Facebook Twitter Google+ Les dernières actualités
lundi 19 octobre 2020
Antananarivo | 23h27
 

Editorial

Tous pris dans l’engrenage

lundi 16 juillet 2007 | RAW

Il est tout de même étrange que tout le mode se plaint du cours croissant de la vie, et surtout de la dégradation de l’environnement des affaires en raison de situation dominante de certains groupes d’intérêts. Or des opportunités se sont offertes aux sénateurs vendredi dernier pour demander des explications à ces sujets mais il semble qu’ils aient perdu la parole.

 Bien sûr on retiendra ces dénonciations des mauvaises relations entre ministres et sénateurs, mais pour beaucoup il s’agit de problèmes de communication interpersonnelle. Des formations en communication interpersonnelle à l’intention des sénateurs et ministres que l’on peut dispenser au Centre de formation d’Iavoloha, viendront vraisemblablement à bout de ces différends. « Les grands savent toujours s’entendre » dit-on ici bas.

 Timoré, titrait Adelson Razafy de la Gazette ce samedi . Il faut en effet reconnaître que bien de sujets, objets de tous les commentaires les plus récurrents, les plus virulents ont à peine été effleurés. D’autant qu’on avait en face de soi le chef suprême des Armées, le patron de l’Exécutif, le patron des patrons.

 En matière de sécurité, l’obligation de contribution financière des paysans éleveurs à l’entretien des éléments des forces armées en mission de poursuite des « dahalo » fait plus que souffrir ces citoyens-contribuables, et corvéables à merci par les détachements autonomes dans la brousse selon leurs dires. Cette question aurait pu être largement discutée lors de cette rencontre mais apparemment les trente mois de prolongation auraient eu raison de nos sénateurs.

 Pire, les trente mois ont rendu inaudible la voix citoyenne de certaines communes éloignées de la capitale. Des électeurs se sentent spoliés dans leur choix lors des élections des personnes susceptibles d’être désignées chef de quartiers et membres du bureau de fokontany. Ces électeurs ne valent-ils pas plus que ceux de la capitale pour que leurs problèmes ne méritent peut-être pas d’être entendu par le Président de la République ? Les trente mois ont-ils rendu muets ?

Publicité




Publicité

Newsletter

Les actus du jour directement dans votre boîte email

Suivez-nous

Madagascar-Tribune sur FACEBOOK  Madagascar-Tribune sur TWITTER  Madagascar-Tribune sur GOOGLE +  Madagascar-Tribune RSS