Facebook Twitter Google+ Les dernières actualités
vendredi 2 décembre 2022
Antananarivo | 21h52
 

Société

Banque mondiale

Réduction de la prévalence du retard de croissance grâce au programme nutrionnel

mardi 18 octobre | Mandimbisoa R.

Selon la Banque mondiale, la prévalence de retard de croissance des enfants dans le pays a diminué de 42% à 40% au niveau national entre 2018 et 2022. Plus spécifiquement de 51% à 48% dans les neuf régions ciblées par le projet de FAFY (Fanjariantsakafo sy Fahasalamana ifotony) utilisant l’approche-programme à multiphase.

Les progrès réalisés par pays dans le domaine de la nutrition ont d’ailleurs été abordés lors de la présentation du rapport d’étape sur la troisième année du Plan pour le capital humain en Afrique, lors des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque mondiale et du FMI qui se sont déroulées la semaine dernière à Washington.

Le retard de croissance touche quatre enfants de moins de cinq ans sur dix à Madagascar, soit environ 1,7 million d’enfants, ce qui représente l’un des taux les plus élevés au monde. De plus, 7,7% des enfants de moins de cinq ans sont émaciés (trop maigres pour leur taille), augmentant ainsi les risques de morbidité et de mortalité.

Le projet FAFY vient en appui à l’atteinte des objectifs nationaux en matière de nutrition. Ce vaste projet qui s’étend sur une décennie privilégiera les interventions axées sur les 1000 premiers jours de la vie de l’enfant (de la conception à l’âge de deux ans) et vise la réduction de 30%, à l’horizon 2028, de la prévalence du retard de croissance chez les enfants de moins de deux ans dans les régions ciblées, lesquelles affichent les taux de malnutrition chronique les plus élevés. Il s’agit des régions Vakinankaratra, Haute Matsiatra, Amoron’i Mania, Itasy, Alaotra Mangoro, Bongolava, Analamanga et Vatovavy Fitovinany. Par la suite, le projet s’étendra progressivement à 15 régions. Financé par la Banque mondiale à hauteur de 200 millions de dollars sur dix ans, le projet FAFY, entrera à deuxième phase en 2023.

La première phase du programme a permis à plus de 1.875.461 femmes et enfants de moins de cinq ans de recevoir des services de santé et de nutrition par le biais de 4.526 sites communautaires et de 1.081 établissements de soins de santé primaires renforcés et équipés. La deuxième phase restera axée sur l’amélioration de la qualité et de l’accessibilité d’un ensemble de services essentiels en matière de santé reproductive, maternelle et infantile et de nutrition, la création d’une demande et le renforcement des systèmes. La deuxième phase continuera à soutenir les neuf régions de la première phase, et s’étendra sur quatre autres régions : Androy, Anosy, Atsimo Atsinanana et Atsinanana, dont trois sont parmi les régions les plus vulnérables au climat à Madagascar

Avec l’expansion géographique de la deuxième phase, il couvrirait 65 % des enfants de moins de cinq ans à la fin de 2026. D’ici 2028, le programme devrait réduire de 30 % le nombre d’enfants souffrant d’un retard de croissance dans les régions ciblées.

5 commentaires

Vos commentaires

  • 18 octobre à 11:12 | lé kopé (#10607)

    .Nous sommes reconnaissant envers les différents organismes Internationaux qui essaient de se substituer à l’Etat Malagasy ,pour atténuer la souffrance de son peuple . L’UNICEF , le Programme alimentaire Mondial (PAM), et bien d’autres entités, font un travail considérable . Mais là où le bât blesse , c’est l’intervention nauséabonde de certains Dirigeants , qui au lieu de faciliter le travail de ces "humanitaires", leur compliquent plutôt le travail en leur mettant des bâtons dans les roues , S’ils n’obtiennent pas une compensation sur les fonds attribués à la population , ils mettront tout en oeuvre un stratégie, pour que les soutiens des Etrangers soient anéantis . Mais , selon mon humble . avis , une politique de planning familial , pour réguler les naissances, devrait être adoptée. Cette politique pourrait éradiquer le mal à la source ,et éviterait pour les enfants d’avoir une espérance de vie limitée . Salut Les Copains .

