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Politique

Observateurs internationaux

Déclarations... plutôt diplomatiques

jeudi 27 septembre 2007 | Alphonse M.
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La grande famille des observateurs africains.

Quelques jours seulement après le scrutin de dimanche dernier, les observateurs internationaux se sont précipités à organiser des conférences de presse pour faire leur « déclaration » sur leur mission d’observation des élections législatives à Madagascar. « (...) Les élections législatives du 23 septembre 2007 du Madagascar étaient pacifiques, sécurisées et suffisamment transparentes pour garantir l’exercice du droit de vote et le respect du choix des électeurs ». Cette évaluation est du chef de mission du Comesa Salvator Matata, dans la déclaration préliminaire de la mission, distribuée à la presse locale, hier, à l’hôtel Colbert. Et pourtant, le Marché Commun de l’Afrique de l’Est et Australe (COMESA) n’a eu que 5 observateurs dans toute l’Ile pour les législatives et ils ont été présents dans une soixantaine de bureaux de vote aux alentours de la capitale. Avec un tel taux de couverture, ces observateurs se prétendent émettre une évaluation sur le déroulement des opérations électorales à Madagascar.

Et la mission de conclure que « les quelques allégations sur quelques irrégularités n’avaient pas d’impact sur les électeurs et ne peuvent donc pas affecter les résultats du scrutin ».

Quant à la Mission de l’Union Africaine, présente dans cinq régions différentes, elle a constaté la bonne organisation matérielle des opérations électorales, le respect du secret de vote, le comportement pacifique de l’ensemble des électeurs... Bref, la Mission d’observation électorale de l’U.A conduite par l’ancien ministre des Affaires étrangères de l’Ile Maurice, Anil K. Gayan a « apprécié la bonne organisation et le déroulement satisfaisant des élections législatives ».

En somme, les observateurs internationaux ont adopté un ton plutôt diplomatique pour ne pas vexer les autorités locales. En fait, ils sont là pour cautionner les actes du gouvernement. On n’a pas le droit de critiquer, a-t-il reconnu.

Campagne timorée

Toutefois, les observateurs internationaux ont émis quelques remarques après avoir rencontré certaines formations politiques et des membres de la société civile. Ainsi, ils ont révélé le caractère peu timoré de la campagne électorale. Faute de moyens, les observateurs ont également constaté un faible engagement des partis politiques durant les législatives. Seul un parti a pu couvrir l’ensemble du territoire national sans oublier l’absence des bulletins de vote de certains candidats dans les bureaux de vote. Une manière de signaler l’absence de l’égalité de chance des candidats en lice.

Les observateurs internationaux ont par ailleurs révélé la persistance de certains partis politiques dans l’exigence d’une réforme de la loi électorale, notamment l’instauration d’un bulletin unique et la mise en place d’une Commission électorale indépendante. Car, le processus électoral n’est pas encore achevé. Contrairement aux observateurs internationaux, les nationaux ont vivement dénoncé l’existence des irrégularités, des anomalies, des pressions...durant ce srutin. On attend également les déclarations des observateurs nationaux.

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