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samedi 30 août 2014
 

 > Editorial

Le spectre du « failed state »

jeudi 22 octobre 2009, par Ndimby A.

À défaut de voir nos politiciens aller à Genève, c’est notre économie qui se voit en berne. Le dernier rapport mensuel (PDF) de la Banque mondiale sur la situation économique du pays donne froid dans le dos. En quelques mots, et malgré les paroles invariablement rassurantes du pouvoir hâtif et de ses griots, on n’est pas très loin de la catastrophe, à moins que l’on n’y soit déjà. Entre août et septembre 2009, l’État a commencé à emprunter auprès du marché financier local plus de la moitié de ses dépenses mensuelles, afin de suppléer au manque d’argent. Le même rapport de cette institution de Bretton Woods s’inquiète également de la dépréciation rapide du taux de change et de la balance commerciale : les importations ont baissé de 30%, les exportations de 62%. Les perspectives de sanctions, aussi bien de la part de l’Union européenne (l’évaluation des Accords de Cotonou aura lieu le 6 novembre), que des États-Unis (décision sur l’AGOA à prendre en décembre 2009) noircissent le tableau. Demi-lueur d’espoir : une tranche de 100 millions de DTS a été mise à la disposition de Madagascar par le Fonds monétaire international (FMI), et ce dans le cadre de l’appui aux pays membres pour faire face à la crise financière. Mais l’utilisation de cette somme reste encore assujettie à un accord entre le Gouvernement et le FMI. Je me marre en pensant aux commentaires qui accusaient d’affabulations un certain article qui prévoyait les dégâts économiques que le coup d’État allait occasionner, et cela dès le début du mois d’avril, il y a sept mois.

Malheureusement, la spirale infernale dans laquelle le pays est plongé depuis les premiers pas du processus du coup d’État, n’influe pas vraiment sur le quotidien des coupables, qui continuent à mener grand train. Les impacts se traduisent (entre autres) par l’inflation et le chômage, avec des conséquences directes sur le revenu, le pouvoir d’achat, la sécurité et le bien-être de millions d’hommes et de femmes, otages impuissants d’une classe politique dont l’incompétence et le comportement sont des émétiques de premier ordre. Si encore les seules victimes étaient les écrevisses marbrées qui ont porté la Révolution orange à bout de pinces, on serait tentés de dire en rigolant : « Akorinao izay ! ».

De plus, une hypothétique résolution politique ne signifie en aucune façon que la reprise économique sera immédiate. Un document confidentiel de prévision économique fait déjà état de perspectives peu réjouissantes pour 2010, avec un taux de croissance qui sera négatif, comme ce sera le cas en 2009. Ceux qui aspirent à avoir des responsabilités dans ce pays devraient apprendre par coeur le superbe discours d’Eric Rabary, major de la 5ème promotion de l’antenne malgache du Centre d’études diplomatiques et stratégiques. Je me marre (encore une fois) en pensant à certaines personnes qui devaient être dans leurs petits souliers pendant ce discours, que ce soit les apparatchiks du pouvoir de Transition, ou les responsables du CEDS.

Le spectre du « failed state » ?

Il s’avère de plus en plus évident qu’un pourrissement de la situation politico-économique profitera à terme aux anti-HAT (Haute autorité de transition).
Primo, la popularité des acteurs de la Transition dans sa version actuelle ne peut que décliner en cas de marasme économique. La foule qui a montré sa propension à se faire manipuler sur la base de motifs fallacieux, ne se privera pas d’accueillir un nouveau Messie qui lui fera remarquer qu’elle se porte bien plus mal qu’il y a un an. Sans compter le fait qu’avec le temps, les petits secrets peu reluisants de la Transition finiront bien par sortir. Et la mentalité versatile de la foule et de l’électorat malgache fait qu’il n’y a pas beaucoup de mémoire historique : n’oublions par le retour de l’Amiral en 1997.
Secundo, la proximité des élections va favoriser une implosion de la Dream-team (sic) de la Transition.
Tertio, le manque de stabilité politique va empêcher, ou au moins retarder, l’arrivée des flux de l’aide internationale sans laquelle l’État malgache ne peut survivre : rappelons que 70% de son budget est fourni par les bailleurs de fonds. Ce n’est ni un motif de fierté ni une raison de se réjouir, mais un simple constat.

