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Editorial

Rajakom-bazaha ?

lundi 2 août 2010 |  6992 visites  | Ndimby A.

Le rapport du Malgache avec le Vahiny (l’étranger) est sans aucun doute un phénomène complexe, entre attraction et répulsion, entre amour et haine, entre admiration et jalousie. Le Malgache citadin critiquera avec véhémence les étrangers, mais fera tout pour s’exprimer correctement dans une langue étrangère, le français bien sûr, l’anglais de plus en plus. Il abordera un comportement et des codes occidentalisés, dans son langage, son habillement, et ses loisirs.

Dans les photos de rencontres internationales, les délégués de certaines autres nationalités africaines ou asiatiques rivalisent d’élégance dans leurs costumes traditionnels, tandis que les Malgaches (quand ils ne sont pas empêchés d’être présents ou de parler à la tribune) préfèrent singer les blancs en costume-cravate. À lire donc ici le superbe poème Rajakom-bazaha de Jean Narivony, que tout Malgache devrait connaitre par cœur. En ville, quel cadre supérieur, enseignant, élève, chef d’entreprise, député ou médecin oserait venir en malabary et lamba au travail ou se marier dans ce costume, sans crainte de se voir jeter des regards de réprobation de la part de ceux pour qui le malabary est destiné aux receveurs de taxi-be et aux vendeurs de légumes ? Seule exception que l’on notera : le général Ramakavelo. Ce sera le seul mérite actuel que nous reconnaitrons à cet officier flamboyant au début des années 90, mais qui finira lamentablement par cirer les pompes d’un régime de putschistes.

De l’habit qui fait le moine au discours qui fait le prêtre, il n’y a qu’un pas. Je ne puis m’empêcher de ricaner en mon for intérieur devant ces personnes qui s’obstinent fièrement à parler en français en public ou au téléphone, en alignant pourtant dans chaque phrase des tombereaux entiers de fautes de grammaire, de syntaxe et de style qui donneraient la diarrhée à Victor Hugo. Avec toujours la petite excuse classique de l’hymne à la médiocrité : ce n’est pas grave pour nous autres Malgaches de faire des fautes dans une langue étrangère, car ce n’est pas notre langue maternelle.

Le respect que je voue à certains chantres de la malgachéité tout en étant polyglottes distingués, m’a au moins appris une chose. Même en maîtrisant le français à la perfection, lorsqu’il s’agit de parler en malgache, il est hors de question que l’on se livre à un mélange des langues de Molière et de Rabearivelo en une espèce de charabia frangasy, que pratiquent pourtant avec délectation les demoiselles de bonne famille. « Vrrrrrrrraiment akia aaa, ce mec là, tena hitako hoe il est vraiment mandrerrrrrrrraka be. Je te jurrrrrre akia aaaa ». À force de rouler, les « r » finiront bien par atteindre la mer.

Sans oublier ces « experts » et cadres interviewés sur l’audiovisuel, et qui polluent avec fierté leur malgache de mots et d’expressions françaises, plus par paresse et vanité que par incompétence. Sans doute, des gens qui pensent que saupoudrer son malgache de mots français fait paraitre plus savant, un peu comme un chien qui joue de la clarinette au cirque. Mais il y a aussi des Gasy au cerveau ramolli qui estiment que leur langue natale est insuffisante pour exprimer intelligemment des idées. D’où ce gout prononcé pour l’abominable vary amin’akotry, que certains osent présenter comme un succulent vary amin’anana.

Autre point qui m’a toujours étonné : certaines personnes considèrent que pour le même concept ou la même partie anatomique, la langue malgache est plus choquante que le français. Par exemple (espérons que le modérateur soit encore en vacances) [1], dire « fesses » serait mignon, mais dire « vody » serait une infamie. Je ne sais donc trop si le premier vocable sous-entend un postérieur bien propret, tandis que le second évoque plutôt un gros derrière bien crasseux et mal rasé [2]. Car il est plus qu’étrange que pour une même région du corps, la francophonie donne selon le point de vue de certains une valeur ajoutée. Et encore, là je ne parle que du côté verso.

Il est d’ailleurs remarquable de voir tous ces jeunes Malgaches attablés dans des endroits branchés de Tana (Planète, Cookie Shop) et deviser de telle sorte qu’on se croirait dans un café parisien, du moins à l’audio. Et même quelquefois au visuel : tennis Converse, jean Ethnies, tee-shirt dernier cri et coupe « emo » du galopin qui ne connait pas le coiffeur. Et à côté, une adolescente qui tire avec frénésie sur sa cigarette, en tâtant de temps à autre l’élastique de son string pour vérifier qu’il dépasse bien.

Pour la recherche d’une mondialisation culturelle maitrisée

Il ne s’agit pas ici d’appeler à l’autarcie ou au retour au XIXème siècle, comme le souhaiteraient sans doute les obscurantistes d’Otrikafo. On ne va pas appeler au retour aux salaka, aux repas sur des ravin’akondro et à la cuisine sur du tain’omby. Mais là où nous voulons attirer l’attention, c’est sur le fait que nos jeunes générations ont du mal à concilier leur culture malgache avec celle mondialisée qui s’impose à eux de plus en plus. Nous autres adultes en sommes en grande partie responsables, par manque de vigilance, par je m’en-foutisme ou par aveuglement sur la nécessité de les orienter vers une synergie de la culture innée avec celle acquise. Dans bon nombre de familles, avoir un petit enfant qui « mi-speak » (entendre par là parler couramment le français) est un sujet de fierté, même si cela se fait au détriment du malgache. Et les minettes (adolescentes ou non) se font plus aisément dragouiller en français qu’en malgache : un « salut, t’écoutes quoi sur ton iPod » aura donc a priori plus de succès qu’un « ahoana retsy, manasa hihinana koba e ». C’est donc le boulevard ouvert aux pratiquantes du sport devenu (pour certaines) national du « mahazàka vazaha ». Je me demande d’ailleurs si les Malgaches des villes, dans les classes moyennes et au-delà, sauront encore parler un malgache pur et présenter des condoléances à la mode traditionnelle dans 20 ans.

Nous autres Malgaches avons du mal à nous assumer avec fierté. Le sport et la musique auraient pu contribuer à donner à notre jeunesse certains modèles. Hélas ces domaines n’ont jamais bénéficié de réels efforts de nos gouvernants, dont certains se sont même tellement fourvoyés dans l’effort de masse, qu’ils en ont oublié que c’est le niveau de l’élite qui permet de servir d’exemple. À défaut d’élite pour faire rêver notre jeunesse, celle-ci se contentera donc des DJ et des gros bras de service. Rappelons qu’il y a quelques années, deux des vedettes de l’équipe nationale étaient officiellement surnommés Haja « Maradona » et Nicolas « N’kono ». Et il y a une vingtaine d’années, un chanteur de reggae se faisait appeler « Bob Marley malagasy ».

