Les organisations de la société civile ne prendront pas part au remplacement des membres de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). Elles ont clairement exprimé leur position dans une déclaration ferme, affirmant leur volonté de concentrer leurs efforts sur une réforme en profondeur du système électoral plutôt que sur un simple changement de personnes. Elles refusent ainsi d’élire leur représentant au sein de cette entité électorale.
Pour la société civile, la CENI, dans sa configuration actuelle, ne bénéficie plus de la confiance nécessaire pour conduire ces transformations. Investir dans le remplacement des membres actuels de la CENI constituerait une dépense inutile dans un contexte économique déjà fragile, soutient-elle. La société civile choisit de placer au cœur de ses priorités la refonte du cadre légal, du système électoral et de l’organisation des élections.
La démission, jugée tardive, des huit commissaires du bureau de la CENI est néanmoins saluée. Elle est interprétée comme une reconnaissance de leur manque de crédibilité à piloter les réformes attendues. Toutefois, les organisations signataires mettent en garde contre toute tentative de remplacement pur et simple des membres, estimant qu’une telle démarche reproduirait les mêmes dysfonctionnements.
La nomination d’un nouveau président à la tête de l’institution, en la personne de Thierry Rakotonarivo ne rassure pas davantage. Son passé au sein de la précédente CENI, combiné à une désignation par l’Assemblée nationale suivie d’une installation rapide, soulève des interrogations quant à son indépendance et à sa capacité à garantir l’impartialité du processus électoral.
Dans ce contexte, la société civile appelle le Président de la Refondation à ne pas considérer le renouvellement des commissaires comme une priorité. Elle propose plutôt la suppression du bureau permanent de la CENI et la mise en place, à terme, d’une nouvelle structure indépendante issue d’un processus de concertation nationale.
En attendant cette refondation, elle suggère que l’Exécutif assure la gestion des affaires courantes. Parallèlement, les organisations se disent prêtes à collaborer avec les autorités, notamment le ministère chargé de la Réforme, pour organiser un dialogue inclusif impliquant partis politiques et autres parties prenantes.
Les membres du Bureau permanent du CENI sont désignés par différentes entités dont la société civile.
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Vos commentaires
L’existence ou non de la CENI dépendra des recommandations formulées par la prochaine concertation nationale.
Les petits calculs de bas étage des deux compères, Siteny et Thierry, ne peuvent tromper personne.
Le renouveau ou fanavaozana par un simple changement de représentation au sein de l’entité honnie ne marchera pas.
Ancien vice-président de l’entité en 2018, il avait eu connaissance du truquage opéré lors de l’élection de 2018, mais il avait préféré se taire et jouer le jeu...de mallettes...et n’avait consenti à dévoiler la vérité qu’à quelques jours avant sa démission... apparemment motivée par une querelle de partages de largesse de la part du vainqueur fabriqué que par un réel soucis de transparence et au nom de la vérité...
Et là, il veut encore renouveler ses exploits de 2018, avec un nouveau commanditaire...
Est-ce que les deux compères vont se lancer dans un forcing en ignorant la societé civile ? On verra d’ici 15 jours... c’est le délai qu’il s’est donné lui même pour combler le vide...
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Aslm alkm
Le problème de ce pays relève des querelles de pseudo-expert qui prétend tout connaître et détenir la vérité absolue au nom du pseudo volonté populaire dont il n’est nullement le mandataire ni le représentant légitime.
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CÉCITÉ. et MÉPRIS
La MÉDIOCRITÉ de nos hommes ( et femmes )
politiques au point de feindre à comprendre l’aspiration de la majorité des malgaches à un profond changement.
Ainsi que leur cupidité ( des politiques ) en font un vrai sujet à mettre à l’ordre du jour lors des futures assises nationales.
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