Cependant, avant de laisser la Transition partir à la dérive et imploser lentement mais sûrement, il faut se poser la question suivante : le peuple malgache mérite-t-il d’être sacrifié sur l’autel de la lutte des sièges entre politiciens ? La réponse est clairement trois fois non, sauf dans la tête de certains qui veulent à n’importe quel prix poser leur non-auguste postérieur sur un fauteuil à Ambohitsorohitra, Iavoloha ou Mahazoarivo.

Il y a une autre question qui se pose, à l’intention de la communauté internationale. La méthode qui consistait à utiliser l’argument de la suspension de l’aide a brillamment fait ses preuves. La pression internationale sur le rétablissement de l’ordre constitutionnel et le respect des Droits de l’homme a obligé Andry Rajoelina à courber l’échine pour pouvoir passer sous les fourches caudines du Groupe international de contact (GIC). Cependant, il faut voir si le maintien de cette forme de pression ne va pas entraîner des dégâts irrémédiables, avec dans le pire des cas une déliquescence de l’État dans ses fonctions essentielles. On risque alors de se retrouver dans le cas de ce que les universitaires anglo-saxons appellent un failed state (État défaillant), caractérisé par un certain nombre de points : la perte de contrôle territorial, l’érosion de l’autorité légitime dans les décisions collectives, l’incapacité à fournir des services publics raisonnables, tout comme l’incapacité à interagir avec la communauté internationale.

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Le cas le plus flagrant est celui de l’Afghanistan, avec un État central qui ne contrôle que 30% du territoire national, laissant le reste à la merci de chefs de bandes armées. Pour comprendre comment un tel pays est peu à peu parti en décomposition, lire ici une étude (PDF) faite pour le compte de l’École des hautes études en sciences sociales. Il ne faut pas croire que cela ne peut arriver à Madagascar, déjà regardé de près par les concepteurs du Fragile states index. A l’heure actuelle, la Grande Ile est considérée « en danger » (voir tableau ci-contre), avec un classement au 68ème rang (sur 177) des pays qui présentent un risque et un score de 81,6.

A titre de comparaison, dans cette classification où la Somalie (score 114,7), le Zimbabwe (114) et le Soudan (112,4) occupent le podium, la France a un score de 35,3 ; l’Angola 85 ; le Libéria 91,8 ; la RDC 108,7. Et des pays actuellement d’apparence assez stables présentent des risques de basculement.

Problème cherche génie

Comment donc maintenir la pression sur la HAT à travers le seul langage qu’elle comprenne (gel des financements) ; tout en appuyant l’administration pour qu’elle garantisse un minimum de fonctionnement et sans que cela ne s’apparente à un appui à un régime putschiste, ce qui serait difficilement justifiable devant les contribuables et les Parlements ; et par la même occasion punir les auteurs d’un coup d’État sans sanctionner la population ? Autant de questions qui équivalent à résoudre la quadrature du cercle. Hélas, au niveau des génies, les deux Albert (Einstein et Ratsimamanga) sont morts, mais heureusement que Andry Rajoelina a encore pour le guider Monsieur Rajaonah, l’inénarrable leader des attardés chronologiques d’Otrikafo. Sauf si après les Saoudiens, Andry Rajoelina ne sorte de ses manches le génie de la lampe d’Aladin, comme un magicien tire un petit lapin de son chapeau.

La tendance actuelle est de vouloir résoudre la crise à travers l’application des Accords de Maputo, dans leur esprit et dans leur lettre, malgré leurs imperfections et imprécisions. Sans doute n’est-ce pas la solution idéale, mais au moins c’est la moins pire. Et même si elle peut sembler irréaliste au vu de la situation sur le terrain, la requête de Marc Ravalomanana, qui considère la présence d’Andry Rajoelina à la tête de la Transition comme inacceptable du point de vue de la neutralité, est finalement tout à fait légitime. Car il apparait de plus en plus évident que la meilleure solution pour décrisper la situation et provoquer la sortie de crise est le retrait d’Andry Rajoelina de la gestion de cette transition (tout comme Marc Ravalomanana), afin qu’une personnalité réellement neutre puisse la diriger. Mais le doute est plus que permis sur le sens de l’État de Monsieur Rajoelina, contrairement au Président Ravalomanana lors de Maputo 1. Il est donc quasi certain qu’il va donc persister, même si les chiffres économiques attestent de l’équation Rajoelina = catastrophe économique.

