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samedi 8 mai 2021
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Trafic de personnes : Arrestation de cinq suspects

vendredi 9 avril | Mandimbisoa R.

Un réseau de traite de personnes vient d’être démantelé par le service central des enquêtes spécialisées (SCES) auprès de la police nationale à Anosy. Cela a abouti à l’arrestation de cinq personnes.

Les trois victimes étaient prévu être envoyées au Koweït et en Arabie Saoudite. Recrutées dans la ville d’Andapa, elles devaient transiter par les Comores avant de rejoindre leur destination finale. Une des cinq personnes arrêtées dans le cadre de cette affaire s’est rendue à Andapa pour convaincre les trois femmes. Elle les a ensuite hébergés dans la capitale et a compléter leurs dossiers pour préparer le départ, le tout moyennant une somme de 2 millions d’ariary chacune. C’est à travers une source anonyme que les forces de l’ordre ont mis la main sur ces 5 personnes impliquées dans ce trafic le 31 mars à Anosy, Ampitatafika et Itaosy. Plusieurs faux documents ont été découvert par la police chez les trafiquants. C’est le cas, entre autres, de faux cachets de l’ambassade des Comores. Il existe en depuis des années, de véritable réseau de production de faux documents, capable de dupliquer n’importe quel permis ou visa. D’autres complices sont actuellement recherchées par la police dans cette affaires. Les cinq personnes arrêtées sont déjà connues des services de la police, étant des récidivistes. Déférées au Pôle Anti-Corruption (PAC), le 2 avril, dernier, trois d’entre elles ont été placées en détention provisoire. Les deux autres ont pu retrouver la liberté.

L’envoi des travailleurs malgaches dans certains pays à haut risque en matière de protection des droits de l’homme reste pour l’heure suspendu par les autorités malgaches. C’est l’une des raisons pour lesquelles ce genre de manœuvre est réprimée par les forces de l’ordre qui autrefois interpellaient les trafiquants au niveau de l’aéroport international d’Ivato. Depuis sa sortie, le décret de suspension est source de polémiques et de complications. En effet, malgré l’interdiction, des personnes, essentiellement des femmes, continuent à partir clandestinement vers les zones à haut risque. Depuis la suspension, peu de visas de sortie ont été enregistrés à destination des États arabes et bon nombre d’agences de recrutement privées – qui ont proliféré durant la transition – ont perdu leur agrément. En 2015, le nombre d’agences autorisées à envoyer des travailleurs à l’étranger, aux Seychelles, à l’Ile Maurice et à Hong Kong (Chine) était passé de soixante à seulement six. Le reste, dont cinquante-deux agences envoyant des travailleurs vers les Etats arabes, principalement l’Arabie Saoudite, le Koweït et Dubaï, ont vu leur agrément abrogé, selon un rapport du projet REFRAME (Action mondiale pour améliorer le cadre du recrutement de la migration de main-d’œuvre).

Depuis la fin de la guerre du Golfe, au début des années 1990, Madagascar enregistre une hausse significative des mouvements migratoires vers les pays des Etats arabes, parmi lesquels le Liban et le Koweït qui emploient principalement des migrants du secteur domestique.

14 commentaires

Vos commentaires

  • 9 avril à 10:13 | arsonist (#10169)

    Tiens donc !
    Avec ce Bokassa gasy au pouvoir ,
    tout arrive à Madagougou !

    Même le trafic moderne d’esclaves modernes !

    Si on me disait que des membres de ce pouvoir foza sont parmi les responsables de ce trafic moderne d’esclave modernes ,
    je ne serais guère étonné .

    Quand un pouvoir politique s’acoquine avec un Blanc montreur d’enfants gasy miséreux dans le Sud-Ouest de la France ,
    comme les montreurs d’ours du Moyen-Âge l’avaient fait dans les foires ,
    alors plus rien n’est surprenant de la part de ce pouvoir politique .

    • 9 avril à 15:22 | saint-augustin (#9524) répond à arsonist

      Dis donc Arsonist,vous qui connaissez tout ,depuis quel gouvernement le trafic des enfants de Madagascar ont commencé ;parce que je n’ai jamais entendu parlé du temps de Ratsiraky.

    • 9 avril à 15:49 | arsonist (#10169) répond à arsonist

      Dis-donc le saint-augustin qui ne connaît rien :
      qui est ce Ratsiraky ?

      Malheureusement la langue gasy n’est pas assez attrayante pour que certains perdent leur temps à l’apprendre .