Et même maintenant, les anecdotes cocasses continuent. Ainsi, une joueuse invétérée de PMU me disait qu’elle avait confiance dans ce jeu car « io kilalao io nataon’ny vazaha, ary ny vazaha tsy mba mandainga » [3]. Une quadragénaire qui vient de quitter son Malgache de mari et leurs deux enfants pour se mettre en ménage avec un septuagénaire français, m’a expliqué sa décision d’un « ny vazaha tsy mba mampijaly vady ary tsy mampirafy » [4]. Et ce père de famille, cadre moyen dans une PME d’Antananarivo et qui rêve de s’expatrier pour devenir chauffeur-livreur à Paris : il n’y a pas de sot métier, on peut même devenir ministre après si la chance veille sur vous. Sans oublier un businessman karana, qui m’a avoué un peu tristement qu’il recrutait des cadres supérieurs français pour gérer ses entreprises, car les employés malgaches étaient plus respectueux avec eux qu’avec les Gasy ou les Karana.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, le débat n’est pas seulement philosophique. Une jeunesse en perte de repères n’est qu’une future génération de dirigeants et de décideurs sans balises culturelles nationales. Des jeunes colonisés culturels seront de futurs dirigeants colonisés dans leur tête, pour lesquels la seule référence se trouvera au Palais de l’Elysée. Dans ce contexte où tout ce qui est vazaha semble être bon à prendre (la langue, la mode, la mentalité, les hommes…), comment s’étonner que dans une crise politique, l’étranger soit systématiquement considéré comme recours et arbitre, et que la réaction des bailleurs de fonds et des grandes capitales soit la première que l’on guette ? En 1991, 2002 et 2009, la première chose que les animateurs de mouvements de contestation de rue ont faite fut de tenter de séduire la communauté internationale sur le bien-fondé de leurs arguments foireux.

Sans doute faut-il alors voir également dans notre propre culture la raison de la prépondérance prise par la Communauté internationale dans l’imaginaire public. Alors c’est bien beau de se plaindre du mode de gestion de la crise 2009 par le Groupe international de contact, mais il faut reconnaître une chose : si on a du faire appel à une médiation étrangère, c’est parce que nous autres Malgaches n’avons pas été capables de mettre en place une plateforme nationale crédible et efficiente. Le hâtif sera de sensibilité suspicieuse envers les Africains, pour cause de position de l’Union africaine et de la SADC peu conforme avec ses âneries. Le zanak’i dada sera de sensibilité méfiante envers les Français, pour cause de soupçon de soutien de la France aux auteurs du coup d’État actuel. Et malgré cela et son naturel xénophobe affiché, la plupart des Malgaches rêvera d’avoir des diplômes étrangers et de s’expatrier. C’est donc ce paradoxe insoluble qui explique sans doute une certaine schizophrénie chez la plupart d’entre nous.

Notes

[1Note du modérateur : je suis bien là, mais je sais raison garder.

[2Note du modérateur : là, j’ai quand même plutôt hésité…

[3« c’est un jeu créé par les vazaha, et les vazaha ne mentent pas. »

[4« les vazaha ne font pas souffrir leurs femmes et ne les trompent pas ».

53 commentaires

Vos commentaires

  • 2 août 2010 à 08:46 | râleur (#3702)

    sacré Ndimby,

    Toujours ce talent d’appuyer là où cela fait mal.

    Il y a aussi les émissions tv qui copient se qui se fait ailleurs. A quand un vrai pazzapa avec des hira gasy et des vakodrazana ? En Asie (indonésie, Malaysie, Cambodge, Vietnam,..) ils produisent des émissions tv basées sur des principes existants mais adaptées à la culture locale. Et le succès est au rdv.

    En Malaysie, vous avez certainement entendu parler du concours type pazzapa, mais pour désigner le futur Imam, avec comme prix à la cle’un voyage à la Mecque avec étude du Coran et la prise en charge d’une mosquée au retour de pélérinage. L’émission a eu un succès fou dans toute la Malaysie

    • 2 août 2010 à 09:46 | Bena (#494) répond à râleur

      je n’ai jamais admiré la singerie de ramaka ; dans quel coin de ce pays s’habille-t-on de cette manière ? je pense que costume cravate est international, ce n’est pas US ou UE, c’est pour tout le monde, il n’y a pas de quoi avoir honte à le porter.

      ce que je déteste vraiment, ce sont ces jeunes animateurs et animatrices de TV (surtout à rta) qui n’ont aucune éduation de base et s’exprime de manière à déraciner la langue malagasy avec un langage foza orana (mihintsiny, angambany, konkoa, ngodabe, mankony, tokotrany ...) car beaucoup de gens s’identifieront à eux. c’est à l’image d’un laitier et d’un dj ?

  • 2 août 2010 à 09:33 | FeoIray (#341)

    j’admets que les USA est un pays de contradictions (capitalismes et humanité, capitalismes et volontariat, etc...)

    mais au lieu de tourner vers l’hexagone, qui est pays qui n’a plus à offrir (economique ? culturelle ??? ...)

    pourquoi ne pas demander la jeunesse malagasy de tourner leurs yeux vers les USA, un pays où le travail dur sera TOUJOURS recompensé, et un pays qui a toujours à offrir (opportunité economique, culture, ...) !

    Commencer par maitriser la langue anglaise !

    • 2 août 2010 à 09:50 | racynt (#1557) répond à FeoIray

      Est-on vraiment obligé d’orienter nos jeunes vers d’autres cultures pour qu’ils réussissent ? Je suis d’accord pour ce qui est d’apprendre les langues étrangères, d’apprendre à connaître les cultures étrangères . Cependant apprendre ne veut pas dire copier , car ils peuvent très bien maîtriser les langues étrangères tout en maîtrisant aussi notre langue maternelle, et connaître les diverses cultures occidentales tout en gardant la culture Malagasy.

      Sinon bravo à Ndimby pour cet article qui doit certainement visé plus d’un , et que dire de la « diaspora malagasy » qui ne fait aucun effort d’apprendre à leurs enfants à parler la langue maternelle une fois qu’ils sont à l’étranger alors que les africains, les sinoa et les karana ici , même les espagnols,... apprennent à leurs enfants leur propre langue maternelle avant de leur apprendre la langue française ou anglaise ou autre. Décidément, il n’y a que les malagasy qui rejettent leur langue et culture :’( , alors que les autres en sont fières...

    • 2 août 2010 à 20:50 | poiuyt (#584) répond à FeoIray

      C’est sûrement à cause des conjonctures actuelles que le débat est resté sur le COUPLE français/malgache ou malgache/français. C’est donc rester sur la politique et cette francophilie TRADITIONNELLE sur laquelle il y a beaucoup à écrire, car elle empêche de s’émanciper. Elle oblige à s’appuyer sur un membre qui s’atrophie d’année en année. Madagascar le fait probablement par amour, mais est-ce réciproque ? ? ? Madagascar ferait mieux de prendre son indépendance, pour pouvoir mieux aider plus tard, mais de son plein gré.

      Car il existe aussi le couple tanindrana/merina, où il est quasiment les mêmes complexes de comportements et de pensées. Inconsciemment, ou consciemment, beaucoup mettraient bien le mot « NIVEAU » à la place de « couple », NIVEAU tanindrana/merina, et dans ce cas, s’il fallait trouver une raison d’être pour cette idée de remplacement, beaucoup proposeraient à risque un espèce de racisme, et plutôt du racisme d’ordination que de ségrégation.

      Dans une réunion de malgaches de Zafy, un des « officiels » a affirmé que les « merina » et les côtiers ne sont pas pareils, mais doivent être ensemble. Ainsi, et effectivement en France, ils ne se côtoyent pas.

      Parmi les gens qui postent ici en français exclusivement, quel pourcentage proche de 100 sont-ils côtiers ? Si ceux-là se mettaient à écrire en « malgache » , combien parmi tous zaperaient le post, sous le prétexte intime, conscient ou inconscient, que . . . ce n’est pas du français d’abord, ni du malgache ensuite ?

      Se bâtir une unité de mesure, si c’est pour être inférieur, mieux vaut chercher autre chose. Il faut avoir voyagé pour savoir que la terre est la même quand on la foule, l’herbe pousse aussi bien, les insensés existent, PARTOUT et de toutes les couleurs. Il n’y a donc pas de MAUDITS, encore moins d’inégalités innées.

      En fait, pour ce sujet, aussi c’est comme pour des élections, l’humain est difficile à saisir.

      On fait ce qu’on peut. Il ne faut pas trop penser.

