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vendredi 17 septembre 2021
Antananarivo | 16h55
 

Mines

Projet Base Toliara

Le syndicat professionnel des mines réclame la reprise des activités

lundi 7 juin | Mandimbisoa R.

Le projet d’exploitation d’ilménite de Base Toliara continue d’être un sujet à polémique entre les défenseurs et les opposants au projet. Le syndicat professionnel des mines de Madagascar (Synpromine-Mad) réclame la reprise des activités du projet Base Toliara, suspendu depuis 2019. Ce sera un signal fort aux investisseurs potentiels et répondra à la voix des populations concernées directement par ce projet, avance ce syndicat.

Le Conseil des Ministres du 06 novembre 2019 a suspendu toutes les activités et la communication relatives au projet Base Toliara, initialement nommé Toliara Sands. Le gisement de Ranobe à à exploiter dans le projet est situé au nord du Port de Tuléar où une grande ressource minérale de sables contenant les précieux minéraux lourds, en particulier de l’ilménite, du rutile, du zircon et du leucoxène, a été identifiée mais les avis et les intérêts divergents autour du projet ont même conduit à des violences en 2019.

« Les populations concernées directement par le projet attendent son ouverture », lance le syndicat. Elles recherchent du travail pour faire face à la pauvreté locale et le projet est là pour répondre à leurs attentes par la création d’au moins 3 600 emplois directs et indirects à travers les secteurs impactés, ajoute-il. Le syndicat affirme également qu’il y aurait des manœuvres écolo-gauchistes perpétrées par des ONG spécialisées dans le blocage des gros investissements directs étrangers.

« Toutes personnes affectées directement par le projet, les propriétaires des terres et des tombes sur le site à exploiter ou sur la route de transport des sables minéralisés n’attendent que leur compensation ou leur indemnisation, et la finition de la relocalisation des tombes », soutient le syndicat. Les communautés des communes impactées attendent de jouir des actions sociales en leur faveur et les fournisseurs locaux attendent de jouir de l’impact de l’Investissement initial de 600 millions de dollars, dont 66% seront prioritairement engagés auprès d’entreprises établies à Madagascar », se targue ce syndicat.

De son côté, les ONG qui réclament l’arrêt définitif du projet rappellent les résultats de l’Audit de conformité du processus applicable à l’octroi des permis miniers et à la certification environnementale du projet Base Toliara publié par la Cour des Comptes le 09 septembre 2020. Cette dernière a en effet mis en exergue de graves problèmes tels que : des irrégularités relatives à l’obtention des permis du projet Base Toliara, l’insuffisance de la prise en compte des impacts environnementaux de ce projet minier sur des zones sensibles et protégées, le non-respect du droit de la propriété du sol, dont les droits fonciers des occupants traditionnels, sans compter la violation des droits des collectivités publiques relatifs au domaine public et au domaine privé. « L’obtention irrégulière, donc illégale, des permis environnemental et miniers du projet Base Toliara, conjuguée aux risques de corruption liés à une telle irrégularité, ainsi que la gravité des impacts irréversibles de ce projet sur les droits humains fondamentaux des communautés concernées, ne permettent en aucun cas d’envisager une quelconque négociation concernant la reprise de ce projet minier, et devraient constituer un motif irréfutable pour son arrêt définitif », lance plusieurs ONG dans leur communiqué du 13 avril 2021. L’exploitation minière est une des activités ayant le plus fort impact environnemental et à ce titre elle est fortement contestée par les ONG environnementalistes et les communautés locales qui en subissent directement les nuisances.

En tout cas, la balle est dans le camp de l’Exécutif qui ces derniers mois est un peu mis sous pression pour trancher sur la poursuite ou non du projet.

3 commentaires

Vos commentaires

  • 7 juin à 10:41 | Tsisdinika (#3548)

    Pendant ce temps, Monsieur Sitène est toujours à l’extérieur, enchaînant titre et fonction sportifs honorifiques et pompeux, loin de la pauvreté et du chômage des jeunes de Toliara dont il dit défendre les intérêts. Rappellons qu’il est le premier pourfendeur du projet et a lié par serment de malédiction une partie de la population pour s’opposer coûte que coûte au projet (Tsitsika).

    Il est faux d’affirmer que les permis de Base ont été obtenus de manière irrégulière. Ce projet date de la fin des années 2000 et les travaux de recherche ont été achevés au début des années 2010. La transformation du permis en Permis d’exploitation a suivi les règles de la Loi en vigueur. La Cour des comptes, comme son nom l’indique relève de l’Ordre financier et son rôle est de juger les comptables publics sur l’utilisation de l’argent public. Elle ne possède ni expérience ni compétence ni attribution en matière de législation minière et environnementale. S’il y a corruption, c’est au PAC de s’en charger. Or, cette instance n’a jamais été saisie de "l’affaire" puisqu’il n’y a pas d’affaire.

    • 7 juin à 15:30 | saint-augustin (#9524) répond à Tsisdinika

      Bonjour,
      Tout ce que les ONG avancent comme argument ne peuvent pas être remplis par un état comme malgache.
      Ma questionné:ces ONG :qui sont-ils ?OÙ est-ce qu’ils résident ?
      Comment s’appelle l’ONG à Tuléar
      Parce que les arguments sont quand même tous azimuts.

  • 8 juin à 16:25 | reviv (#9830)

    Oh punaise,
    quel entêtement de vouloir encore déterrer ce lamentable projet minier de par sa dangerosité.

    Il a été dit à plusieurs reprises que tout est mauvais sur l’exploitation de cette mine de sable truffée de métaux lourds comme le titane le zicon, le rutile... etc etc...

    En rappelant au passage que l’octroi du permis minier " Base Toliara " n’a jamais tenu compte des impacts négatifs sur tous les plans car Il a été fait dans l’illégalité pour assouvir et nourrir la corruption régnante.

    À savoir, la santé humaine, la possible disparition de la population riverraine et locale, déplacée de leur terre, forte dégradation de la terre et destruction massive de l’environnement.

    Le syndicat dit
    " professionnel des mines de Madagascar (Synpromine-Mad) "
    réclamant la reprise des activités du projet Base Toliara, le fait uniquement pour lui mais jamais par souci du bien-être de la population locale.

    Et les 3600 emplois de gardiennage de site promis par Base Toliara relève plutôt du rêve-rêve pour ne pas dire d’arnaque qu’autre chose.

    D’ailleurs, on peut remarquer qu’à Toliara, il y a bcp plus de 3600 emplois de pousse pousseurs mais cela n’a pas fait disparaître la misère.
    C’est pour vous dire qu’avec des emplois subalternes et en plus mal agencés, vous ne pouvez rien en tirer de meilleur.

    La réfection des rues de quartiers de Toliara par des pavés en est une parfaite l’illustration.
    Elle ne remplit pas les conditions requises mais validée par la commune urbaine.
    À comparer aux travaux similaires faits dans d’autres villes, il n’y a pas photo, les pavages des rues à Toliara est non seulement un rafistolage pour des travaux vite faits mais c’est un vrai gaspillage de financement de l’AFD et c’est aussi une honte pour la commune urbaine car les travailleurs locaux affectés à ce genre de tâche ne disposent d’aucune qualification requise.

    Ceci corrobore tout cela

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