  • 9 avril à 10:29 | kartell (#8302)

    Il y aurait 500 femmes Malagasy prisonnières au Moyen-Orient !...
    https://www.koolsaina.com/video-enterrement-malgache-en-arabie-saoudite-fait-le-buzz/

    • 9 avril à 21:02 | lysnorine (#9752) répond à kartell

      MIJINJA NY NAFAFINY FA BE MARENINA ! « 500 femmes Malagasy prisonnières au Moyen-Orient »

      Re kartell 9 avril à 10:29
      « Il y aurait 500 femmes Malagasy prisonnières au Moyen-Orient ! ».

      Tsara ho azy ireo izany ! Mijinja ny nafafiny fa be marenina ! Tsy misy tokony hiraharahain’ny Vahoaka Malagasy sy ny VOLA KELIN’ny Fanjakany azy ireo na tapikany akory aza. Fa izay REHETRA hita kosa fa niray tsikombakomba tamin’ny fanondrana azy ireo nankany ivelany dia tokony HOTAPAHIN-DOHA AVY HATRANY raha vao tratra, TSY MILA ANDANIANA andro, vola, ron-doha akory amin’ny FITSARANA izay efa fantatra fa BE KIBO ny ankamaroan’ny MPITSARA ao anatiny.

  • 9 avril à 11:18 | lé kopé (#10607)

    L’actualité vient de faire paraître l’enterrement d’une de nos compatriotes , en Arabie Saoudite , ou au Koweit ... transportée dans une ...pelle mécanique !!! Malheureusement , la traite continue , et les candidates se bousculent au portillon . Pourquoi , cette tragédie ? Certains pensent , que l’herbe est plus verte ailleurs , et optent pour une solution radicale pour sauver leur peau . C’est pour dire que la population est dans le désarroi total , face à la situation du Pays .Quelles sont les autres méthodes au "menu" pour fuir notre Patrie ?
    - Ceux qui ont les moyens choisissent la voie normale en prenant l’avion avec des papiers en règle. Après , ils essaient de vivre clandestinement comme ils peuvent .
    - D’autres choisissent la voie religieuse , en rentrant dans les ordres (nonne ou curé..)
    - D’autres s’engagent dans la Légion... et la liste n’est pas exhaustive .
    Mais tout cela ne date pas d’hier , mais depuis l’accession du Flibustier au pouvoir . C’est pour dire , la descente aux enfers de notre Pays , et cela continue . Il est où le fond ???

    • 9 avril à 12:34 | Stomato (#3476) répond à lé kopé

      >>Il est où le fond ???<<

      Dans les nappes de pétrole malagasy sous les iles éparses ?

    • 9 avril à 19:50 | FAUVY Bertrand (#9518) répond à lé kopé

      Si Madasikara leur offrait un avenir, elles n’iraient pas vers ces pays musulmans ; je suis français marié à une malgache, c’est très compliqué pour elle, et pour moi, ses enfants ne peuvent venir en France, mais ils ne manquent de rien. Les musulmans sont la pire des choses....

  • 9 avril à 11:26 | Yet another Rabe (#4812)

    Re-,

    Il y en a qui ont du se tromper de chemin en voulant immigrer à Madagougou :

    https://www.actutana.com/depeche/nous-avons-intercepte-3-clandestins-tompokolahy-sy-tompokovavy/

    🤡🤯🤣

    Cordialement
    YaR

    • 9 avril à 15:43 | Vohitra (#7654) répond à Yet another Rabe

      Izao tokoa anie ilay fiteny hoe : niala an Ankatso dia nihazo an Ambohidempona...

      Sy ny hoe : indroa nahita ny maizina toy ny tain omby natsetsin-davaka...

      Vao maika sendra ny loza koa aty no handeha hitonantonana...

  • 9 avril à 12:58 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Assalaamo alaikoum

    "Une des cinq personnes arrêtées dans le cadre de cette affaire s’est rendue à Andapa pour convaincre les trois femmes. Elle les a ensuite hébergés dans la capitale et a compléter leurs dossiers pour préparer le départ, le tout moyennant une somme de 2 millions d’ariary chacune".

    Avec deux millions d’Ariary par personne, le jeu en vaut vraiment la chandelle n’est-ce pas ?
    Qu’est-ce qui se passe dans cette ville d’Andapa ? Une ville productrice de produits de rente et de riz ( grenier à riz de la SAVA) .
    Ce n’est pas avec des mots voire des monts et des merveilles qu’on peut convaincre ces femmes-là de payer 2millions d’Ariary, de risquer leurs vies ( rien qu’avec les moyens de déplacement proposés) et d’aller voir ailleurs n’est-ce pas ?
    Personne ne nous parle de cela car la réalité est toute autre dans cette ville d’Andapa pour ces travailleuses d’Arabie qui ont pignons sur rue voire l’image de la réussite qu’aucun pouvoir dans notre pays depuis l’indépendance n’a pu donner à sa jeunesse en particulier et à sa population en générale n’est-ce pas ?
    Qui ne veut pas réussir sa jeunesse voire sa vie ? Personne évidemment sauf les lanceurs de la première pierre sur tout ce qui bouge en dehors de sa personne n’est-ce pas ? Faisons sien l’adage : "C’est en forgeant qu’on devient forgeron" (Ao anatin’ny mangidy no misy ny mamy ).