    • 5 août 2010 à 02:55 | tovo (#690) répond à FeoIray

      je lis votre missive et je me sens obligé de vous dire qu’ayant connu la réalité des USA pendant de longues années, je me dois de vous faire savoir que les USA et tout les superlatifs qu’on en donne sont vrais pour une petite minorité, comme partout dans le monde. Si faire trois ou quatre engagements pour vivre décemment est pour vous le modèle, libre à vous de le vouloir. Dans la plupart des pays occidentaux, je peux vous certifier que 70% des malgaches, qui sont des travailleurs étrangers et même ceux qui sont devenus des nationaux, sont des travailleurs du tertiaire.

      Mon conseil, si vous me le permettez, c’est de faire que notre pauvre pays, au propre comme au figuré, ne soit pas lésé de ses forces vives, de ses ressources comme actuellement.
      Les espoirs de nos ainés dont nous sommes les dépositaires devraient nous servir de guide.

      Ces pseudo politiciens qui nous spolient depuis des dizaines d’années devraient arrêter de discourir à longueur de temps pour moins polluer l’air des miasmes de leur nocivité.

  • 2 août 2010 à 10:00 | vorondolo (#4135)

    Andao hatomboka eto amin’ity gazetinareo ity ny fitenenana teny gasy raha izany e ! Sa natao ho vakin’ny rajakom-bazaha ity gazety ity ?? mijere fitaratra kely aloha ra-Ndimby fa soa hianao ihany no manamafy horina ny teny frantsay eto amin’ny tanàna, sy mamporisika ny tanora hi-spiky hoatranao soa mba mahazo toerana ato amin’ny Tribune koa izy. Ary nankaiza kosa ary i MOKS, ilay mpandika tenin-dRavalomanana tany am-boalohany !!!toa hadino daholo izany dia iny nivoaka ny « la pont » sy ny « tatezana » !!!Naninona ary no tsy notohizan’ i Ravalomanana ireny manana mpandika teny ireny hoy hianao ? dia nanjary ny « speak inglisy » izy avy eo fa io hono no manavanana azy kokoa !!! Dia navoaka ny « chief of staff », ny « leader ship »,etc... dia nidona amin’ny rindrina no niafarany marina !!!INCREDIBLE MALAGASY COMPLEX, Sorry !

  • 2 août 2010 à 10:00 | Rainivoanjo (#1030)

    « Des jeunes colonisés culturels seront de futurs dirigeants colonisés dans leur tête, pour lesquels la seule référence se trouvera au Palais de l’Elysée. » : il y a d’autres dirigeants colonisés dans leur tête qui ont d’autres références qu’au Palais de l’Elysée. Je ne vais vous citer tous ces dirigeants des ex-pays de l’Est ou d’ailleurs qui sont laquais du super-empire. A moins qu’être laquais du super-empire n’est pas être laquais. De toute façon, les puissances étrangères préfèrent toujours des « dirigeants » à leurs bottes, ouverts ou cachés.

  • 2 août 2010 à 10:16 | observatrice (#2065)

    l’ouverture à d’autres langues dès l’enfance devrait en principe ouvrir l’enfant à d’autres civilisations ; mais pour aller vers les autres, il faudrait bien connaître la sienne d’abord et malheureusement, les jeunes parents connaissent de moins en moins la culture malagasy et on ne peut transmettre que ce que l’on possède !

  • 2 août 2010 à 10:21 | Fanoro (#1962)

    Merci pour cet édito. Le phénomène n’est pas actuel. Le malgache, surtout tananarivien a toujours eu ce comportement de singe. La première fois que j’ai entendu le chef des putchistes parler en malgache et rouler ses « rrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr », j’ai eu honte pour lui qui se veut être le premier des malgaches. Je me suis dit, il parle peut-être mieux le français et oh surprise, le voici dans un interview en français, avec des tas de fautes de grammaires...aussi lamentable tous ces ministres qui ne peuvent s’exprimer correctement en malgache, sans y placer des mots en français ou pire parler tout simplement en français comme si tous les malgaches, au fin fond de leur campagne savent tous s’exprimer dans cette langue. Ceux là ne sont donc pas important, s’ils ne comprennent pas ce que ces gouvernants veulent dire, pas grave !!! On dirait que les malgaches ont honte de leur langue !
    J’ai été ravi quand Ravalomanana a remis le malgache comme langue d’enseignement dans l’éducation de base. Quoi de plus fondamental que de se structurer dans sa propre langue. Le malgache est une langue subtile qui véhicule nos us et coutumes. Les jeunes ne savent plus les proverbes ni les hainteny ni les angano...c’est grave ! Et je rigole quand j’entends dire qu’il faut apprendre en français pour faciliter ensuite les études supérieures ? Combien de malgaches sont allés faire leur études en Allemagne, aux USA, en Russie, au Japon...et qui on parfaitement réussis alors qu’ils ont été formés en français ???

    Et c’est vrai, il y aussi cette singerie au niveau de l’habillement et du comportement. Et toujours ce costume 3 pièces ridicules que les malgaches s’accoutrent même à 35°C !
    Des complexés, voila que sont les malgaches. Se prend pour un vazaha mais dès qu’il est en face c’est « oui môssié » !

  • 2 août 2010 à 10:22 | Feno (#2238)

    Effectivement c’est un sujet qui fait mal. Ce phénomène explique sans doute aussi en partie pourquoi nous, Malagasy, avons encore beaucoup de travail et de progrès à faire pour nous en sortir. Les politiciens, seuls, aussi bons qu’ils soient (depuis l’indépendance jusqu’à aujourd’hui, il faut dire qu’il n’y en a pas eu beaucoup) ne peuvent pas y arriver. Il faudrait un changement de mentalité assez conséquent. Le cas cité par Ndimby de ce businessman Karana qui a dû embaucher des cadres Français pour gérer son entreprise n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Autre exemple flagrant de comportement bizarre, pour ne pas dire inadmissible : un client Malagasy se présente au rayon boucherie d’une grande surface. Celui ou celle qui s’occupe du rayon tourne le dos car s’occupant d’un gros morceau de viande à découper pour réapprovisionner le rayon, et par conséquent ne voit pas le client Gasy. Un client Vazaha se pointe quelques instants après. Le boucher se retourne ayant fini sa tâche, voit d’un coin de l’oeil le client Gasy (qui attendait déjà depuis un certain moment) et ... s’empresse directement de servir le client Vazaha. Dans un monde à peu près normal, n’ayant pas vu qui de l’un ou de l’autre est arrivé en premier, on aurait posé naturellement la question : « c’est à qui ? ». Ben non, le Vazaha passe avant. Vous faites copier-coller, et ça marche aussi assez souvent dans un magasin de chaussures ou de vêtements. Une cliente Vazaha sera mieux servie que n’importe quelle quidam Malagasy qui se présentera dans le magasin.
    Autre exemple de complexe du « je préfère l’étranger » : une société Malagasy qui souhaite sous-traiter une de ses activités à d’autres entreprises. Cette société lance un appel d’offre. Plusieurs sociétés (Malagasy, étrangères pour ne pas dire Françaises le plus souvent, déjà implantées à Madagascar) répondent. Parfois la société Malagasy proposera le prix le plus intéressant. Et bien non, le contrat reviendra à l’entreprise étrangère. Allez savoir pourquoi ... Manque de confiance ? Il y a sûrement un peu de cela. Les entreprises Malagasy (dirigées par des Malagasy), lorsqu’elles ne marchent pas, c’est « normal ». Lorsqu’elles prospèrent, elles sont mal vues (par certains Malagasy, par des concurrents Malagasy), et les coups bas pour les (faire re)descendre ne manquent pas. Bien entendu, dans ce que je dis là, je n’entends pas tout généraliser : il est des cas où cela se passe très bien, mais ils sont trop rares à mon goût.
    Tout ça pour dire que le développement de Madagascar ne peut pas se baser uniquement sur une bonne gouvernance. Il doit aussi se baser sur un autre comportement du Malagasy envers le Malagasy, d’un individu de n’importe quelle classe envers un autre de n’importe quelle autre classe. Et je crois qu’il n’y a pas de secret : tout ceci doit faire l’objet de l’Education avec un grand E. Peut-être faudrait-il un certain courage politique pour réformer l’Education et aller dans ce sens (encore faudrait-il que les politiciens au pouvoir montrent l’exemple). Mais tout ne peut venir de la politique. Il faudrait que cela vienne des ménages eux-mêmes. Idéalement des parents. En cas de défection (problèmes d’alcool, de violences, de moralité douteuse, etc), l’école devrait jouer aussi un rôle important, et aller au-delà de l’enseignement de base. L’idée n’étant pas d’imposer aux élèves quoi que ce soit, l’idée étant de donner aux élèves les outils nécessaires pour les aider à réfléchir, et à leur faire comprendre en quoi ce qu’ils pensent, ce qu’ils veulent faire, et comment ils se comporteront lorsqu’ils seront plus âgés, sera déterminant pour le bien du pays.

