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samedi 24 septembre 2022
Antananarivo | 18h42
 

Economie

Carburant

La hausse des prix à la pompe n’interviendra qu’au mois de juin au plus tôt, selon Andry Ramaroson

vendredi 29 avril | Mandimbisoa R.

La hausse des prix du carburant ne sera effective qu’à partir du moins de juin, au plus tôt et au mois d’août au plus tard, a déclaré le ministre de l’Energie et des Hydrocarbures, Andry Ramaroson, dans une chaîne de télévision de la capitale hier.

Andry Ramaroson a néanmoins tenté de rassurer les consommateurs que la hausse ne sera pas semblable aux autres pays du monde. Elle ne devrait pas être exorbitante parce que l’Etat va certainement intervenir pou tempérer la hausse si on se réfère à ses dires. Autrement dit, la vérité des prix ne sera pas appliquée, l’Etat va certainement subventionner les compagnies pétrolières, comme à l’accoutumée.

Le conflit russo-ukrainien entraîne une envolée inquiétante des prix énergétiques dont, en l’occurrence, ceux des produits pétroliers. Cela suscite les inquiétudes de la population déjà fragilisée par la crise sanitaire et l’inflation galopante depuis quelques mois.

La hausse du carburant devrait être décidée en conseil des ministres mais d’âpres négociations s’annoncent déjà avec les compagnies pétrolières. De leur côté, les coopératives de transports publics brandit la menace de hausse de leur tarifs si aucune compensation n’est envisagée par les autorités.

Les prix des produits pétroliers n’ont pas changé à Madagascar depuis le mois de juin 2019 grâce notamment aux subventions apportées par l’Etat aux compagnies pétrolières qui exercent sur le sol malgache. Au vu pourtant du prix du baril de pétrole sur le marché international qui a doublé en seulement quelques mois, l’Etat n’arrive plus à soutenir la subvention d’où cette décision de la révision des prix à la pompe.

7 commentaires

Vos commentaires

  • 29 avril à 11:36 | Isandra (#7070)

    C’est un exploit.

    Pendant ces années où les prix de carburants ne cessent d’augmenter, ce régime a réussi à le maintenir à Madagascar.

    Bon, les détracteurs ne l’admettront jamais. Ils ne regardent que les prix des autres produits que ce régime ne veulent pas trop bloquer pour appliquer la justice sociale, il n’aide que les plus vulnérables à travers de vary mora, tsena mora,...Les restes qui ont les moyens achètent en vérité de prix.

    • 29 avril à 12:20 | lé kopé (#10607) répond à Isandra

      Par la subvention des fournisseurs des produits pétroliers , pour maintenir la Jirama à flots , l’Etat ne fait que s’endetter, et ce sont plutôt ces grands opérateurs économiques , d’origine Indo Pakistanaise qui s’enrichissent sur le dos de la population , et avec la complicité de nos Dirigeants. Pour le moment , leurs bénéfices se manifestent par des créances non payées. Quand le prix du baril de pétrole était au plus bas (40 dollars), on n’a jamais pu faire répercuter cette baisse sur les usagers , pour la simple et bonne raison que nous devions encore des dettes à ces entreprises . Comment pouvons nous croire qu’ avec le cours du baril qui est multiplié par trois (120 dollars) ,on ose encore espérer un éventuel maintien du prix du carburant . Les divergences de point de vue entre le Calife , et son Ministre , nous démontrent une totale ignorance du dossier par le premier , qui a promis de diminuer de moitié le prix de nos besoins énergétiques . Car c’est la première fois , depuis 60 années , qu’une cacophonie règne au sein des organes de décision de La République . L’un annonce une augmentation imminente du prix de l’essence ,avec comme répercussion la montée en flèche des PPN , qui est déjà insupportable pour la majorité silencieuse , et l’autre qui prétend que l’on peut reculer l’échéance jusqu’au mois de Juin , voire au mois d’ Août . En tout cas , quelque soit la décision prise par nos têtes pensantes , ils n’ont plus droit à l’erreur, car la population est à bout . Le 1er Mai , qui arrive , fête du travail , mais aussi un moment propice aux revendications des Syndicats , sera un test grandeur nature pour nos Dirigeants , qui ont pu tant bien que mal , se sortir du piège de la Pandémie , et des cyclones successifs .Les opposants , qui se rencontreront à Ambatondrazaka demain , avec le laitier comme fer de lance , pourront ébranler le régime avec cette vague de contestations , surtout que la troisième voie , en embuscade , n’ attend que la validation de son parti par la Préfecture , pour enfin dévoiler ses projets de société , et les personnalités qu’ils composent . Salut les Copains .