Au début de la crise, j’avais reconnu sans fausse honte le courage de Andry Rajoelina, qui avait été le seul à se dresser contre les abus avérés de Marc Ravalomanana. Cette admiration avait volé en éclats quand la protestation légitime a pris le chemin d’un putsch illégal dès la fin du mois de janvier. Je mets donc dans mon combat pour les valeurs défendues par Tribune.com une énergie proportionnelle à cette désillusion. Être le DJ attitré des minettes du Tout-Tana et réussir à faire venir Boney M 25 ans après leur période de gloire, ne donne pas les armes pour diriger un pays en difficulté. Contrairement aux discours des propagandistes du pouvoir de transition, les chiffres ne trompent pas, et ne se font pas les complices du bling-bling pokaty qui caractérise le style Rajoelina, et ce depuis son accession à la Mairie d’Antananarivo. Que chacun en tire les leçons.

P.-S.

Les colonnes d’un éditorial ne sont ni une agence matrimoniale ni un ring de boxe : l’éditorialiste n’est pas là pour aimer ou haïr le(s) sujet(s) de ses observations et commentaires. Que cela soit donc précisé auprès de ceux qui sont toujours prompts à dégainer l’accusation de haine devant un article un peu musclé : nous ne sommes pas la radio des 1000 collines, et encore moins celle des 12 collines. La sévérité de la situation autorise à une certaine virulence des propos envers les responsables, qui ne semblent comprendre que la manière forte, aussi bien contre eux (sanctions internationales) que quand c’est à leur bénéFis.

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 21 réactions Lire les commentaires
  • Le spectre du « failed state »
    22 octobre 2009 08:33, par havana (#623)

    Le spectre du « failed state » est déjà une réalité à Madagascar depuis un certain moment à mon avis. Il suffit de regarder la situation économique et sociale dans nos villes et nos campagnes pour s’en convaincre. Qui peut encore affirmer aujourd’hui que l’Etat est encore capable d’assurer un minimum de service public dans nos régions, de garantir la sécurité et la paix sociale sur l’ensemble du territoire ?

    Et comment peut-il en être autrement quand on voit le train de vie que mènent les hommes qui se trouvent actuellement au pouvoir ? Et quand on sait aussi la manière dont ils abusent de leur autorité et de dilapider tout ce qui reste dans les caisses de l’Etat notamment pour voyager dans les quatre coins de la Terre ? J’ai lu recemment dans un quotidien de la place que Sareraka toucherait environ dans les 25 millions de Fmg par mois pour ses activités de consultant au sein la HAT... No comment !

    Autant de gabegies et de largesses dans la gestion de l’argent public me laissent aussi parfois sceptique sur la véritable nature des sanctions qu’aurait réellement appliquées la communauté internationale sur ce régime voyou. Si vraiment sanctions il y a, il me semble - du moins c’est mon impression - que celles-ci pèsent plus sur la population dans leur vie quotidienne que sur les hommes au pouvoir à qui pourtant ces sanctions sont normalement destinées.

    Enfin, tout ceci ne laisse présager rien d’optimiste ni de bon pour l’avenir du pays. Espérons tout simplement que le peuple aura compris la leçon pour les prochaines élections. Mais ça...

    • Le spectre du « failed state »
      22 octobre 2009 09:42, Noue (#2427) répond à havana (#623)

      - « Il est donc quasi certain qu’il va donc persister, même si les chiffres économiques attestent de l’équation Rajoelina = catastrophe économique. »

      Lui même d’ailleurs est déjà catastrophe. Entre détournement d’avion , être qualifié de « SANS QUALITé » , trop d’arrogance et qu’est-ce qu’il en sait de la politique ? de gouverner ?

      - « l’arrivée des flux de l’aide internationale sans laquelle l’Etat malgache ne peut survivre »

      N’avait-il pas dit que madagascar n’a pas besoin de ces aides ? que madagascar s’en sortira on ne sait pas par quel moyen mais même s’il n’ mangé que des hamburgers aux états unis , c’est quand même l’argent de l’état qu’il a dépensé ! (s’il avait encore eu faim après être privé de tribune et être qualifié de "sans qualité)

      C’est pour cela que depuis cette crise , depuis ce fameux coup d’état , Rajoelina n’a vraiment pas évalué l’ampleur du problème , surement qu’il a mélangé être un président d’une discothèque d’une foule en extase d’un samedi soir et être un président qui gouverne la nation. D’où voilà ce que ça donne ! complètement dans la fossée de l’abîme si profonde.