  • 2 août 2010 à 11:22 | zaka (#1418)

    L’apparence exterieure a toujours été le souci majeur du malgache moyen,, pas tous heureusement . Le citadin est la cible de cet editorial,, Ndimby a raison. J’ai connu une famille qui habite une sordide cabane et qui roule en voiture le Dimanche.
    - Ndimby a raison,,, mais il ne faut pas trop le crier sur les toits ,,,« maha menatra. »
    - A propos de la langue malagasy,, voilà une belle langue qui gagne à être connue par les malgaches eux mêmes. Heureusement qu’il y a des organismes qui initient ceux qui le veulent bien à l’art du discours. Le discours fait partie de la tradition malgache ; et je donnerais une fortune pour être en mesure de répondre à celui qui prononce le discours lors des céremonies de fiançailles, (fananteram’body ondry). La langue malagasy est riche, concise et précise. Essayez de trouver l’équivalent de « mitrotro », de « mibaby », en français. Vous êtes obligés d’utiliser un periphrase pour traduire.
    - Ce qui me navre le plus, c’est le comportement des familles malgaches à l’étranger. Les parents parlent français ou allemands à leur progéniture au lieu de leur parler malgache. Beaucoup de jeunes malgaches ne parlent pas leur langue maternelle. Vous avez vu vous des jeunes arabes nés en France qui ne parlent pas arabe ??? ou des jeunes hindous,, ou chinois. Les malgaches mettent un point d’honneur à ce que leurs enfants ne s’exprimment pas en leur langue,, c’est un tort, car ils se privent d’une ouverture,, et ils attirent les quolibets de leurs compatriotes, quand ils viennent à Madagascar.
    - Ndimby a adressé un registre important des mauvaises habitudes du malgache. Il est vrai que les malgaches ne se font pas confiance entre eux. C’est un relent de l’atavisme colonial,, le malgache a besoin du baton de l’autorité, il n’aime pas que cette autorité soit détenue par un compatriote. Il préfererait être commandé par un « gueulard sans instruction français » que par un polytechnicien malgache. C’est triste mais c’est comme çà.

    • 2 août 2010 à 11:57 | Stomato (#3476) répond à zaka

      « Le comportement navrant des malgaches à l’étranger » : Je connais pas mal de couples malgaches établis en Europe qui perlent peu ou pas du tout le malgache a leurs enfants.
      Il y a de multiples raisons a cela, et il serait déplaisant de les critiquer sans connaitre leurs raisons.
      Certains malgaches ont été expulsés du pays pour des raisons politiques, d’autres ont eu une formation supérieure en Europe, formation qu’ils ne pouvaient pas valoriser au pays. Obligés de travailler tous les deux leurs enfants devaient aller à l’école du pays d’accueil, pays où généralement le malgache n’est pas du tout connu.
      Paradoxalement les enfants sont très demandeurs de connaissances sur le pays de leur ou leurs parent(s). Beaucoup sont déçus par leur première visite.

      « Les malgaches ne se font pas confiance entre eux... ». Je n’ai pas vraiment d’exemples de ceci, mais plusieurs expériences qui m’ont montrés un certain manque de fiabilité de la part de malgaches à l’égard d’autres malgaches. Manque de fiabilité concernant la livraison d’un travail commandé et accepté par le prestataire. L’avis de non livraison était souvent délivré le jour prévu, dans le meilleur des cas la veille.
      Paradoxalement cela ne se passe pas de cette manière entre malgaches en Europe. Est-ce cela aussi un « un relent de l’atavisme colonial » ?
      On peut toujours utiliser cette excuse, ça ne mange pas de pain.

    • 2 août 2010 à 13:40 | racynt (#1557) répond à Stomato

      Stomato, multiples raisons dites vous ? Nous aussi on est deux à travailler dans notre couple mais cela ne nous a jamais empêché de parler en Malagasy avec nos enfants, dès qu’ils traversent la porte de notre maison, ils ne parlent pas un seul mot de français et pourtant avec leurs copains à l’école, à la crèche ils parlent en français.

      Et si vous parlez de ceux qui ont été expulsé pour des raisons politiques, ce n’est pas une raison pour moi de renier sa langue maternelle car ce n’est pas la langue qui les ont expulsées que je sache. En plus la plupart des réfugiés politiques ici en France ont des enfants qui parlent leur langues maternelles, qu’ils soient arabes, pakistanais, africains, indiens, chinois..., il n’y a que les enfants malgaches qui ne connaissent pas la leur et tout les prétexte sont bons pour ces parents pour justifier cela.

      Et puis les miens n’ont pas du tout été déçus de voir Madagascar, depuis notre retour , ils n’ont qu’une seule hâte c’est de retourner à Madagascar un jour.

    • 2 août 2010 à 14:20 | Stomato (#3476) répond à racynt

      Racynt, votre intransigeance et votre manque de compréhension voire compassion est exemplaire.
      Mais n’est pas typique des malagasy « traditionnels » et cultivés que j’ai eu le plaisir et l’honneur de fréquenter.

    • 2 août 2010 à 14:43 | racynt (#1557) répond à Stomato

      C’est quoi en fait le malagasy « traditionnels » et cultivés que vous avez aimé fréquentez ? Si c’est ceux dont vous faites allusion souvent sur le forum, vous ferez mieux de tourner la page en bon ancien colon que vous êtes, la colonisation est terminée, même si certain vazaha ont encore la nostalgie étant donné qu’ils aiment bien être considérer comme maître et seigneur.

    • 2 août 2010 à 18:20 | Stomato (#3476) répond à racynt

      Le Malagasy « traditionnel » est celui qui est capable de discuter en acceptant d’écouter les arguments de l’autre.
      C’est celui qui est capable de s’assumer sans « a-plat-ventrisme ».

      Vous m’accusez d’être un ancien colon, dans une certaine mesure cela me flatte, car je suis quelque chose, pas une chose très honorable, mais je suis quelque chose.
      Pouvez vous dire la même chose ?

      Ma relation à Madagascar et aux Malgaches est très claire et ne me pose aucuns problèmes.
      Je continue à m’intéresser à Madagascar, bien que j’aie décidé de ne plus y retourner.
      Je continue a oeuvrer pour des actions très précises concernant des Malagasy.
      Mais je n’ai plus besoin de Madagascar pour vivre.

      Lors de mon séjour à Madagascar, je travaillais sous la direction d’une Malgache et la quasi totalité de mes collègues étaient Malgaches.
      C’est peut-être la raison qui me fait penser que les dérives verbales et comportementales de certains Malgaches sont dues aux individus, et pas à leur qualité.
      C’est une autre chose que m’ont fait réaliser des Malagasy « cultivés », même si certains ne sont jamais allés plus loin que le CEPE.

