Facebook Twitter Google+ Les dernières actualités
mardi 16 août 2022
Antananarivo | 22h04
 

Répondre à un commentaire

13 juin à 09:53 | Besorongola (#10635)

RANJATOELINA A DÉJÀ FAIT LE MÊME CONSTAT EN 2009.

Air Madagascar

Bientôt les ailes brisées ?
lundi 27 avril 2009 | Ndimby A.
Selon les révélations du Ministre des Transports de la Transition Roland Ranjatoelina (par ailleurs ancien de la Compagnie et qui y bénéficie d’un a priori favorable), Air Madagascar est au bord de la cessation de paiement. Le Ministre a eu le mérite d’avoir dit tout haut ce que beaucoup savent tout bas. Et comme nous autres Malgaches appliquons avec zèle et entrain le système du bouc émissaire, la question essentielle était donc : sur qui va-t-on placer la faute, puisque de toute façon elle elle ne peut être que celle d’autrui. Vae victis (malheur au vaincu) ! Grâce à la crise politique, le bouc émissaire est tout trouvé : Marc Ravalomanana et les Directeurs généraux allemands qui se sont succédés. L’accusation est facile, et donc pratique pour le pouvoir de transition qui y voit un dossier fumant de plus pour discréditer Marc Ravalomanana.

En 2002, c’était déjà plus ou moins le même topo que maintenant : une crise politique est toujours une catastrophe pour le tourisme. Air Madagascar était en crise financière depuis deux ou trois ans, quand la venue de la crise politique a aggravé la situation de la Compagnie. Celle-ci a dû sa survie à une conférence des créanciers qui a effacé la moitié de la dette. A l’époque l’Etat malgache avait les moyens de payer cash 10 millions de dollars pour amadouer les créanciers. Mais maintenant, les créanciers accepteront-ils une deuxième conférence ? D’autant que l’Etat de transition n’a plus un sou vaillant pour les apprivoiser. Les perspectives sont donc moroses, sauf si les bonnes vieilles amitiés hexagonales de Andry Rajoelina ne mettaient Air Madagascar dans l’escarcelle d’Air France. Reste à savoir si celle-ci est encore intéressée.

Toutefois, on ne peut s’empêcher de penser que l’explication des causes par le Ministre Ranjatoelina est quelque part trop simpliste, même s’il est de bon ton pour lui de hurler avec les loups. S’il est évident que Marc Ravalomanana et les Allemands portent une part de responsabilité, il serait juste de se poser également des questions sur les autres implications. Les Ministres de tutelle depuis 7 ans, dont Zaza Ramandimbiarison ainsi que le personnel peuvent-ils être exonérés ? Car selon notre analyse, la quasi-faillite actuelle de Air Madagascar résulte en fait d’un système complexe de facteurs exogènes et endogènes

Publicité




Publicité

Newsletter

Les actus du jour directement dans votre boîte email

Suivez-nous

Madagascar-Tribune sur FACEBOOK  Madagascar-Tribune sur TWITTER  Madagascar-Tribune sur GOOGLE +  Madagascar-Tribune RSS