    • 18 octobre à 11:33 | Shalom (#2831) répond à lé kopé

      lé kopé,

      Sarotra ho an’ny Ambanilanitra ny resaka "planning familial". Ny mponina an-tanan-dehibe angaha kanefa na izany aza tsy ny rehetra velively.
      Fa raha manana politika mifantoka amin’ny laharam-pahamehana ny mpitondra, inona moa no olana, malalaka ny tany ary mila malagasy maro ny fampandrosoana an’i Madagasikara.
      Saingy izay indrindra no mahakivy satria tsy misy politika mifantoka amin’izany fahamehana izany avy amin’ny mpitondra ankehitriny.

      Jereo ny resaka ataon-dRavalomanana rehefa mitsidika toerana izy : "ny zavatra voalohany tsy maintsy tanterahiko dia : sakafo sy fahasalamana, asa ary fandriampahalemana ho an’ny rehetra tsy an-kanavaka".
      Tsy miresaka "affaire" na "projet" mamirapiratra mihitsy ingama fa dia ny fototra filan’ny Ambanilanitra amin’ny farany ambany indrindra no loha laharana aminy.

      Raha mba izany no nataon-dRainilainga dia tsy ho toa izao ny Ambanilanitra sy i Madagasikara.
      Manodiava tokoa !

  • 18 octobre à 11:47 | observateurtrèslucide (#11344)

    C’est sur ,il n’y a pas que la peste ,il y a aussi l’ insécurité alimentaire et l’insécurité tout court ,puis l’économie qui ne fonctionne pas et puis la corruption ,la désorganisation de l’état et cette mentalité de pourris de l’élite ,les infrastructures mal construites et mal entretenues ou pas du tout !
    La liste est longue ,on comprend ainsi pourquoi les rats quittent le navire ,les arsonist ,shalom et bien d’autres se sont déjà réfugiés notamment chez maman !
    Ils se défendent maladroitement en accusant les autres ,les "crabes" d’être a l’origine de tous les maux de leur pays ,c’est tellement simple ,savent-ils que les observateurs ne croient pas ces mensonges ?

  • 18 octobre à 12:14 | Albatros (#234)

    Je pense que si elle intervient sur le sujet de l’article, la "petite main" du jour mettra en avant le 1er paragraphe en tressant des lauriers à son maître Rajoelinus.

    Mais elle passera sous silence (ou le mettra sur le compte des "prédécesseurs" du César actuel), le 3eme paragraphe de l’article !.

    C’est vrai que : "Le retard de croissance touche quatre enfants de moins de cinq ans sur dix à Madagascar, soit environ 1,7 million d’enfants, ce qui représente l’un des taux les plus élevé au monde." ...... Ce n’est pas très valorisant pour un "médaillé de l’industrie mondiale" !.

  • 19 octobre à 15:49 | pisokely (#9950)

    bjr..
    peut etre, suis je parano ?
    comment en tres peu de temps, on peu observer une variation de PREVALENCE de retard de croissance ? ca s observe sur plusieurs années.. au moins 5 ou 10 ans .. quelques soient les critères retenus, on ne peut pas aller aussi vite que la nature humaine nous le permette.. l amelioration ou la degradation des parametre sous correction prend beaucoup d année, d autant plus que c est un probleme de santé publique, multifactorielle, tres complexes.. techniquement impossible à réaliser en si peu de temps...a moins que c est juste une petite etude pour justifier les depenses du finncement ?

Publicité




Publicité

Newsletter

Les actus du jour directement dans votre boîte email

Suivez-nous

Madagascar-Tribune sur FACEBOOK  Madagascar-Tribune sur TWITTER  Madagascar-Tribune sur GOOGLE +  Madagascar-Tribune RSS