    • 2 août 2010 à 20:57 | racynt (#1557) répond à Stomato

      « Le Malagasy « traditionnel » est celui qui est capable de discuter en acceptant d’écouter les arguments de l’autre. »

      J’ai plutôt l’impression en vous lisant que pour vous le Malagasy « traditionnel » ce n’est pas seulement celui qui accepte d’écouter les arguments de l’autre mais c’est surtout celui qui est tout le temps d’accord avec les arguments de l’autre car vos arguments je les ai bel et bien écoutez mais je m’y suis opposer et dans le fond, vous aurez préférez que je ne m’y oppose pas comme les Malagasy traditionnel que vous aimez bien. Je vous rappelle donc encore une fois de plus que la colonisation est terminée et les Malagasy on le droit d’avoir leur propre opinion et ce n’est pas à vous de nous dicter ce que l’on doit penser ou pas de tel ou tel chose.

      C’est aussi pour cela que je vous ai traité de colon car on voit bien que vous sous estimez les Malagasy en les croyant naïfs. Et quand vous dites « dans une certaine mesure cela me flatte, car je suis quelque chose, pas une chose très honorable, mais je suis quelque chose. » Voilà le genre de mentalité de vazaha qui n’honore pas du tout votre pays d’origine.

    • 2 août 2010 à 20:59 | racynt (#1557) répond à racynt

      Et pour finir je vais vous en rajouter une bien bonne, Hitler lui aussi était quelque chose, quelque chose de pas très honorable mais quelque chose quand même

    • 3 août 2010 à 11:24 | Ny ando (#1495) répond à Stomato

      Ah, Stomato, Stomato, bonjour !

      Vivant en France, pourquoi voulez-vous que les Malgaches ne privilégient pas la nage française ? « Travaille ton crawl » chantait Nougaro, les requins sont partout.

      Et vous-même, si vous vivez à Madagascar, je pourrais vous reprocher de vous exprimer ici en français...

      Quant à l’édito en malgache, je préfère que Ndimby A. choisisse la langue qu’il maîtrise, dans quoi il a lu et s’est instruit faute de documents, plutôt que d’écrire en frangasy.

      Le problème est vieux. Dès 1885, Philippe d’Orléans, dans L’Ame du voyageur chez Calmann-Lévy, pointait l’imitation des Occidentaux (ne me dites pas que les intérêts coloniaux y étaient étrangers). En 1995, il y a eu polémique sur plusieurs jours dans L’Express de Madagascar, synthétisée par le titre « Dis, Glossie [diglossie], le français n’est pas mon langue » (ne me dites pas que les intérêts postcoloniaux y sont étrangers)

      Stomato, Stomato, ah Stomato ! Bonne journée à vous.

  • 2 août 2010 à 11:31 | da fily (#2745)

    Ay, tena manaikitra mihitsy izy izany...

    Je reste perplexe et effectivement sur mon fessier quand je voyais, et continue de voir mes contemporains malagasys avoir des comportements bizarres dans la schyzophrénie la plus assumée !

    De mémoire, il n’y a assurément pas de place, dans l’inconscient malagasy, pour 2 cultures, ou alors cela se fait difficilement. Je m’explique : l’un a du mal à compléter l’autre. A de rares exceptions près, il est assez rare de trouver chez le malagasy, une parfaite complémentarité entre 2 cultures, nous apprécierons ici la dualité franco-malagasy qui est la plus ancienne et la plus courante. De part notre histoire tumultueuse avec l’ex-colon, il a été souvent de bon ton de tourner le dos à tout ce qui était français, tout rejeter en bloc était une certaine forme de patriotisme en ces temps-là, résultante douloureuse d’une affirmation d’indépendance sans doutes. Ceux qui allaient à l’encontre de cet état d’esprit étaient soit dénigrer, soit snober ou carrément boycotter au motif de « miseo milay » ou de « miseo azy ho vazaha » d’où certainement le fameux poême qui stigmatise trop à mon sens un certain etat d’esprit, mais resituons ce constat dans son contexte historique.

    Mais comment en vouloir à tout un pan de la population de vouloir paraître à la hauteur en singeant (des fois au pire) celui qui est aux yeux de « tous » symbole de la réussite dans tant de domaines : nous parlons ici du vazaha, « détenteur du savoir »,« tenant des cordons de la bourse, car un vazaha par essence est riche »...etc. Le phénomène est encore plus marqué et assumé dans certaines régions côtières. Pour beaucoup, le vazaha n’est seulement synonyme d’une vie meilleure, mais de part ce postulat, il est synonyme dans bien des cas de tout ce qui est positivement bien dans la vie, d’où cette recherche à corps perdu d’assimilation ( bigre je n’aime pourtant pas ce mot !) ! Un avis bien limité certes, mais ô combien compréhensible en regard du négatif ambiant à la sauce locale qui marque les esprits depuis lurette. Nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir en matière d’indentité culturelle, cela demandera du temps et une stabilité dans bien des domaines pour « rassurer » le citoyen sur son sort, et de là sur son identité. Et n’ayons pas peur d’appréhender d’autres cultures sans forcément oublier la notre, ou pire encore, l’ignorer.

    Le débat est ouvert et passionnant, on retrouve une certaine partie de cette acculturation dans les populations jeunes des banlieues françaises qui semblent encore plus paumées dans le dédale pluri-culturel dans lequel elles baignent : le rejet croissant de la culture ancestrale française chez les couches laborieuses qui n’y trouvent plus leur compte, est une forme d’assimilation à un modernisme, une globalité ou une soif d’une nouvelle ère qui dilue de plus en plus les identités traditionnelles.

  • 2 août 2010 à 11:31 | nash (#4185)

    Petite remarque adressée à Ndimby, mais aussi à tous les commentateurs : le snobisme tananarivien du rrrrr, c’est de le « grasseyer » et non le « rouler » (le malgache roule les rrr et les français actuels des villes le « grasseyent », la plupart des français de la campagne le « roulent »). Est-ce pour montrer qu’on a été au lycée français qu’on grasseye les rrr ?
    Anecdote : un jour, à l’aéroport de St Denis de la Réunion, j’ai observé trois tablées voisines. A la tablée de quinquagénaires sans doute « zanatany » de Madagascar, ces français se parlaient entre eux en malgache ! A une table occupée par une famille karana entière, on parlait malgache ! Et à un table occupée par une famille malgache, on parlait français !
    Valalan’amboa ny teny gasy, ka ny tompony aza tsy tia azy !

  • 2 août 2010 à 11:37 | Rakitoza (#689)

    Tantara marina iray. Nisy akama Malagasy mpitantana orinasa, ary nitarika fitsidihina tany amin’ny tanàna kely iray eto Madagasikara. Nisy vazaha iray tao anatin’ny ekipa, fa olona mpiasa eo ambany fifehezany. Noho ny tonga tao amin’ny hotely, tsy ampy ary ny efitrano. Dia avy dia nanapak’hevitra ilay tompon’andraikitra fa ilay vazaha omena efitra mitokana sady tsara indrindra, fa ny gasy alefa matory tsiroaroa. Asa re, fahaizana mandray vahiny ve izany (hospitalité), sa fametrahana fa tsy maintsy ny vazaha no sefo, sa fahavendranana tsotra izao ?

    • 2 août 2010 à 15:04 | da fily (#2745) répond à Rakitoza

      Santionany fotsiny iny Rakitoza e, tsy hitanisa ohatra fatratra eto akory, fa dia mahagaga ihany hoe aiza ho aiza ilay fahavendranana no mitoetra indraindray !

