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mercredi 8 avril 2020
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Education

Education nationale

Une assemblée générale des enseignants pour affermir leurs revendications

vendredi 21 février | Fano Rasolo

Bras de fer en vue. Une assemblée générale (AG) des enseignants et du personnel administratif au sein du ministère de l’Education nationale et de l’enseignement technique et professionnel (MENETEP) se tiendra ce jour à Ampefiloha, d’après l’annoce faite par la Plateforme des associations et syndicats de l’éducation à Madagascar (PASEM) dans sa page facebook, hier. L’objectif de cette réunion est d’affermir les revendications qui n’ont pas encore été satisfaites, selon leurs dires.

« Nombreuses sont nos revendications non encore satisfaites jusqu’ici. La plus récente que nous avons attendue depuis le mois de janvier dernier est le paiement des 50 000 ariary, motif de nos grèves en 2018. Le régime de l’époque nous avait promis via la note de conseil de juillet 2018 de payer en trois tranches une indemnité de 100 000 ariary. La première tranche de 25 000 ariary avait été payée en octobre 2018. La deuxième tranche a été payée en janvier 2019, mais seulement pour les enseignants, au détriment du personnel administratif. Le paiement des 50 000 ariary restants était prévu pour le mois de janvier dernier, or, rien de tel n’a été versé dans nos bons de caisse », selon Tsiry Andria, un enseignant au lycée moderne d’Ampefiloha (LMA).

Division

La PASEM a rappelé toutes les revendications des enseignants qui n’ont pas été satisfaites. En dehors de la régularisation du paiement des indemnités, ils réclament le recrutement des 8 000 enseignants payés par les associations des parents d’élèves ou Fram, la bonification des enseignants Fram et vacataires et le recrutement des catégories 3 et 4 des enseignants formés dans les Centres régionaux de l’institut national de formation pédagogique (CRINFP).

Le non-paiement des 50 000 ariary a divisé l’avis des enseignants. Certains veulent entamer immédiatement la grève pour les réclamer, d’autres veulent attendre pour ne pas sacrifier les élèves en perturbant une fois de plus une année scolaire déjà courte.

« Nous ne sommes pas rassasiés des astuces pédagogiques prodiguées hebdomadairement par la ministre. Nous avons besoin du paiement des 50 000 ariary. Déjà, nous avons arrêté nos grèves concernant le "panier garni" du président de la république, malgré que nous n’ayons pas connu le résultat de l’enquête de l’Inspection générale de l’Etat (IGE) sur cette affaire. Nous ne pouvons plus nous taire sur revendication qui était déjà prévue pour janvier dernier », selon un enseignant.

Cette assemblée générale des enseignants et membres du personnel administratif décidera ainsi de la cessation ou non des cours, visiblement l’arme préférée des enseignants des établissements publics. La nouvelle ministre de l’Éducation nationale fraichement nommée et très dynamique, Rijasoa Andriamanana Josoa, aura en tout cas du pain sur la planche.

1 commentaire

Vos commentaires

  • 21 février à 13:44 | Turping (#1235)

    Les revendications ayant pour objectif de réclamer les indemnités non payées c’est louable .
    - Il est tout à fait souhaitable à ce qu’il y ait de reformes pour valoriser le statut des enseignants malgaches car la vocation d’être un enseignant est un sacerdoce pour transmettre le savoir .L’ objectif d’atteindre la qualité de l’enseignement et les principes auxquels sont rattachés les valeurs républicaines à inculquer et l’égalité des chances ne sont pas à prendre à la légère . Le socle piédestal pour promouvoir l’égalité de chance relatif au développement éducatif et économique ne sont à prendre à la légère.

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