    • Le spectre du « failed state »
      22 octobre 2009 11:37, RAKOTOZANANY (#3245) répond à havana (#623)

      Eh Oui !
      nos vieux , hélas disparus, étaient vraiment ce que l’on peut qualifier de sages : « Ny nenina tsy mba aloha fa aoriana »
      Reste à savoir si même maintenant, tout ce monde là en est bien conscient.?!
      Je rejoins en grande partie les remarques de l’Ami « IKOTOFETSY sy IMAHAKA » en disant aussi que le problème est vraiment à la base même de tout le peuple.Le manque d’éducation évidente de la masse populaire, ( politiquement voulu à mon avis)permet à ces politiciens de dimanche sans idées, sans scrupules, sans aucune compétence, d’en abuser dans tous les sens du terme, il suffit d’être bon baratineur, d’avoir un peu de moyen ( honnêtement ou malhonnêtement gagné, on s’en fout) et l’affaire est dans le sac.
      Les solutions existent, on a nous par exemple construit dans tout M/car, des établissemnts scolaires, sans que beaucoup de monde le sache, mais c’est bien sûr, une petite goutte d’eau dans la mer, car LA DEFAILLANCE EST PARTOUT.
      Alors AGISSONS et Apportons ce que nous savons faire, CHACUN A SA PLACE. Essayons, semons du bon grain, on recoltera du meilleur,j’en suis certain.

  • Le spectre du « failed state »
    22 octobre 2009 09:42, par IKOTOFETSY SY MAHAKA (#3366)

    Ndimby a !
    Izaho indray dia manao hoe « failed vahoaka ».Tadidiko ihany ireny isika novarotana vary natokana ho an’ny alika ireny ( rice for dog,vary 100% brisure) nihinana ary niady mihintsy ary nilahatra an’ireny, avy eo boka ny tanana sy ny tena dia asiana karoty hono dia tsy maninona rehefa mitanika an’io vary. Loza anie izany e !
    Dia izao indray dia mihinana sobakaka, fa hoe tsy mila jadona sy sisa rehetra
    Asa raha tsy hinana ny xxx angamba vao hihetsika !Raha tsy efa mihinana ny any atsimo fa xxx omby no mifangaro amin’ny rano sotroina sy hisasana
    Tsy manana toetra sarotiny ny gasy e !

  • Le spectre du « failed state »
    22 octobre 2009 10:24, par maminah (#2788)

    Le spectre de l’Etat défaillant ! Un bilan de fin du monde.

    Quelle belle démonstration d’une imbécilité criminelle que cet article : les chiffres sont édifiants, les rapports accablants, un bien triste bilan à mettre à la gloire de ces fanatiques écervelés mais que les familles malgaches vivent malheureusement douloureusement dans leur chair.

    Faut-il vraiment mettre chaque fois le pays au bord du gouffre, pour espérer enfin revenir à un peu de raison ? Oui, la notion de “crime économique” est le plus adaptée : ça tue, mais ça a la vie dure. Dans l’esprit de certains forcenès, il faut tout casser et tout brûler pour soi disant “mieux reconstruire”. Lourd héritage du trotskisme, véhiculé par les MFM et consorts depuis 1972, et jusqu’ici on n’arrive pas encore à en guérir ! Le mythe de la table rase, comme dans la méthode de culture sur brûlis, en quelque sorte. Quoique nous soyons bien placés pour savoir désormais que le sol ne s’en remet pas de ces feux à répétition…

    L’autre crime, institutionnel cette fois. qui touche à l’autorité légitime. Perte de contrôle territorial, érosion de l’autorité légitime dans les décisions collectives… Mais il faut arrêter de s’auto-détruire de cette façon ! Assez de tuer l’avenir de Madagascar ! Assez de confisquer le devenir de nos enfants ! Le bling-bling pokaty n’en vaut pas la peine…

  • Le spectre du « failed state »
    22 octobre 2009 10:28, par allo (#3313)