    • 29 avril à 12:33 | lé kopé (#10607) répond à Isandra

      Et quand est il de la promesse (encore une) de votre Calife de diminuer de moitié le prix à la pompe. Avec la promesse de libération des prévenus , qui ne sont pas encore jugés depuis des décennies, et qui vivent dans des conditions inhumaines , vous aviez donné de l’espoir aux pauvres gens , qui ne savent plus à quel Saint se vouer. Et ce ne sont que quelques annonces démagogiques à côté des autres cadeaux de Noël que vous aviez proposés .
      Notre ami Shalom ne cesse de vous le répéter , mais si vous tenez jusqu’en 2023 , toute la population sera témoin de votre échec , et vous le fera payer avec 5% d’électeurs , moins que l’Expert Comptable en 2018.

    • 29 avril à 12:55 | Isandra (#7070) répond à Isandra

      Lékopé,

      Il n’y a pas de contradiction entre le discours du Président et le ministre, au contraire, ce sont complémentaire, tous les deux, ils ont parlé de l’augmentation, même si le Président n’a pas précisé le mois ou la date exacte où l’augmentation sera actée, que le ministre a complété.

      Comme j’ai expliqué hier, s’endetter n’est pas forcément mauvais, ça dépend de son utilisation. Ici, l’Etat accorde cette subvention, pour que l’économie ne soit pénalisée à cause de l’inflation galopante, laquelle pourrait freiner la croissance, car elle pourrait entrainer la hausse des charges des entreprises, et plomber le pouvoir d’achat des gens,...

      En France par ex : les nouvelles dettes de 600 Milliards de quoiqu’il en coute, ne sont pas jugée exagérées, parce que grâce auxquelles, plusieurs entreprises ont pu survivre et que le chômage est en baisse, etc

  • 29 avril à 13:05 | Besorongola (#10635)

    ÇA VA ÊTRE COMPLIQUÉ !
    Comme partout dans le monde l, es conséquences des sanctions contre la Russie se font durement sentir à Madagascar en ce moment malgré le blocage de prix depuis juin 2019 mais cette situation ne peut pas durer eternellemnt . Selon Rajoelina, les malgaches vont subir une explosion du prix des carburants car le cadeau est fini. Cette décision de maintenir le prix du carburant au même niveau ne sera plus tenable à partir du mois de juin. . Jusqu’à présent, l’Etat jouait le rôle d’amortisseur mais cela ne va pas durer.
    De 147 dollars le baril au mois de mars, il est aujourd’hui à 101 dollars, ce qui soulage les importateurs de pétrole.

    Dans le même temps, selon La Réunion 1ère, la valeur de la monnaie malgache face au dollar ne cesse de chuter. Le dollar est sur le point d’atteindre pour la première fois 4000 ariary. Autrement dit : Madagascar a de moins en moins d’argent, pour acheter une énergie de plus en plus chère.

    La subvention que l’Etat assure depuis des années n’est plus tenable. Le prix du litre d’essence actuellement est de 4 100 ariary, soit 93 centimes d’euros, le diesel est à 77 centimes. Cela n’a pas bougé depuis l’année dernière.

    Le ministre de l’énergie et des hydrocarbures Andry Ramaroson a deux semaines pour présenter plan en conseil des ministres. Il va falloir préparer les esprits. Soutenir le pouvoir d’achat des automobilistes ne serait plus l’option prioritaire, et cela va faire très mal.