      Ny sasany moa dia manao ny tsy mahay malagasy izany intsony : ny lela angamba efa zatra « non merci » ary ny nify efa zatra nitsako « frites » be loatra, matetika aloha dia vehivavy maivamaivandoha ireny no mpanao azy. Ny tafita moa @ ireny dia ny lasa vadim-bazaha, na eto io, na any anindrana. Ay ka ianao gasy petaka, na dia tsara bika sy tarehy no sady malala-fomba no mba manandrana manantona, eissssshhhh...mangarika sy eso-teny no mahazo ! tamin’ny fahatanoràna dia efa izany no lesona nahazo ny tenanay.

      Ny momban’ny asa indray, dia aoka fotsiny re tompoko, raha vazaha, na sonegaly io na mena sofina, dia mahazo izao fanajana sy « oui mose » tsy lany andro izao, izany ve dia tsy mampalahelo ? Isika raha vao mitady entitra na inona na inona atao, dia eso sy ompa mihitsy aza no mahazo satria masiaka miseo milay. Tsy natao ho entitra angamba isika malagasy, sady tsy natao ho mari-potoana no tsy natao manara-dalàna... izy daholo izany, mahatsikaiky raha tsy mahatezitra mihitsy indraindray, fa tsy olana akory izany fa gasy ihany no izy hatrany hatrany, ho aiza anefa ?

  • 2 août 2010 à 11:40 | Jeanmi (#838)

    « Mais là où nous voulons attirer l’attention, c’est sur le fait que nos jeunes générations ont du mal à concilier leur culture malgache avec celle mondialisée qui s’impose à eux de plus en plus. Nous autres adultes en sommes en grande partie responsables, par manque de vigilance, par je m’en-foutisme ou par aveuglement sur la nécessité de les orienter vers une synergie de la culture innée avec celle acquise. »

    On pourrait sans doute se demander quelle aurait été la réaction physiologique de Victor Hugo face à un tel morceau choisi !

    Mais plus sérieusement (car « approximare humanum est »), je ne vois pas du tout ce que peut recouvrir l’expression « culture innée », sinon un paradoxe philosophique , un oxymore bavard de l’éditorialiste présent à La tribune (.com).

    Je suis donc preneur d’une explication sur ce que serait, dans le contexte de cet article, cette culture innée (malgache sans doute) mise en balance avec la culture acquise (pléonasme ?) nécessairement mondialisée du
    XXI ème siècle.

    Preneur également de développements un peu plus élaborés sur les raisons de cette « préférence » souvent évoquée que manifesteraient les Malgaches pour les Vahiny (quant il s’agirait d’opter pour un employeur ou un mari !).

    Chiche ?

  • 2 août 2010 à 11:46 | Rakotoasitera Fidy (#2760)

    C’est les vacances

    On pardonnera volontiers à Ndimby ces errements...

  • 2 août 2010 à 11:54 | Haritiana (#1899)

    Tena betsaka tokoa ny Rajakom-bazaha ary tsy mitsaha-mitombo isa hatrany atao ahoana moa fa te ho vazaha. Tena marina tokoa ny fijerin’ny mpanoratra hoe raha vao @ teny gasy ny hilazana ny zavatra iray dia manelingelina fa raha teny vazaha dia toa tsy mampaninona antsika zay mihaino. Ohatra raha miteny zavatra maloto toy ny hoe « tay » dia mahakamo ny mihaino azy fa raha atao hoe « caca » dia tsy maninona ny fitenena azy nefa samy gasy izao, nefa tiantsika anefa ny manao anaranjavatra miainga amin’io toy ny hoe tain-delo, taimaso, taintsofina sns..., ary tay be no hilazana ny zavatra « extraordinaire ». Misy koa ny hoe « vody » izay manahirana ny milaza azy marina izany fa maninona isika no tia mampiasa an’io teny io @ anaran-javatra ohatra : vody hazo (pied d’arbre) fa tsy natao hoe tongotra hazo sns... Ny mpanakanto aza miteny hoe tsy mampaninona ny mihira hoe « faisons l’amour ce soir » fa raha ato teny gasy izany dia manahirana ary tsy azo alefa @ radio. Resaka fanabeazana ve no mahatonga izany sa toetra any anaty mihitsy ???

  • 2 août 2010 à 12:21 | nawack (#3945)

    Ndimby, le pire est que tu l’explicites si bien dans la langue des vazaha lol

    Tu es donc le genre de rajakom-bazaha niveau 5, non seulement tu maîtrises parfaitement la langue des vazaha, mais tu sais te l’écrire et surtout te l’exprimer lolll, un genre Rajakom-bazaha de l’espace quoi ! mdrr

    • 2 août 2010 à 13:06 | Fanoro (#1962) répond à nawack

      Bien s’exprimer dans une langue étrangère ne signifie pas être « rajakom-bazaha » ou je n’ai rien compris ? A moins que Nawack ne soit pas malgache et n’a rien compris, lui, au sens de ce terme ? On parle ici de mauvaise imitation, de complexe et de rejet de sa propre culture.

      Et je suis tout a fait d’accord sur tous les commentaires concernant ces enfants de malgaches à qui on n’apprend pas la langue. Je connais même des enfants, nés à Mada, de parents malgaches, habitants à Mada, qui vont au lycée français et qui ne parlent pas du tout malgache.. COMPLEXES, voila le mot qui va avec tout cela.

    • 3 août 2010 à 11:30 | Ny ando (#1495) répond à nawack

      Bonjour, vous !

      Je préfère que Ndimby A. choisisse la langue qu’il maîtrise, dans quoi il a lu et s’est instruit faute de documents, plutôt que d’écrire en frangasy.

      Bonne journée à vous

    • 3 août 2010 à 12:10 | nawack (#3945) répond à Fanoro

      Ce n’était que de l’humour voyons mossieu sérieux , tout ce que Ndimby a écrit là est la triste la réalité à Madagascar, essentiellement dans les grandes villes de Tana.

      Izay le hoe vao tonga ry vazaha de manary lamba avokoa ry kala soa, ny anarana moa lasa miova avokoa : « Tiana » lasa « Tinah », « Denise » lasa « Deenize »(uk).

      Si vous aurez l’occasion, sortez une fois dans une boîte de nuit branchée de Tana, vous serez surpris de ce qu’advienne la génération des jeunes malgaches de nos jours ... Tout un mélange atypique et inapproprié de goûts et de manières. C’est tout sauf du français ou du malgache !

  • 2 août 2010 à 12:50 | citoyendumonde (#4292)

    Ndimby,

    Amin’ny teny Frantsay no nanoratanao kanefa dia ho valiako amin’ny teny Malagasy ianao.
    Ny sasany amin’ny olona mipetraka amin’ny Nosy dia misy mihevitra fa hafa nohon’ny olom-pirenena eran’izao tontolo izao. Tsy isika Malagasy no ratsy indrindra na tsara indrindra fa manana ny hatsarana sy haratsiana toa ny vahoaka eran-tany rehetra isika.
    Ireo izay toetra ratsy hitantsika any amintsika dia hita ihany koa eny amin’ny olona avy amin’ny tany an-dalam-pandrosoana.
    Koa raha ny fomba fitenenana, ny fomba fiakanjo sns..ny mpiray tanindrazana amintsika no ihomehezana dia ho lany andro mifanamavo eto isika.
    Tsy aleo ve mihezaka mampianatra na mizara fahalalana ho an’ny mpiray tanindrazana amintsika toa izay mifampila ady isan’andro ?
    Dia manantena ny hamaky ny lahatsoratra soratanao ami’ny teny Malagasy ny mpanara-baovao.