    Momba Andry tgv alo de tsotra ny fijeriko azy @ maha kristiana ahy :

    tsy nanompo afa tsy ny fireneny izy, de ilay manana fa tsy mahantra, tadidio ty teny ao anaty baiboly ty « tsy misy manompo tompo roa fa ny iray amavoany ary ny iray andrandrainy » , mazava zany fa tsy ny malagasy mitsy no ho tompoiny satria manhatra. ny vaholana @ 4e rep ngamba de ataovy otrany any arabie saoudite, interdit ny double nationalité @ zay na miaramila na olotsotra na iza de ho any tanindrazana iray

    Faharoa de tsika milaza fa kristiana nefa tsy hajaintsika le tenin’ny Tompo hoe « Mifankatiava », jereo nge tsika fa mifanohitra @ zany fiarahamonina e, mifamono, mifampialona, tsy fianajana samy mpiray, Ny vahiny manompo ny fireneny ko ka hiady an-trano eto aza tsika , tsy olana ho azy zany refa mety mahasoa ny fireneny, otrany ady rehetra ihany nataony takonila le izy

    zay alo fa mazotoa tsika retra

  • Le spectre du « failed state »
    22 octobre 2009 11:02, par hoa an’ny tanindrazana (#2933)

    encore une fois merci Ndimby, natsiro tsara hotrany isanandro.

    Le pbm c’est que ces gens là ne comprennent rien à rien sauf l’argent peut etre, (financement budgetaire).
    Des textes de ce genre ne peuvent malheureusement pas entrer dans leur crâne, fa lazainy fa manaratsy be fahatany fostiny nefa efa hita za fa voankazo ratsy tsy misy azo raisina, ka ze foza jamba ny fitiavany sisa no minana any izany eo. Moi je veux en vomir et me faire un lavage d’éstomac apres, tellement ce pouvoir me dégoute.

  • Le spectre du « failed state »
    22 octobre 2009 11:07, par poiuyt (#584)

    On en a trop dit, trop fait, trop supporté, ou alors pas assez. Il vaut mieux prendre « PAS ASSEZ », sinon la souffrance aurait été vaine : il faut mettre ces gens à terre, coûte que coûte. C’est une mission essentielle pour l’ espèce humaine grise, dont nos ancêtres avaient déjà essayé de s’occuper en vain ; L’opportunité est donnée à notre génération aujourd’hui de devenir égale. Ce n’est plus qu’une question de mois, alors tenons bien.

    Le soi-disant président est tellement embuée dans ses contradictions et ses manques de visions, qu’il en perdait son malgache, lors de sa déclaration inopinée à Ivato en parlant de la mouvance Ra8. Madagascar mérite mieux que des gens insensibles aux souffrances du peuple, et de plus incultes et « missionnaires ».

    Comment un état peut-il être présent et entreprenant dans ses missions quand il n’est pas respecté, quand ses supposés citoyens ne se reconnaissent dans leur soi-disant président et le lui font savoir au stade ? Démission, et basta. Un pays étranger essaie de pallier aux manques de l’état, par des menues actions quasi-quotidiennes, tout en envoyant le signal d’ « entr’aide pure », bien médiatisé SVP.

    • Le spectre du « failed state »
      22 octobre 2009 11:45, Basile RAMAHEFARISOA (#417) répond à poiuyt (#584)

      poluyt !!

      Dommage pour vous !!Monsieur Andry RAJOELINA est le Président de la Transition,il y restera jusqu’à la fin de la TRANSITION."APRES,après,c’est le mystère des urnes.Point Barre.

      Basile R.2(22)ramahefarisoa

      • Le spectre du « failed state »
        22 octobre 2009 12:41, poiuyt (#584) répond à Basile RAMAHEFARISOA (#417)

        Basile,

        Il aura fait énormément de mal à l’humanité entière, car/mais c’est aussi celui par qui la vérité peut être faite sur la main mise étrangère en Afrique, si SEM Ra8 s’y prend bien.

    • Le spectre du « failed state »
      22 octobre 2009 15:52, rabri (#2507) répond à vuze (#918)

      Vuze an !

      1) On a tout ce qu’il faut pour être RICHE : sur le plan AGRICOLE ET PRODUITS DE PECHES par exemple

      * les crevettes, que tu viens de souligner et les sardines ??? trouves-tu normal qu’avec nos 5000 km de côtes, nous ne sommes pas foutus de produire 1 SEULE BOITE DE SARDINES pour notre consommation intérieure !!!!!!!!!!!

