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Divers

Météorologie

Un service encore mal compris par la population

jeudi 8 novembre 2007 | Volana R.

Une prévision au service de qui ? L’on a l’habitude de ne penser qu’elle ne s’applique qu’aux pêcheurs ou aux transports maritimes et/ou navals. Entretien avec le directeur général, Nimbol Raelinera.

D‘emblée, il souligne que nous sommes maintenant en pleine saison des pluies. « Le paludisme refait surface en ce moment, mais la population a tendance à l’oublier. Avec la chaleur qui prévaut, les moustiques s’en donnent à cœur joie. » En fait, les études météorologiques et climatologiques s’appliquent à tous les domaines sociaux et économiques de la vie d’une nation.

Et pas seulement au niveau national, mais également au niveau international. Pour ce qui est de la santé, une station météo est en cours d’installation dans l’Itasy et Tsiroanomandidy, en collaboration avec l’OMS. « C’est un projet axé surtout sur les études autour du paludisme. Des chercheurs sont en contact permanent avec l’Institut Pasteur ».

Le développement, souci premier

Plusieurs domaines sont touchés par la météorologie et la climatisation. Une prévision météo sur 3 jours à une semaine est envoyée périodiquement au niveau de différentes structures, jusqu’aux communes. Au service des petits pêcheurs, en collaboration avec le Bureau national de Gestion des risques et catastrophes (BNGRC). Mais également une prévision climatologique au service des agriculteurs, une prévision sur trois mois. En fait, « cette dernière prévoit une programmation culturale, ainsi que le choix des cultures ». Chaque région a ses spécificités, et le service météorologique est à même de faire les études y afférentes. « Une politique se doit d’avoir en main une programmation bien ficelée. Les services prodigués par notre direction ne sont que des appuis, certes, mais essentiels. Au niveau de chaque région, une plateforme de développement nécessiterait notre collaboration, surtout qu’en ce moment le gouvernement lance la politique de la Révolution Verte ».

Jusqu’à la construction

« Imaginez une grande construction qui n’a pas pris en compte les ravages qu’elle pourrait subir des éléments naturels. » Et le directeur de prendre l’exemple du coulage du béton, sans savoir qu’une pluie de trois jours sera au rendez-vous avant même qu’il sèche. Ou encore, un pont sur un terrain sujet à des séismes fréquents. Pour conclure, l’exemple d’un projet sous la deuxième République. La « Société Nationale des Allumettes » (SNA) de Moramanga n’a pu se prolonger, du fait que le soufre ne tolère pas l’humidité. « Nous en avons avisé le pouvoir de l’époque, nous savons où en est la société actuellement ».

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