    Ceux qui possèdent une voiture ne sont pas les plus pauvres, mais les prix des transports en commun vont augmenter aussi ; alors que dans le même temps les produits de première nécessité ne cessent de grimper.
    Selon l’économiste Hugues Rajohnson, la question qui se pose c’est de savoir comment l’Etat pourrait honorer toutes ses dette carburant. Les pétroliers malgaches travaillent souvent pour le compte des riches négociants étrangers et il est fort possible que ces hommes d’affaires étrangers se sont plaints auprès des Bailleurs de fonds pour que Madagascar puisse avoir des aides afin d’éponger ses dettes carburants et dès son retour de Washington, Rajoelina, dans son discours prépare psychologiquement les Malgaches à cette hausse inévitable au mois de juin.
    Mais comment se cumulent les dettes publiques contractées par l’Etat d’année en année jusqu’à ce la situation devient intenable. Comme Madagascar crée très peu de richesse alors l’Etat fait recours à des emprunts chez les Bailleurs de fonds qu’on appelle couramment par euphémisme "aides extérieures".
    Regardez la vidéo ci-dessous pour mieux comprendre l’endettement de l’Etat et ses conséquences.

  • 29 avril à 13:16 | purgatoire (#11152)

    Antananarivo, 25 Avril, 8h50 – Madagascar sur la pente raide. La Grande île risque de tomber dans la liste grise du Groupe d’action financière (Gafi) le mois d’Août prochain, alerte le Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI). Le pays est depuis 2018 dans la phase de surveillance accrue, le dernier palier avant d’arriver au stade de pays à risque pour le blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme. Si Madagascar ne se met pas aux normes, il risque de tomber dans cette liste.
    ⭕L’entrée de Madagascar dans une telle liste s’accompagne bien évidemment de sanctions, explique le CSI. Le transfert monétaire vers l’étranger ou en provenance de l’étranger deviendra très difficile même pour les simples individus. » Si vous voulez envoyer de l’argent à vos enfants qui étudient à l’étranger cela deviendra très difficile », explique Sahondra Rabenarivo présidente du CSI.
    ⭕L’accès à des financements que ce soit public ou privée deviendra aussi compliqué, note le CSI. La confiance des bailleurs en sera fortement impactée. « La récente notation délivrée par Standart and poor’s n’aura plus aucun sens si dans trois mois on tombe dans cette liste grise » poursuit encore sa présidente.
    ⭕Afin de ne pas tomber dans la liste grise du Gafi, Madagascar doit se conformer au plus vite aux exigences du Gafi en termes de lutte contre le blanchiment de capitaux. A ce jour, seules quatre des 40 recommandations du Gafi sont suivies par la Grande île, précise le CSI.
    ⭕Parmi les exigences du Gafi figure l’adoption en Conseil des ministres d’une stratégie nationale de lutte contre le blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme (LBC/FT). Il faut aussi amender la loi sur le LBT/FT pour se conformer aux exigences de l’organisation. Madagascar doit aussi avancer dans la mise en œuvre de sa stratégie de lutte contre la corruption, notamment la mise en place de toutes les composantes de son système anti-corruption. La mise en place de l’agence de recouvrement des avoirs illicite fait partie de ces exigences, explique toujours le CSI.
    ⭕En 2018, Madagascar a déjà failli tomber dans cette liste grise, faute d’adoption de la loi relative au recouvrement des avoirs illicites. La Grande île n’y a échappé que parce que le président de la République a décidé de promulguer par voie d’ordonnance la loi sur le recouvrement des avoirs illicites. Plus de trois ans après la sortie de l’ordonnance, pourtant, l’Arai n’est toujours pas en place, la nomination de son DG tarde à sortir.

  • 29 avril à 16:14 | Ibalitakely (#9342)

    Fa ny zavatra iray tena ataorana koa izao dia, efa nisy nanatsidika resaka teto ilay izy, dia ny hoe mety hanantonta tarehim-bola (billet) vaovao Ar efatra alina (Ar40 000) na 200 000 fmg hono. Raha misisika manao izany ny fitondrana dia sady hanjavona indray koa izany ny fivezivezen’ny tarehim-bola kely mbola miasa amin’izao fotoana tahaka ny roanjato Ar [Ar 200 na 1 000 fmg] ka ny dimanjato Ar [Ar500 na 2 500 fmg] indray izany no vola madinika indrindra ho hita hivezivezy eny an-tsena eny. Raha lazaina amin’ny fiteny hafa dia tsy isy zavatra azon’ny ariary zato sy roanjato intsony↣ no anisan’ny mbola hampitombo ny vidim-piainana koa izany fanantontana vola be izany. Rehefa hita fa tsy nety sy manimba zavatra betsaka ve dia mbola ho atao ihany ?? Une population avertie en vaut la moitié.

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