Facebook Twitter Google+ Les dernières actualités
mercredi 23 septembre 2020
Antananarivo | 19h39
 

Santé

Hôpital HJRA

Covid-19 : la moitié des soignants en unité des soins continus contaminée

vendredi 7 août | Fano Rasolo

Six agents de santé sur les douze qui soignent les malades du Covid-19 au sein de l’unité des soins continus à l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA) à Ampefiloha sont infectés par le Covid-19.

Cinq parmi eux sont des infirmiers tandis que l’autre est un agent d’appui, ont fait savoir les soignants de cet hôpital, hier. Cette unité de soins continus accueille des patients dont l’état de santé est trop sévère ou instable pour permettre un retour dans une unité d’hospitalisation classique. Le manque persistant d’équipements de protection individuelle (EPI) est une fois de plus pointé du doigt.

« La contamination de nos collègues est due au manque d’équipements de protection individuelle (EPI). Nous sommes encore obligés de désinfecter nos EPI pour les réutiliser, même s’ils sont jetables », lâche Fara Raherinaina, infirmière dans cet établissement hospitalier. « Nous préférons enchainer un travail continu pendant toute une semaine et prenons du repos la semaine d’après, c’est plus pratique à cause de la pénurie d’EPI, et nous réduisons les risques de contaminer nos familles. » poursuit Fara Raheriniaina.

Réutiliser des EPI est ainsi une forme de rationnement, loin d’être sécuritaire pour ces soignants en première ligne contre la maladie, mais il vaut mieux en avoir que pas du tout.

De son côté, le ministère de la santé affirme faire tout son possible pour acheminer les EPI vers les hôpitaux et les centres de santé, où un comité de réception se charge d’aviser le ministère en cas de rupture de stock. Mais au de ce qui se passe dans les hôpitaux et les centres de traitement qui ne cessent de réclamer plus de moyens de protection, d’autres mesures pratiques devraient être envisagées, la fourniture d’EPI étant vitale et le manque visiblement considérable.

Prime de risques

A part la demande pour plus d’EPI, le personnel de santé au sein de l’hôpital HJRA ont réclamé leurs primes de risque et pose un ultimatum aux autorités jusqu’à samedi pour les recevoir.

Quant au personnel de santé au service de prélèvements auprès du Centre de traitement du Covid-19 (CMC) au village Voara d’Andohatapenaka, l’ultimatum qu’ils ont lancé pour revendiquer leurs primes de risque a expiré, hier. Ils sont toutefois revenus sur leur décision et ont continué de travailler.

« Le ministère nous a informé que la liste de bénéficiaires a déjà été envoyée à la présidence. Nous attendrons ainsi jusqu’à samedi la réponse à nos revendications. Dans le cas contraire, nous arrêterons toutes les consultations et prélèvements pour les tests virologiques à partir de samedi », affirme Jacquelin, porte-parole des agents de santé dans ce centre.

256 soignants au village Voara attendent la paiement de leur prime de risque.

On parle d’une centaine de soignants contaminés par le Covid-19 depuis le début de la pandémie mais ni le syndicat des infirmiers et sages-femmes de Madagascar, ni le syndicat des médecins fonctionnaires de l’Etat ne disposent pas de chiffre exact concernant le personnel de santé contaminés par le virus. Le ministère de santé n’a pas non plus dévoilé le nombre de soignants infectés.

14 commentaires

Vos commentaires

  • 7 août à 09:03 | nez_gros (#10715)

    Tous les dirigeants sont contaminés :
    1)50% soignants contaminé du COVID-19
    2)95% des haut-fonctionnaires, civiles et militaires contaminés par la CONCUSS-1960(Concussion)
    3)90% de la population contaminé par la CORRUP-1960

    le reveil risuqe d’être difficile....

  • 7 août à 09:05 | Noue (#2427)

    "Le manque persistant d’équipements de protection individuelle (EPI) est une fois de plus pointé du doigt."
    Ilaozana misehoseho @ sosialim-bahoaka fa tsy ireo zavatra tena maika no jerena , marina hoe maika ko ny fizarana vatsy fa misy dia misy olona hafa tsy misehoseho afaka mikarakara an’zany .
    Ny tena loza dia ho ripaka ho voan’corona ao daholo ny mpiasa ao @ hopitaly ao , dia iza no hitsabo azy ireo avy eo ?

