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lundi 19 octobre 2020
Antananarivo | 23h27
 

Environnement

Mines

Exploitation minière à Vohilava : la CNIDH interpelle les autorités

mercredi 23 septembre | Mandimbisoa R.

La situation de l’exploitation aurifère à Vohilava préoccupe plus d’un. Après les organisations de la société civile (CRAAD-OI et Collectif pour la défense de la terre -TANY), la Commission nationale indépendante des droits de l’homme (CNIDH) a également réagi. Cette dernière a dénoncé, dans un communiqué diffusé le 15 septembre dernier, la corruption ordinaire qui mine « l’autorité de l’Etat » dans le cadre de cette affaire. Elle appelle les autorités à entendre enfin la voix de la population de Vohilava Mananjary. « Qu’elle n’ait pas le sentiment que l’Etat est contrôlé par des intérêts autres que les siens », peut-on lire dans leur communiqué.

La société civile avait récemment demandé l’arrêt définitif de l’exploitation qui porte préjudice à la population locale. La délivrance de permis miniers a été suspendu en 2011 par le ministre des mines, c’est pourtant vers 2013 que la société Mac Lai Sime Gianna aurait commencé à installer plusieurs vieilles dragues sur la rivière Isaka qui traverse la commune de Vohilava pour mieux exploiter l’or qui abonde dans cette partie de la région Vatovavy Fitovinany.

L’exploitation aurifère controversée dans cette commune a un impact catastrophique dans le village de Vohilava : rizière ensablées, eau polluée causant de problèmes de santé, poissons disparus. De même, une quantité inconnue d’or est extraite, sans doute exportée vers une destination inconnue, sans aucun bénéfice ni pour l’Etat, ni pour les populations environnantes, qui voient leurs conditions de vie se dégrader d’année en année, leur droit à un environnement sain, entre autres, totalement ignoré, rapporte la CNIDH.

« La population de la commune de Vohilava n’a pas cessé de faire entendre sa voix, en vain », rappelle la CNIDH.

La manifestation de la population contre la reprise illégale de l’exploitation aurifère par les chinois s’est soldée en octobre 2017 par l’arrestation d’un des leaders du mouvement de contestation de cette exploitation en la personne de Raleva. Celui-ci a été condamné par la suite à 2 ans de prison avec sursis après. Une condamnation dénoncée par Amnesty international sur l’utilisation abusive de la justice pénale afin de museler et de dissuader les militants pour les droits humains

Au début du mois de septembre, la population a une fois de plus manifesté son mécontentement et incompréhension face à l’inertie des autorités. Une vingtaine de jours après ce mouvement et l’appel de la société civile, aucune action concrète n’est encore annoncée et rendue publique par les autorités compétentes, notamment le ministère des Mines. La ministre de l’environnement pourtant en tournée dans la région Vatovavy Fitovinany n’a pas pas non plus évoqué cette affaire.

4 commentaires

Vos commentaires

  • 23 septembre à 08:48 | betoko (#413)

    Quel magistrat avait condamné ce Releva et que ce dernier soit amnistie et qu’on recherche ce chinois pour savoir qui le protège et qu’avait il fait de tout l’or qu’il avait pu exploiter
    Une remarque , en 2017 le Gana avait expulsé 5000 chinois exploitants d’or cĺandestains chez eux et certainement une grande partie de ces chinois sont arrivés chez nous

  • 23 septembre à 09:45 | rakoto-neutre (#8588)

    Mampiditra volabe ho an’ny fanjakana malagasy sy SINOA io ka tsy tokony hokitikitihina.
    HOSOLOINA NY TANINAREO SIMBA

  • 23 septembre à 11:29 | Vohitra (#7654)

    Inona no voasoratra ao amin’ny Hirampirenena Malagasy ?

    « …tahionao ry Zanahary…ity Nosindrazanay ity…hiadana sy ho finaritra…e ! sambatra tokoa izahay »

    Inona moa no tian’izany hambara mazava ?

    Efa nomen’i Zanahary harena iombonana ity Nosy ity, ary nomeny mba hahasambatra ny vahoaka izay nosafidian’i Zanahary omena izany harena izany.

    Izay no Hirampirenenao, mampiavaka ny Firenena sy ny mponina, koa ampiharo avy hatrany ary izany voalaza izany…

    Tsy vahoakan’i Zanahary notolorany ireo harena ireo sinoa ireo…

    Aza variana mimenomenona sy mitaraina intsony fa mandraisa andraikitra amin’izay, efa foin’i Zanahary hahasambatra sy hampiadana anao tompontany sy zanatany ary zana-drazana io harena io, dia aza misalasala intsony…

    Rehefa tsy mahasahy hiaro sy hiady hanao izay hahasambatra anao ianao, dia iza no andrasanao hanao izany eo amin’ny toeranao ?

  • 23 septembre à 13:22 | Besorongola (#10635)

    POURQUOI LES POLITICIENS SE DISPUTENT AUTANT POUR ARRIVER AU POUVOIR ?

    Avec le temps qui court, l’or comme les routes ne se mange pas mais à la différence des routes qui s’abîment au fil du temps, l’or est inaltérable, l’or de l’époque colombienne existe et circulé encore aujourd’hui et les gigements d’or poussent un peu partout dans le monde. Mais la fameuse eldorado ou course après l’or est révolue. Les grosses pelleteuses font place aux pic et autres pelles d’antan. Les multinationales et États s’en mêlent et utilisent les grands moyens pour ramasser en un minimum de temps le maximum de tonnes d’or.

    Seulement à Madagascar les petits chercheurs d’or comme dans les films western existent et persistent encore et cette activité informelle suscite l’espoir des milliers de gens sii espère faire fortune un jour. Mais les rapaces sont là pour les empêcher d’aller trop loin. L’Etat au bord de la faillite s’intéresse aussi de près à ce filon et toute sorte de lois et organisations sont créés pour encadrer et recadrer ce business. Les dépositaires de l’autorité publique sont des hommes, aussi avident d’intérêt personnel comme tout le monde alors toute idée d’organisations ou de formalisation pour encadrer la filière aurifère ne sont pas sans arrière pensée personnelle.
    C’est la raison pour laquelle on dit : Mamy ny seza ! Na dia matin-enjika aza dia mifikitra mafy ihany !

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