rien ) je vois un gars ou plutôt un mec très subjectif avec des idées fanées à vouloir rabâcher des arguments éculés contre le pouvoir en place.
    Dommage vraiment dommage de voir un monsieur ( au minuscule SVP !! ) basculer de bord comme ça du jour au lendemain.
    Critiquer c’est bien, mais prendre parti pour un autre déjà dépassé par les évènements c’est malheureux, c’est triste, c’est déplorable.
    Voilà monsieur Ndimby, si c’est possible redevenez comme avant...

    • 8 septembre 2010 à 22:42 | Albatros (#234) répond à BESORONGOLA

      Bonsoir Besorongola,

      Si Ndimby a changé ( d’après vous ! ) c’est peu être qu’il a été déçu par Mr Rajoelina qui n’a finalement, 18 mois après avoir "chassé" Mr Ravalomanana, rien fait de bien pour le Peuple Malgache.

      Quand Ndimby va dans votre sens : Il est très bien. Quand il critique Mr Rajoelina c’est un paria !!!.

      Je ne sais pas si Ndimby a des idées fanées mais vous semblez très versatile dans vos convictions.

  • 9 septembre 2010 à 00:35 | Basile RAMAHEFARISOA (#417)

    Ndimby A.

    Je vous présente des excuses d’avoir saboté votre édito.

    Je ne connais pas les "MAHALEO" mais j’ai intervenu pour cause d’attaque concertée sur Monsieur le Président de Transition Andry Rajoelina (dj ???).

    "JE JAUGE LES CENS SUR LEUR VALEUR (personnelle),sans aucun snobisme".

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