      * la fertilité de nos terres. Des agronomes confirmés (Bourguignon, Herody,...) ont affirmé que le potentiel agronomique de Madagascar SUFFIRAIT A NOURRIR LA MOITIE DU CONTINENT AFRICAIN. La liste des produits qu’on peut en tirer est longue : cultures vivières : riz (potentiel de 23t/ha avec tefysaina.org), maïs, manioc – cultures d’exportation : café, vanille, letchi, épices, .......

      JE PEUX L’AFFIRMER HAUT ET FORT MAINTENANT : Notre forte dépendance vis-à-vis des bailleurs de fonds étrangers a fait que nous sommes toujours au niveau ZERO : quand il y a une manne d’argent distribuée et à faire jeter par la fenêtre (TSY NISASARANA !!!), çà n’incite plus nos DIRIGEANTS à se casser la tête pour FAIRE VALORISER LE POTENTIEL NATUREL qu’on a.

      Et du coup, « NOUS AVONS TOUJOURS CONSOMME PLUS QUE CE QUE NOUS AVONS PRODUIT ». C’est ce que nous trainons jusqu’à ce jour !!!!!!!!!

      2) La rédaction nous interpelle : « Les colonnes d’un éditorial ne sont ni une agence matrimoniale ni un ring de boxe : l’éditorialiste n’est pas là pour aimer ou haïr le(s) sujet(s) de ses observations et commentaires. »

      Question : Qui c’est qui a commencé A NOUS DISTRIBUER GRATUITEMENT DES GANTS DE BOXE (1) NOMINATIFS ET PERSONNALISES sur ce forum ???

      Réponse : l’éditorialiste NDIMBY A.

      (1) les miens sont bien rangés dans mon salon, prêts à être dégainés en cas de prochaine riposte par l’intéressé

  • Le spectre du « failed state »
    22 octobre 2009 12:19, par lalatiana (#1016)

    De l’économique à les connauds comiques ...
    Non , pardon ... c’est malheureusement tragique.

    Si enfin nous devions apprendre de nos erreurs, on devra se poser de manière permanente la question : Comment a t on donc fait pour en arriver là ?

    Comment a t on pu laisser ces incompétents qu’on savait néfastes, sans programme et sans vision prendre la parole puis la monopoliser ?

    Comment faire désormais pour que personne ne puisse plus le faire ?

    Mais aussi, comment éviter qu’un système s’installe dans ses errements politiques tels que Ra8 a pu le faire ?

  • Le spectre du « failed state »
    22 octobre 2009 12:21, par ramanankasina (#3023)

    Il n’y a plus d’Etat. Du moins, il n’y a plus d’homme d’Etat qui se soucie du bien-être de la population.
    A entendre les journalistes des radios des différentes mouvances,le niveau des débats est au ras des pâquerettes et le palme de la médiocrité revient à la radio Antsiva et à la radio Viva. On croirait entendre des prêcheurs évangélistes, chacun défendant son clocher avec véhémence. Depuis la tentative d’éviction de Monja Roindefo par Andry Rajoelina, les insultes fusent, j’ai même entendu le fameux Rolly Mercia traiter les pro-Monja de « mpanaty ran-kena » mamadika ny tolom-bahoaka ary tsy mijery afa-tsy ny tombotsoany manokana. Dia hoy ny mpihaino : hoatrinona no saosy azon’io mpanao gazety io amin’ireny tai_mbavanyireny ?
    Eh oui ! la population est de plus en plus convaincue que personne ne pense à l’intérêt supérieur de la nation. Tous les intervenants, journalistes, experts en droits constitutionnels, ministres, tous les soi-disant « responsables » de l’état et les politicards toutes mouvances confondues, ne parlent que pour mieux manipuler la population afin de s’accrocher ou d’accéder au pouvoir pour devenir milliardaires au dépens du peuple et en dilapidant les différentes caisses (Trésor, Jirama, ect …) et les richesses du pays (bois de rose, renégociation des grands contrats miniers).
    Autre conviction de la population est l’influence grandissante de la France à fric, tirant les ficelles à travers les interventions internationales, défendant bec et ongles son pré-carré à Madagascar par tous les moyens possibles (je parie que la renégociation des grands contrats miniers et terriens profiteront à la France et vous n’entendrez plus le père URFER monter au créneau comme il l’a fait concernant Daewoo). Pour l’instant, la France mise sur Rajoelina et rejette Monja taxé de ne pas être assez fiable par rapport à leurs intérêts. Demain, comme l’immaturité et l’incompétence de Rajoelina apparaissent de plus en plus au grand jour, ils vont trouver une autre marionnette.
    Avec la crise mondiale et la course aux matières premières (pétrole, uranium, terres cultivables), avec la montée des pays émergents comme la Chine ou le Brésil, la France pour garder sa place de grande puissance, se doit de garder la main-mise sur ses ex-colonies dont Madagascar avec ses grandes potentialités.
    Avant de parler d’existence d’un Etat à Madagascar, il faut nous convaincre d’abord de cette guerre économique sournoise et de la place stratégique de notre pays au sein de cette guerre.
    Madagascar n’est pas pauvre, le peuple malagasy est pauvre parce que nos dirigeants et intellectuels sont pauvres d’esprit et manquent de fierté et de dignité.