  • 7 août à 09:19 | kartell (#8302)

    Visiblement, on est très loin des prétentions gouvernementales de voir cette pandémie prendre la poudre d’escampette d’ici peu !
    Chacun jour nous apporte un démenti cinglant aux déclarations du pouvoir avec une réalité qui se contrefout de la méthode Coue présidentielle !...
    Les faibles moyens octroyés aux personnels hospitaliers démontent le peu d’empathie exercée à leurs égards par un état qui privilégie davantage sa com que la santé prioritaire de ses soignants !...
    Obligé et contraint de faire avec rien, ces hospitaliers deviennent ainsi les victimes de leurs devoirs ce qui en cette période fait exception et demanderait de la part du pouvoir de mettre la main à des poches, visiblement cousues pour elles !...
    En quoi constitue donc sa priorité ?, tout le monde ou presque aura compris qu’elle est ailleurs dans un petit cercle proche du pouvoir pour servir de com à Monsieur +......
    Dans ces conditions particulières, on peut se demander si nous vivons tous sur la même planète à voir ses potentats refaire le monde,ici ou dans un Liban, prédaté par sa classe politique ?’...
    Le temps du changement n’aura fait qu’une fausse entrée et dès aujourd’hui, le politique, les mains pleines de cambouis, est en train de regagner le terrain perdu pendant cette pandémie mais avec cette outrecuidance de proclamer qu’il aurait été le maillon clé pour en sortir plutôt que le maillon faible ?....
    Gare aux lendemains, ils risquent d’être plus épicés encore mais en attendant, il nous reste à patienter, masqués et attentistes, tandis que la comédie du pouvoir rebatte son plein avec une énergie démentielle pour reconquérir des popularités en berne et des démocraties fragilisées comme jamais ...

  • 7 août à 09:26 | olivier2 (#9829)

    "Comme dirait ma femme, il est possible de mentir, tricher, bidouiller, arrrrrraaaanzer...mais mentir à un virus n’est pas chose aisée, même pour les meilleurs spécialistes !"

    Lieutenant Colombo...en direct de Juan "la coquette"..

  • 7 août à 09:53 | Vohitra (#7654)

    Avec ces ultimatums, il se pourrait qu une menace d affectation plane sur vos tetes, on va enroller des caporaux et sergents a vos places, et vous serez ecartes comme les sefo Fokontany...

    Il y en a surement quelqu un qui pense que c est le boss du ministere qui ne sait pas gerer son personnel, et qu avec vos blouses blanches, il se pourrait qu un laitier soit derriere de tel mouvement et ultimatums...

  • 7 août à 10:33 | dominique (#9242)

    la fêlée d’Isandra vous dira qu’ils n’ont pas assez pris ou mal pris de la potion magix ceux là également ...... bon courage a eux ..

    • 7 août à 20:12 | ASSISE (#10453) répond à dominique

      Nankaiza izy teo ?

      Aiza ilay STATISTIQUE ?

      Gestion 00 ou manque de moyens à cause de l’incapacité HENJANA ?

  • 7 août à 10:48 | Besorongola (#10635)

    RAJOELINA EST COMPLÈTEMENT DÉBORDÉ, LES VAZAHA ONT RAISON DE RENTRER EN FRANCE MÊME S’IL Y A PRÈS DE 40 000 MORTS.

    Il y a quelques jour ma fille avait mal à la gorge et 38 degré de température, le jour même avec 10 minutes d’attente le test a été fait dans un Labo du quartier où nous nous sommes et le lendemain on a reçu le résultat heureusement négatif. Nous sommes en ce moment en vacances sur la Côte d’Azur en France. Le gérant de l’hôtel où nous descendons affirme avoir touché 1500 Eur/mois par l’Etat pendant le confinement . Mais quel est la situation à Madagascar ? Ma niece qui fait le même boulot à Tana ne perçoit rien et elle est sur le point d’arrêter définitivement ses activités.

    Dans la manière de gérer les tests à Madagascar : des patients désespèrent de connaître un jour le résultat de leur test PCR

    Publié le : 05/08/2020 - 05:52
    Modifié le : 05/08/2020 - 12:03

    Les techniciens de laboratoire de l’Institut Pasteur de Madagascar effectuent des tests dits « PCR » pour déterminer si les patients sont positifs au Covid-19.

    Dans la capitale malgache, les témoignages de patients qui n’ont pas reçu les résultats de leur tests Covid-19 s’accumulent. Pour certains, les délais d’attente dépassent les quinze jours. D’autres affirment même ne jamais les avoir reçus, un mois après. Interrogées sur le sujet, les autorités assurent qu’avec la mise en place récente de la Plateforme de gestion médicale du Covid-19, cette situation devrait rapidement rentrer dans l’ordre.

