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mardi 9 août 2022
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Divers

Accès à la propriété foncière

Situation difficile pour les femmes

lundi 8 octobre 2007 | Lanto

Selon les résultats d’un projet de recherche sur l’implication des femmes dans le foncier menée par la « Solidarité des Intervenants sur le Foncier » ou SIF et « l’International Land Coalition », les groupes vulnérables, spécialement les femmes, accèdent difficilement aux propriétés foncières. Les traditions et les coutumes constituent les obstacles principaux.

Pour les Malgaches, la terre est quelque chose de sacré, d’autant plus qu’elle contribue à la survie via les activités agricoles. Aussi est-elle liée à certaines coutumes. Comme dans la région Amoron’i Mania, plus précisément dans le village d’Ankafobala à Fandriana, la tradition veut que lors du décès du père de famille, le terrain est réparti entre ses fils. Les enfants de sexe féminin ne peuvent bénéficier du moindre lopin de terre. Dans d’autres régions, le fils aîné est le seul héritier. Mariées, les femmes sont rarement concernées par les affaires foncières car elles n’ont pas de droit sur l’héritage de leur mari. L’analphabétisme favorise aussi la situation. En effet, les filles quittent l’école très tôt, sans même achever le premier cycle, pour aider les mères de famille dans les activités ménagères étant donné que ces dernières participent activement aux travaux champêtres. Dans d’autres cas, la reconnaissance des propriétés est un véritable tabous ou un « fady », ce qui constitue le plus grand obstacle à la politique de réforme foncière, outre les inégalités de genre citées plus haut.

Objectif non atteint

Toutefois, l’Etat malgache n’ a pas ménagé ses efforts pour faciliter l’accès des femmes à la propriété foncière et à la sécurisation de cete propriété foncière. Ce qui devrait par la suite inciter tous les producteurs sans distinction de groupes ni de sexe à investir davantage en vue d’une meilleure productivité. Dans ce cadre, de nombreuses actions ont été menées, entre autres, l’informatisation des services domaniaux et la mise en place des guichets fonciers communaux pour plus de proximité. En parlant de guichets fonciers communaux, le président du SIF, Mamy Rajoanesy a déclaré que leur implantation n’a pas toujours résolu les problèmes, notamment pour les propriétés qui font l’objet d’un litige. « Il y a près de deux ans à Faratsiho, a été prévue la délivrance de1000 certificats , mais jusqu’à présent cet objectif n’a pas été atteint pour cette raison », a-t-il déclaré pour illustrer ses propos. Afin de trouver des solutions à ces problèmes, des ateliers regroupant tous les intervenants du foncier seront organisés par le SIF. De plus, une porte ouverte qui exposera toutes les situations relatives aux réformes agraires est prévue pour l’an prochain.

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