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Economie

Banque mondiale

L’agriculture, au centre des efforts de développement

mardi 23 octobre 2007

Le nouveau Rapport sur le développement dans le monde s’intitule « L’agriculture au service du développement ». Il s’agit au plus vite de placer ce secteur au centre des efforts de développement. Pourtant, quand on constate que l’Etat malgache et en particulier le gouvernement par son ministère de l’Agriculture ont abandonné le concours à l’intention des riziculteurs, on perd le nord. Or, ce fut un véritable coup de pouce à la promotion de la riziculture moderne sinon un réel encouragement à l’amélioration du rendement, voire de la productivité.

Madagascar s’est-il trompé d’époque ? Le mot d’ordre de « révolution verte » n’est certainement pas tombé du ciel.

Dans cette optique, la Banque mondiale est résolue à augmenter son appui dans les domaines ayant trait à l’agriculture. Les montants engagés se sont élevés en moyenne à 2,9 milliards de dollars par an de l’exercice 2005 à l’exercice 2007, soit 12 % du total des engagements de la Banque sur cette période. Les montants engagés durant l’exercice 2007 ont atteint 3,1 milliards de dollars, dont 580,5 millions de dollars au profit de l’Afrique subsaharienne. L’objectif est d’accélérer la croissance agricole qui est pour l’Afrique de l’ordre de 3,8% par an entre 2000 et 2005.

L’Afrique subsaharienne où la croissance de la productivité agricole est plus lente que dans les autres régions est expressément citée. L’agriculture y emploie 65 % de la population active et contribue pour 32 % à la croissance du PIB. Or, ils sont « 229 millions de ruraux à vivre dans l’extrême pauvreté en Afrique subsaharienne et pour lesquels l’agriculture est plus qu’une simple question de sécurité alimentaire « lit-on dans le rapport.

Au moins 11 à 14% du budget national

Afin d’atteindre les Objectifs du Millénaire, il faut accroître aussi bien la part d’aide publique au développement affectée à l’agriculture, qui est de près de 4%, que le pourcentage de dépenses budgétaires que les États d’Afrique subsaharienne consacrent à l’agriculture. Si beaucoup de pays d’Asie, a-t-on appris, sont en train de réussir leur révolution verte, c’est parce qu’ils consacrent entre 11 et 14% de leurs budgets nationaux à l’agriculture. Donc aussi bien les partenaires financiers dans l’aide public au développement que les États africains, tous doivent faire plus. Ce qui suppose aussi que les pays riches modifient les politiques qui portent préjudice aux pauvres.

Repenser les rôles

En tout cas, d’après le Rapport de la Banque mondiale, « malgré les promesses que recèle l’agriculture en Afrique, les difficultés actuelles sont considérables et ne pourront être résolues qu’en repensant le rôle de l’État, du secteur privé et de la société civile, en mettant en place une nouvelle combinaison de services centralisés et décentralisés pour la population rurale, et en améliorant la coordination entre des structures telles que le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR), l’Organisation pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la Banque mondiale, de nombreux partenaires du développement et organisations non gouvernementales, les organisations régionales et les gouvernements nationaux ».

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