    Avec notre correspondante à Madagascar, Sarah Tétaud

    Naina, un Tananarivien de 35 ans, n’en revient toujours pas. « On a été en contact avec des gens qui ont été testés positif au Covid. Quand on a commencé à avoir les symptômes, on est allés se faire tester au village Voara le 8 juillet parce que nous sommes considérés comme à risque. On a fait la queue pendant 6 h, et on a fait le PCR. On nous a dit qu’on nous appellerait d’ici deux ou trois jours pour nous donner les résultats. Au bout de trois jours sans nouvelles, on a rappelé, rappelé, tous les jours, plusieurs fois par jour. Aujourd’hui cela fait presque un mois, et on n’a toujours pas eu les résultats. Cette situation est déconcertante. Je ne savais pas si je pouvais continuer ou non à m’occuper de mes parents âgés ou si je devais me mettre en isolement. »

    Ce témoignage est loin d’être un cas isolé. D’après nos informations, quel que soit le lieu de dépistage dans la capitale, le circuit du traitement des tests PCR est identique. Le département de Veille sanitaire du ministère de la Santé répartit les échantillons entre les quatre laboratoires habilités à effectuer les analyses (l’Institut Pasteur de Madagascar, le Centre d’infectiologie Charles Mérieux, l’hôpital HJRA ou le LA2M, le tout récent Laboratoire d’analyses médicales Malagasy inauguré en juin dernier), en fonction du nombre de tests réalisés chaque jour et des capacités opérationnelles de ces laboratoires. Ces derniers sont tenus d’envoyer les résultats dans un délai de 72 h maximum au département de Veille sanitaire et, parallèlement depuis 15 jours, à la plateforme gouvernementale de gestion médicale du Covid-19, en charge de toute la gestion des données médicales.

    « Cette plateforme gère les statistiques nationales, c’est-à-dire qu’elle travaille étroitement avec le ministère de la Santé », explique le général Elack Andriankaja, le coordinateur du Centre de commandement opérationnel Covid-19. « Cette plateforme fait aussi le suivi des cas dans tout le territoire national et enfin, c’est elle qui prononce officiellement le résultat du test par sms ou appelle directement les intéressés, dans toute l’île. Avant c’était le Centre national opérationnel et stratégique de surveillance épidémiologique (Cnosse) au sein du ministère de la Santé qui annonçait les résultats aux patients ; désormais, c’est le rôle de la plateforme. On voit déjà une amélioration : ce n’est plus comme avant où l’on attendait une semaine ou dix jours. Je crois qu’en trois jours maximum désormais, on peut recevoir les résultats. »

    C’est « un outil indispensable pour la coordination et la gestion des bases de données médicales, (PCR mais pas uniquement) » précise le ministre de la Santé Ahmad Ahmad contacté par téléphone, « qui devrait permettre d’éviter justement ces discordances entre les dates de prélèvement et le moment de l’annonce » conclut-il.

    • 7 août à 10:50 | Besorongola (#10635) répond à Besorongola

      Source AFP7/RFI.

    • 7 août à 12:02 | vazahagasy taratasy (#10911) répond à Besorongola

      Bref, c’est comme toute l’administration à Madagascar, rien de nouveau. Un jour on était à la poste malgache pour envoyer un recommandé. La dame préposée nous dit "pas de souci, on est dynamiiiiiique". On a dû attendre trois heures pour réussir l’envoi. La dame sortait un formulaire, essayait de lire avec difficulté, en ressortait un autre, discutait avec un collègue " ça veut dire quoi ça ?", " eh bien, c’est compliqué, on va attendre le chef"...Bref, un peu comme les robots représentatifs ici.

      Par ailleurs, les malagasy en France ont mis en place un service postal géré par des particuliers, et ça marche comme sur du papier huilé. Pour dire qu’il suffit de peu pour remplacer l’administration malagasy. Je suppose que le peuple se suffirait à lui-même pour faire fonctionner l’économie...

  • 7 août à 11:41 | lanja (#4980)

    Rien à craindre, le CVO est préventif curatif , important ,à retenir svp

    • 7 août à 20:17 | ASSISE (#10453) répond à lanja

      Hummmm !

      Mety hiova indray io atsy ho atsy e !

      Vakisiny, fanafody, tambavy, fanafody nohatsaraina, . . .

      Préventif ?

      Kely sisa : PRESERVATIF !

      Aleo aloha hihomehy kely.

    • 7 août à 20:20 | ASSISE (#10453) répond à lanja

      Statistique :

      PRESERVATIF : nampitombo be ny isan’ny sitrana.

    • 7 août à 21:52 | Vohitra (#7654) répond à lanja

      Laxatif, ary farany abrasif...

Publicité




Publicité

Newsletter

Les actus du jour directement dans votre boîte email

Suivez-nous

Madagascar-Tribune sur FACEBOOK  Madagascar-Tribune sur TWITTER  Madagascar-Tribune sur GOOGLE +  Madagascar-Tribune RSS