  • Le spectre du « failed state »
    22 octobre 2009 13:35, par poiuyt (#584)

    - De : « hheddebaut » (Je cite ; il ne m’en voudra pas)
    - Objet : La véritable autorité de Rajoelina en question

    Au vu des agissements de ses collaborateurs, l’on peut se demander en toute honnêteté si Andry Rajoelina dispose d’une réelle autorité pour s’affubler du titre de président de la Haute Autorité de la Transition ou de chef d’Etat.

    Qui dirige vraiment le pays ? Cette question, beaucoup se la posent depuis la chute de Marc Ravalomanana en mars 2009. Le constat est irrévocable : Andry Rajoelina se trouve au sommet d’un Etat quasi virtuel qu’aucun pays au monde ne reconnaît. Il se trouve au sommet mais ne commande pas et ne dirige pas. En tous cas, pas comme il faut.

    Depuis le début de la crise, c’est l’entourage d’Andry Rajoelina qui se trouve à la barre. Ses collaborateurs décident de tout. Sans demander l’avis de leur « chef hiérarchique ». C’est eux qui manigancent souvent à l’insu du jeune « patron » qui devient dans la plupart des cas un simple président de façade qui a juste servi finalement à mobiliser la foule pour le combat contre Marc Ravalomanana, car aucun de ses adversaires politiques n’avaient plus la cote pour le faire.

    En pleine crise, en fin janvier, on incendiait et saccageait des médias proches de Marc Ravalomanana sans consulter Andry Rajoelina quelque peu pris au dépourvu en constatant la violence de ses partisans manipulés par les vieux loups de la politique derrière son dos.

    Aujourd’hui, le président de la « Haute Autorité de la Transition » est incapable de bouger le petit doigt face aux razzias perpétrées par ses ministres au niveau de certains départements. Des techniciens du ministère du Budget, qui sont en train de préparer le budget 2010, l’ont toutefois attesté : des détournements et des dépenses injustifiées étaient légion cette année au niveau des départements ministériels.

    Et puis, quand le « président » nomme un Premier ministre et que celui-ci ne parvient même pas à intégrer son palais encore occupé par son prédécesseur qui refuse de s’en aller, on peut vraiment se demander sur l’effectivité de son autorité.

    Depuis quelques jours, la question de la poursuite des négociations pour la mise en place de la Transition basée sur les accords de Maputo fait rage. Et là encore, c’est l’entourage qui parle et semble dicter la décision que le « chef » doit prendre. Alain Ramaroson, membre de la HAT, a convoqué la presse à son domicile pour affirmer que la mouvance Rajoelina exige une réunion à Genève. Et nulle part ailleurs. Deux jours après, Andry Rajoelina soutient qu’il est prêt à poursuivre les négociations sans pour autant adopter le même langage que Ramaroson.

    Et enfin, au sein de l’armée. On ne sait plus qui tire les ficelles. C’est avéré, des militaires s’adonnent souvent à des actes de banditisme. Et un ancien mutin a récemment affirmé clairement qu’il ne reçoit pas d’ordre de Andry Rajoelina. Le président de la HAT est censé être le « Chef suprême des armées » mais des militaires ont choisi ouvertement de se ranger du côté du Premier ministre « rebelle » Monja Roindefo qui se terre toujours dans son palais.