  • 2 août 2010 à 12:51 | raiso raiso (#3990)

    Misaotra zoky Ndimby,
    Efa ela no niandrasako resaka ohatran’izao.
    Ao an-tranonay dia saika isan-kariva dia tsy maintsy miresaka an’io lohahevitra io izahay. Indrindra moa nanomboka tamin’ny fitokanana ny radio sy télé VIVA tao amin’ny « palais des sports » Inona daholo no saina natsangana tao, inona no teny nampiasaina, iza avy no ny olona nasaina, iza avy no nandray anjara tamin’ny fanentanana. INDRISY fa lasa lavitra ilay izy ankehitriny, variana teo fotsiny isika mianakavy, ankehitriny mino aho fa efa tara loatra.

    Lalina be ilay izy zoky Ndimby, tena ny tantarantsika iray manontolo mihitsy no efa mitady ho very sy voasolo zavatra hafahafa.
    Ny tena mahatsikaiky dia rehefa mandevina, manatrika korana maro samihafa, sady te hampiseho hoe malagasy mafy dia mafy nefa ny rrrrrrr sy ny « pardon » feno.
    Sady tsy gasy intsony isika ety antanan-dehibe no tsy vazaha koa, ha ha ha !
    Firy aminareo no mahafantatra ireto zavatra tanisaiko manaraka ireto ?
    - rojomena
    - marakely
    - Regis Ghizavo
    - Solo Razafindrakoto
    - Njava
    - Kilema
    - D’Gary
    - Therak
    - varanga

    Misy ny miezaka mafy mampiseho fa tena manaja sy mandala ny maha-gasy azy amin’ny fiseho ivelany rehetra fa indrisy fa ny zavatra ataony anefa dia mifanipaka tanteraka amin’ny fandrosoana any amin’ny tena maha-malagasy. Ilay jeneraly notanisainao io ambony io ohatra.

    Izaho manokana dia tsy mino firy intsony satria betsaka loatra ny zavatra simba. Efa tonga ny fotoana hanatsarana ilay karazana malagasy vaovao, io no misy eo, io no tokony karakaraina. Ilay tena izy indrisy...efa very !!!

  • 2 août 2010 à 12:53 | Basile RAMAHEFARISOA (#417)

    Ndimby A.

    Cher Ami,

    j’ai lu plusieurs fois votre « MESSAGE ».

    j’ai eu pour mon « grade ».

    Sincèrement MERCI

    Bonne continuation

    Cordialement,

    Basile RAMAHEFARISOA

    b.ramahefarisoa@gmail.com

  • 2 août 2010 à 13:02 | Rabila (#1379)

    Cela fait partie de l’inventaire des cinquante ans d’indépendance...

    Notre langue, le malgache, est le vecteur de notre pensée. L’un se nourrit de l’autre. Il n’y a pas de doute. Il y a une manière de penser malgache, peut être même une manière typique de voir. Le sujet se place derrière le verbe, et la phrase est souvent au passif. L’action est plus importante que l’acteur, la modestie imprimée en dure dans la langue.

    Ces jeunes parlent peut être le vary amin’akotry dans leur quotidien mais vous serez étonné d’entendre leur bénédiction en malgache ou peut être leur entretien avec les personnes plus âgées ou leur supérieur hiérarchique dans l’entreprise. Leur malgache ne souffre d’aucun critique.

    La langue, c’est lire, écrire et parler.

    Le Synael (Syndicat des auteurs, Editeurs et libraires de Madagascar) a identifié 1136 livres. Et ils ne sont pas tous écrits en malgache. Le projet « Zaza no hanoratako » projettent de sortir une vingtaine de livres.

    Combien de livres aurait lu un jeune de vingt ans, en excluant la bible, les cantiques, et les livres scolaires Gasikarako, Lovako, Takelaka notsongaina ?
    Dans sa langue natale, très peu : de cinq à dix !!!!
    En français, certainement un peu plus, surtout dans certain milieu…

    Et un malgache cultivé de 60 ans, aurait il lu les 1136 livres répertoriés par Synael ? Je serai fort étonné…

    Je vois des contributions écrites en malgache sur les forums. Elles sont plus que correctes et n’empruntent pas grand-chose à d’autres lexiques étrangers. Je vois aussi que les malgaches sont très friands de poésies, Haisotra.com, Havatsa Upem. Je ne saurais dire des écrits des jeunes, je soupçonne qu’ils écrivent moins de lettres, qu’ils envoient beaucoup de sms. Le plus grand effort a été fait lors de l’épreuve de malgache au baccalauréat.

    Enfin, le parler est libre. Sur 20 millions de personnes, on peut laisser quelques uns baragouiner comme ils le veulent. Il y a toujours les télés, les radios et les prêches dans le temple ou l’église pour les rappeler le bon parler malgache.

    PS : quelques livres à lire parmi 1136 repertoriés

    Dox
    Oeuvres originales :
    Amboninkazo (1945),
    Apokalipsy (1957),
    Amina Batsola (1958),
    Mavo handray Fanjakana (1958),
    Tsimihatsaka ny andron’Andrianampoinimierina,
    Savik’ombalahy (1960),
    Ny Ombalahibemaso(1960),
    Andriammihaja (1961),
    Rainandriamampandry,
    Estera,
    Rasalama Martiora,
    Ravahiny Maritiora,
    Varavaran’ny Fahazavana,
    Ataon-karena inona aho ?, (1962)
    Tritriva...

    Livres : Oeuvres traduites d’auteurs classiques français.
    Ilay Andrianina (« Le Cid », de Pierre Corneille)
    Ny avelon’ny vady lalaina sa ny ain’ny menaky ny aina ? (« Andromaque », de Jean Racine),
    Polyeucte et « Horace » de Pierre Corneille ;

    Oeuvres de la littérature étrangère réécrits :
    Itomanio ry Fireneko (Cry, the beloved country, d’Alan Paton)
    Roméo sy Juliette, de William Shakespeare.

    Marthe Rasoanantenaina
    Rapeto et Jejo voatavo" en BD ?
    Angano

    Esther Randriamamonjy
    Iboniamasiboniamanoro en version bilingue malgache - français (illustré)
    Ho avy ny maraina (« Le matin viendra » )
    Trano rava ( « La maison en ruines »)
    Ireo fadiranovana » (« Les Misérables » de Victor Hugo),
    Vahiny ( « L’étranger » d’Albert Camus)...
    Anthologie de la Poésie classique Russe
    Retour à l’amer - Roman à quatre mains, écrit Chantal Constant
    Amboara ny maraina
    I Kinga sy i Bota
    Manao baolina i Bota sy i Kinga
    Angano Kanto
    Tsarao aho, sur le règne de Ranavalona I (1828-1861).
    Ny hafatry ny Ombalahibemaso

    Harilala Ranjatohery
    Angaroa 1988
    Fandrirobola 1992
    Ho tanora mijoro amin’izao 1995
    Julie Marie 1997
    Asa vadi-drano 1997
    Le lauréat du Bacc 2001 ( niaraka tamin’ny mpampianatra maro)
    Le guide de révision 2003 (Histo- Géo, TACD)

    Clarisse Ratsifandrimanana
    Œuvres publiées :
    Fahavaratra ( roman écrit en 1948, publié en 1969)
    Tamberintany ( roman écrit en 1966, publié en 1972)
    Ny zanako , Tomes I –II ( roman écrit en 1966, publié en 1970)
    Lavakombarika ( nouvelles écrites en 1965, publié en 1974)
    Salohy ( recueil de poèmes écrits entre 1950 – 1970, publié en 1970)
    Aritory (recueil de poèmes engagés, écrits entre 1968- 1975, publié en 1977)
    Velanangano ( théâtre, écrit en 1967, publié en 1980)