    • 9 avril à 13:18 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à plus qu’hier et moins que demain

      2018, une année record pour les envois de fonds dans le monde

      WASHINGTON, 8 avril 2019 — Selon la dernière édition de la note d’information de la Banque mondiale sur les migrations et le développement, les envois de fonds vers les pays à revenu faible et intermédiaire ont atteint un niveau sans précédent en 2018.

      La Banque mondiale estime que les envois de fonds officiellement enregistrés vers les pays à revenu faible et intermédiaire ont atteint 529 milliards de dollars en 2018, soit une progression de 9,6 % par rapport au précédent record de 2017, à 483 milliards de dollars. Si l’on comptabilise également les envois à destination des pays à revenu élevé, les transferts dans le monde se sont élevés à 689 milliards de dollars en 2018, contre 683 milliards l’année précédente.

      Au niveau régional, cette hausse va de pratiquement 7 % en Asie de l’Est et dans le Pacifique à 12 % en Asie du Sud. Le redressement de l’économie et du marché de l’emploi aux États-Unis et le rebond des flux en provenance de certains pays du Conseil de coopération du Golfe et de la Fédération de Russie sous-tendent cette évolution globale. Exclusion faite de la Chine, les envois à destination des pays à revenu faible et intermédiaire en 2018, à 462 milliards de dollars, ont été nettement supérieurs aux investissements directs étrangers (344 milliards).

      En tête des pays bénéficiaires, l’Inde, avec 79 milliards de dollars, suivie par la Chine (67 milliards), le Mexique (36 milliards), les Philippines (34 milliards) et l’Égypte (29 milliards).

      En 2019, les envois à destination des pays à revenu faible et intermédiaire devraient s’établir à 550 milliards de dollars et devenir ainsi leur première source de financement extérieur.

      Selon la base de données de la Banque mondiale sur les coûts des transferts dans le monde, le tarif moyen pour l’envoi de 200 dollars reste élevé, autour de 7 % au premier trimestre de 2019, loin de la cible de 3 % à l’horizon 2030 fixée dans les Objectifs de développement durable (ODD 10.7). En outre, dans de nombreux couloirs de transfert en Afrique et dans les petits États insulaires du Pacifique, il dépasse la barre des 10 %.

      Les banques constituent le mode de transfert le plus coûteux, avec des frais moyens de 11 % au premier trimestre 2019. Les établissements postaux arrivent en deuxième position, qui prélèvent des commissions supérieures à 7 %. En cas de partenariat exclusif entre les bureaux de poste nationaux et un opérateur spécifique, une majoration vient en général alourdir ces frais, de 1,5 % en moyenne mais pouvant aller, dans certains pays, jusqu’à 4 % (données du dernier trimestre de 2018).

      Interrogé sur les solutions permettant de faire baisser ces coûts, Dilip Ratha, auteur principal de la note et chef du programme KNOMAD fait observer que « les envois de fonds sont en passe de devenir la première source de financement extérieur des pays en développement. Or, des transferts monétaires coûteux réduisent les avantages de la migration. Pour accroître la concurrence et rendre les commissions plus supportables, il faut renégocier les partenariats exclusifs et ouvrir le marché à de nouveaux acteurs, via les établissements postaux nationaux, les banques et les entreprises de télécommunications. »

      La note d’information souligne que les mesures d’atténuation des risques prises par les banques, qui ont entraîné notamment la clôture des comptes bancaires de certains intermédiaires, renchérissent le coût des transferts.

      Elle rend également compte des progrès réalisés pour atteindre la cible des ODD visant à réduire les frais de recrutement payés par les travailleurs migrants, qui ont tendance à être importants, surtout pour les personnes peu qualifiées.

      « Des millions de travailleurs migrants peu qualifiés sont victimes de pratiques de recrutement abusives, dont des frais exorbitants. Nous devons redoubler d’efforts pour créer des emplois dans les pays en développement, mais aussi pour surveiller et faire baisser les frais de recrutement acquittés par ces travailleurs », explique Michal Rutkowski, directeur principal du pôle mondial d’expertise en Protection sociale et emploi de la Banque mondiale. La Banque mondiale et l’Organisation internationale du travail se sont associées pour mettre au point des indicateurs sur la question, afin de faciliter la migration de façon ordonnée, sans danger, régulière et responsable.

