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Sport

CJSOI

Les marchandages débutent

mercredi 16 juillet 2008 | Rata

Au lendemain du coup d’envoi du regroupement final des sélectionnés malgaches pour les Jeux de la Commission Jeunesse et Sport de l’Océan Indien (Cjsoi) aux Seychelles, les marchandages prennent forme au sein du milieu malgache. Une affaire interne ordinaire qui se reproduit à chaque déplacement extérieur financé par l’Etat et l’opposant aux fédérations sportives concernées. D’un côté, le ministère des Sports tend systématiquement à revoir à la baisse le quota d’athlètes octroyé à chaque discipline participante par les organisateurs. Une revue à la baisse dictée, entend -on souvent de l’ex- place Goulette, par l’insuffisance du budget alloué à un tel déplacement. Une décision somme toute compréhensible mais qui dépasse l’entendement lorsqu’elle ne se soucie guère de l’aspect technique de la discipline. Sans la moindre concertation avec les dirigeants sportifs, cette décision unilatérale soulève un tollé général. Ceux qui se sentent victimes de cette mesure ministérielle ne restent pas les bras croisés en remuant ciel et terre afin de voir leur quota rehaussé.

Exception

A titre d’exemple, sur un nombre idéal de 12 joueurs pour une équipe en basket-ball, l’Etat n’accorde à ce déplacement sportif que huit. En football, le groupe de 18 éléments à inscrire sur la feuille de match ne serait pas atteint, si le bailleur de fonds persiste à n’envoyer que 15. Une « compression de personnel » qui affecte également le volley-ball, le tennis de table et l’handisport. Bref la majorité de la troupe, à l’exception de l’athlétisme qui se dit satisfait du quota de 24 athlètes que l’autorité lui a octroyé. « Avec ce nombre réduit à la limite de l’acceptable, on appréhende les blessures qui auront indéniablement un impact négatif sur la performance de l’équipe » note un technicien d’une discipline collective touchée par cette réduction. Plus d’uns souhaitent, notamment les parents, que les deux parties trouvent un consensus afin de ne pas léser leurs enfants qui ont beaucoup sué et usé sur les terrains d’entraînements. Une dépense en énergie et en temps sacrifiée, non à cause d’une contre-performance mais au manque de moyens financier de l’Etat. Et dire que celui-ci a lancé comme défi de concentrer ses efforts sur les jeunes. « Paroles, paroles. Toujours des mots, rien que des mots », chantait Dalida.

Rata.tribune@gmail.com

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