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Forfait à la pelle !

mardi 18 décembre 2007 | Rata

Madagascar sur la liste des abonnés absents ! Sur les quelques manifestations sportives internationales programmées après les 7e jeux des îles de l’Océan indien, les sportifs malgaches ont brillé de leur absence. Ces forfaits à la pelle se sont illustrés lors de la dernière moitié de la saison en cours tant au niveau de la sélection nationale qu’à celui des clubs.

Les victimes

La boxe est la première discipline à être contaminée par le virus en déclarant forfait aux championnats du monde à Chigaco (Etats Unis), pourtant qualificatifs aux Jeux olympiques 2008. Et cette série noire gagne également d’autres disciplines à l’instar du basket-ball, du handball, du volley-ball et du tennis de table. L’équipe féminine de Sotrata, championne de Madagascar, est restée à la maison alors que ses homologues du continent disputaient la Coupe d’Afrique des Clubs champions à Mozambique. Une déception que les basketteurs du Sebam avaient également connu auparavant lorsqu’on leur a fait savoir qu’ils ne seront pas présents à la 22e édition de cette épreuve phare en Angola. L’Asco de Toliara et la Bfv-sg H.C., champions authentiques, n’avaient pas pu faire aussi le déplacement à l’île Maurice pour participer au sommet du handball de l’Océan indien. Et toujours dans ce cadre de la région indianocéanique, les pongistes malgaches, pourtant sur la plus haute marche au podium des récents Jeux des îles de l’Océan indien, étaient contraint de rester à la maison contrairement à leurs pairs des îles voisines qui ont profité du tournoi de la zone 7 à l’île Maurice pour se rencontrer de nouveau.

Une table ronde est incontournable

La raison financière demeure la principale cause de ces multiples forfaits qui, tôt ou tard, auront un impact sur l’assiduité des jeunes à pratiquer le sport. L’Etat sur qui incombe, en principe, les charges relatives au déplacement des représentants de Madagascar dans les compétitions internationales, doit jouer pleinement son rôle. Certes, on ne peut pas se permettre de courir à toutes les compétitions mais c’est à l’Etat en coordination avec les fédérations concernées d’établir les critères appropriées. A ces entités, condamnées à se collaborer, de faire un choix quant à l’envoi ou non des athlètes à une telle compétition. La catégorisation de chaque discipline suivant la « notoriété » et sa performance sur le plan national ainsi que l’importance du rendez-vous à honorer, mondial, continental et régional, s’avèrent utile afin d’éviter une bousculade prévisible au portail du ministère des sports.

Pour sa part, la fédération doit réviser en baisse son ambition dès le début de l’année en s’abstenant d’inscrire sur le programme d’activités des compétitions auxquelles elle ne sera même pas en mesure de supporter, du moins en partie, la participation. En effet certaines fédérations sportives, pour épater la galerie sans doute et assemblée générale oblige, se plaisent à mettre sur son agenda de l’année une quelconque participation à une telle manifestation alors qu’aucune lueur d’espoir quant aux moyens financiers d’assurer le déplacement, voire même la préparation, ne se pointe à l’horizon. Une pratique courante causant ensuite la déception des sportifs et une méfiance, pour ne pas dire animosité, envers les autorités politiques.
Une table ronde réunissant le mouvement sportif et l’Etat semble incontournable pour répondre aux questions pertinentes suivantes : Qui fait quoi ? Et qui paye quoi ?. Les réponses claires permettent à tout un chacun de prendre et d’assumer ses responsabilités.

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