    • 9 avril à 13:22 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à plus qu’hier et moins que demain

      Tendances régionales
      Les envois de fonds vers la région de l’Asie de l’Est et Pacifique ont progressé de pratiquement 7 %, pour atteindre 143 milliards de dollars en 2018, un rythme supérieur aux 5 % de 2017. Les transferts vers les Philippines ont continué de progresser, atteignant 34 milliards de dollars, mais à un rythme moins soutenu sous l’effet d’un repli des transferts privés en provenance des pays du Golfe. Les flux vers l’Indonésie ont gagné 25 % en 2018, après une année 2017 de stagnation.

      Les envois de fonds vers la région Europe et Asie centrale, qui avaient bondi de 22 % en 2017, ont atteint 59 milliards de dollars en 2018, soit une hausse de 11 %. La bonne tenue de l’activité économique en Pologne, en Russie, en Espagne et aux États-Unis, grands pays d’origine des transferts pour la région, sous-tend cette dynamique. Les pays moins dépendants de ces transferts, comme l’Ouzbékistan, la République kirghize et le Tadjikistan, ont profité du rebond de l’économie russe. Premier pays bénéficiaire de la région, l’Ukraine a capté plus de 14 milliards de dollars de fonds en 2018, soit un bond de 19 % environ par rapport à 2017. Mais une révision de la méthode d’estimation des flux ainsi que la hausse de la demande de travailleurs migrants chez ses voisins expliquent aussi cette évolution.

      Les envois de fonds vers la région Amérique latine et Caraïbes ont augmenté de 10 % en 2018, atteignant 88 milliards de dollars, stimulés par la vigueur de l’économie américaine. Avec environ 36 milliards de dollars reçus en 2018, soit une hausse de 11 % par rapport à 2017, le Mexique reste le principal bénéficiaire de ces transferts dans la région. Grâce à leurs migrants installés en Espagne, la Colombie et l’Équateur ont affiché une hausse de respectivement 16 et 8 %. Trois autres pays ont connu une progression supérieure à 10 % — le Guatemala (13 %), la République dominicaine et le Honduras (10 % chacun) — liée au regain des envois de fonds en provenance des États-Unis.

      Les transferts d’argent vers le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord ont grimpé de 9 % en 2018, à 62 milliards de dollars — une évolution à imputer essentiellement à la progression rapide des transferts vers l’Égypte, d’environ 17 %. Cette dynamique positive devrait perdurer au-delà de 2018, mais à un rythme moins soutenu, autour de 3 % en 2019, freiné par l’essoufflement de l’activité dans la zone euro.

      Les envois de fonds vers l’Asie du Sud ont bondi de 12 % en 2018, à 131 milliards de dollars, en nette hausse par rapport aux 6 % enregistrés en 2017. Ce redémarrage s’explique par l’amélioration de la conjoncture aux États-Unis et un redressement des cours du pétrole qui a eu un effet positif sur les envois de fonds dans certains pays du Golfe. En Inde, les transferts ont augmenté de plus de 14 %, les inondations au Kerala étant probablement à l’origine de cette hausse, les migrants ayant voulu soutenir financièrement leurs familles restées au pays. Au Pakistan, la hausse a été plus modérée (7 %), pénalisée par un recul des envois depuis l’Arabie saoudite, premier pays d’origine de ces transferts. Au Bangladesh, les envois de fonds ont brusquement rebondi en 2018, à 15 %.

      Les envois de fonds vers l’Afrique subsaharienne ont grimpé de pratiquement 10 % en 2018, à 46 milliards de dollars, à la faveur des bonnes performances dans les pays à revenu élevé. En part du produit intérieur brut, les Comores se taillent la part du lion, devant la Gambie, le Lesotho, Cabo Verde, le Libéria, le Zimbabwe, le Sénégal, le Togo, le Ghana et le Nigéria.

      Pour consulter la note d’information et les données les plus récentes sur les migrations et les envois de fonds des migrants, rendez-vous sur www.knomad.org (a). Il est aussi possible de communiquer avec des spécialistes des questions de migration à l’adresse : https://blogs.worldbank.org/peoplemove/ (a).
      COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° : 2019/148
      Contacts
      In Washington
      Rebecca Ong
      rong@worldbank.org
      For broadcast requests
      Huma Imtiaz

      Et Madagascar se trouve où dans ce rapport ? Les conseilleurs ne sont pas les payeurs n’est-ce pas ? Mêmes les iles Comores sont citées.

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