    Sans doute, Marc Ravalomanana n’a pas eu vraiment tort de dire que depuis quelques temps « il n’y a pas d’Etat à Madagascar ». Sans doute aussi, Radanoara, spécialiste de la relation internationale a en partie raison de considérer Andry Rajoelina comme « l’otage » de ses collaborateurs qui agissent souvent à leur guise, et quelquefois à son insu.

    • Le spectre du « failed state »
      22 octobre 2009 13:56, poiuyt (#584) répond à poiuyt (#584)

      « Et un ancien mutin a récemment affirmé clairement qu’il ne reçoit pas d’ordre de Andry Rajoelina. Le président de la HAT est censé être le « Chef suprême des armées » »

      L’info est d’actualité, c’est dire à quel point la nation est dans la gadoue. Qu’est ce qui l’empêche de s’en aller ? : ses idées n’arrivent pas jusque là ; si quelqu’un pouvait le lui souffler. Se faire appeler « président » et accepter l’indiscipline en son sein ! Il est pas normal !

  • Le spectre du « failed state »
    22 octobre 2009 13:43, par RAPADANGO (#1897)

    Bjr à tous,
    Misaotra betsaka Ndimby fa tena voalazanao izay tokony ho lazaina.
    Efa tao anatin’ny « failed state » efa ela isika. Izahay mipetraka aty @ faritra dia mahita fa tsy misy fitondrana izany intsony eto Mcar. Tsy misy zavatra voa controlen’zany HAT izany mihitsy. Toy ny asan-dahalo manao ny ataony tsy ahafahan’ny vahoaka mamokatra. Ny Lehiben’ny Faritra sy ny mpiara-miasa aminy tsy mahafantatra ny tokony hataony « incompétents » fa napetraka fotsiny eo satria tanisan’ireo « vahoaka » niisa 20 nilahatra. Ny vidin-javatra miakatra tsy misy fijanonany. Ny ala ripaka nohon’ny doro tanety. Ny JIRAMA manao ny ataony rehefa te-hanapaka dia manapaka na jiro izany na rano. Ny tsy fananan’asa toa mitombo isan’andro ho an’ny malagasy maro an’isa. Be dia be tsy voatanisa hanaporofoana fa tsy voafehin’ilehio ny toe-draharaha.
    Manahy anefa aho fa tafiditra ao anatin’ny tetika maizin’ireo FAT ny malagasy dia ny hahalava araka izay azo atao ny tetezamita mba ahafahan’izy ireo manao rapadango an’izay azo arapaka rehetra. Matahotra aho fa tsy hiala eo ireo raha mbola misy potiny azo arapaka eo.
    Dia mirary ny soa ho an’ny malagasy rehetra.

  • Le spectre du « failed state »
    22 octobre 2009 19:59, par RABERENE (#3227)

    « Au début de la crise, j’avais reconnu sans fausse honte le courage de Andry Rajoelina,...... Être le DJ attitré des minettes du Tout-Tana et réussir à faire venir ....... Contrairement aux discours des .....style Rajoelina, et ce depuis son accession à la Mairie d’Antananarivo. Que chacun en tire les leçons ».

    Ndimby,
    Merci de vérifier la notion de chronologie et de logique dans votre tête.
    Sincérement votre.

    • Le spectre du « failed state »
      23 octobre 2009 01:30, rabri (#2507) répond à RABERENE (#3227)

      RABERENE !

      il est 00:30 en France.

      Bilan : 19 posts seulement avec cet édito

      Je pense que les gens commencent à avoir marre de son édito avec toujours cette éternelle attaque personnelle décorée d’allusions répétitives au passé professionnel de TGV.

      Pour moi, cet éditorialiste commence à PETER LE PLOMB.

      Soit il le fait de façon délibérée pour être remarqué en vue d’ une ambition professionnelle internationale, soit il est soudoyé du côté d’Afrique du sud.

      • Le spectre du « failed state »
        23 octobre 2009 19:48, Hope (#1551) répond à rabri (#2507)

        Rabri,

        Tena masiaka be mihintsy ianareo izany. Ekena fa mety misy ny tsy fitoviam-pijery fa nahoana no hitarina mivoaka ny foto-kevitra ilay resaka ? (e.g.... Soit il le fait de façon délibérée pour être remarqué en vue d’ une ambition professionnelle internationale, soit il est soudoyé du côté d’Afrique du sud....).

        Aleo ny hevitra no hiady e :)

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