    Angano :
    Ravahiny (1975)
    Rampandova nitady fahanginana (1975)
    Ilandivola (1976)
    Izay nahatonga ny tany ho boribory (1976)
    Inosivolafotsy sy Rakotrokotrodrano (1976)
    Indrianjaka sy Itoerantsimisimaty (1976)
    Izay nahatonga ny tany ho boribory (1976)
    Inosivolafotsy sy Ivongambola (1977)
    Irojo tsy nety afa-po (1977)
    Ifelamboahangy (1977)
    Ifarazoky sa Ifarazandry (1977)

    Pitik’onja (recueil de pensées en vers, publié en 1994)

    Œuvres inédites :
    Ramose ( roman écrit en 1970)
    Ikalomanga ( roman )
    Tany vao (roman écrit en 1978)
    Aritory (roman)
    Lohataona sy ririnina (roman écrit en 1970)
    Taratasy misokatra (nouvelles)
    Taratra (recueil de poèmes en 2 volumes)

    Ratompokovavy (théâtre)
    Tao Afrika Atsimo (théâtre)
    Moa misy trano (théâtre)
    Famonjena (théâtre)

    Tohi-vakana ( recueil de pensées)

    • 3 août 2010 à 11:45 | Ny ando (#1495) répond à Rabila

      Tiako be ilay « inventaire ». Ho ahy manokana.

      > Dia mba firy hono ny Malagasy mahay manoratra @ teny gasy toy ireo mpanoratra ireo izay nanao safidy sy nandinika sy nianatra io teny gasy io ? MPANORATRA, hoy aho. Asa anie izany ê.

      > Dia mba firy koa ny Malagasy afaka mamaky (mividy, manofa, manokana fotoana...) hamaky ireo ?

      > raha ny hevitro dia t@ teny vahiny non nanabiazana ny Malagasy vokatra ankehitrio. Io « Malagasy » io aza teny anglisy ; ny vahiny koa no nanome ny anaran’ny nosintsika « Madagascar » - Madeigascar hoy Ra Marco Polo izay t@ taonjato faha 13 - fa isika samy isika tsy nifankalala akory. Avy eo vao nisy ny fivezivezena ary nitsangana ny teny malagasy miaraka @ « variantes » etsy sy eroa.

      Mandrapihaona

  • 2 août 2010 à 13:13 | ratiarivelo (#131)

    Marina ny anao ra-Ndimby:Rajakom-bazaha daholo ???? fa indro kely : Itplahy Arsene RAMAZOMANANA t@ny fotoan’andro no sahy ny solotra « MALABARY » taty Frantsa........!!!!!!!!!! trafo-kena ome-mahery ambava omana,am-po miherotra ???????????? Ho ten’Andriamanitra daholo isika mianankavy.

  • 2 août 2010 à 13:16 | Fanoro (#1962)

    Puisque Ndimby cite Jean Narivony, je mets ici ce fabuleux poème que tout malgache devrait savoir :

    Jereo ity Rajako fa hoe lasa ambony

    Ka tsy mba miharo amin’ ny namany intsony

    Niofo ka tonga Vazaha lehibe

    Fa efa mandroso, na sivilize !

    Nomem-pataloha sy satro-baonetra,

    akanjo jaby na didy jaketra ;

    Ny salotra anatiny asiam-pehitenda

    Sy kaolina henjana mila hahakenda.

    Mahazo latabatra fisakafoana,

    Mampidin-divay ho rano sotroina,

    Mifoka sigara rehefa mba voky,

    Mamela-gazety, manokatra boky,

    Mivimbina tehina nony mamindra,

    Manao solomaso ka fatratra indrindra.

    Dia jenitra i Jako fa « tsara tarehy » ;

    Ataony ho dera ny akora sy ny hehy !

    Ny tompony izany dia mody mandoka

    Kanefa ao anatiny dia manafoka !

    Mba inona isika izay be fakan-tahaka,

    Mangilatra ivelany toa voronkahaka ?

    Fiteny sy fomba nadika avokoa

    Fa ny an’ ny tena...« valalan’amboa ! »

    Aleoko manandratra izay nentin-drazana

    Na dia mavomavo sy vitsy mpitazana,

    Toy izay kevokevoka maro mpizaha

    Kanefa fosaina : Rajakom-bazaha.

    • 2 août 2010 à 13:38 | Basile RAMAHEFARISOA (#417) répond à Fanoro

      Ok !!

      Fanoro

      Merci

      Cordialement

  • 2 août 2010 à 13:28 | Tsy Mazava (#782)

    Merci à Ndimby.
    Mais je suis pas d’avis car étant un « métis », on a deux langues maternelles et on ne les parle pas aussi correctement l’une que l’autre, alors pensez-y !( le métis aime mélanger, comme l’utilisation de la cuillère et de la fourchette à table ! le vazaha prend la fourchette et le couteau, le Gasy prend la cuillère, et le métis prend ce qu’il voit de mieux . ) Et le monde n’est plus comme avant, plus on a de culture, plus on est riche !!! La mondialisation mon cher, les voyages,etc ...

  • 2 août 2010 à 13:32 | raiso raiso (#3990)

    Efa afaka mirehareha ny ray aman-dreny « mal gaches » fa nahatafita zanaka, ohatra ny filoha Andry Nirina Rajoelina. Efa nofy ratsy sisa ilay mpanao didy jadona teo aloha nanala baraka antsika eo imason’ny frantsay amin’ny tsy fahaizany miteny frantsay.
    Mariky ny fahombiazana tanteraka manko ny fifehezana teny frantsay

    • 2 août 2010 à 15:43 | Fanoro (#1962) répond à raiso raiso

      Mon Dieu ! Raiso que vous êtes bien drôle ! (enfin j’espère que c’est de l’humour !!!). Parce qu’il y a des gens qui se moquaient de Ravalomanana car il a un drôle d’accent en français ! Le président Mitterrand ne parlait pas anglais et personne n’a jamais rigolé de lui ! Oui je le répète, beaucoup de malgaches sont complexés et pour EUX, le sommet de la culture est de parler français alors même qu’ils maîtrisent à peine leur propre langue. Et le PIRE, c’est qu’ils veulent tous parler le français et se comparent aux français mais n’ont jamais lu ni La Fontaine, ni Victor Hugo, ni Rabelais...

    • 2 août 2010 à 17:09 | Basile RAMAHEFARISOA (#417) répond à Fanoro

      Fanoro

      dites simplement que le français est une langue de communication pour les Malgaches.

      Pour moi,la discussion est close !!!

      Basile RAMAHEFARISOA

      b.ramahefarisoa@gmail.com

    • 2 août 2010 à 17:56 | mahery (#2468) répond à raiso raiso

      Ngaha izany ihany, izao isika mpanakarena sy miaina anaty filaminana ery @ alalan’ireto FIS mazoto miaro ny mahantra eny amoron-dalana.Ankehitriny,feno omby ny kijàna , foana tanteraka ny dahalo, mora ny vidin-javatra.Isika malagasy no voalohany raha harena eto madagasikara, nilaozan-tsika lavitra ireo vahiny karana sy sinoa ary frantsay.

      Tsy ny fiteny sy fihetsika ihany no maha-jakom-bazaha fa ny fomba fiasa koa.Nefa eto aho ry andry rajoelina dia mahita fa TSY IANAO mihitsy no tian’ny frantsay fa ny HAVENDRANANAO ;hazavaiko ny teniko:Ny francais(ny ankamaroany) dia mankahala merina,satria ireo dia tena maro an’isa tia tanindrazana(taloha),ka sarotra taminy ny naka fahefana moramora.Tanindrana aho milaza izany(tsy maintsy resahana foana io satria fototry ny fanjanahan-tany),napetraka ho filoha i Jako satria merina, ary hafa foko avokoa ny ambiny.Taiza moa no nidiran’ny vazaha teto m/kara voalohany ?.....dia ireo izao no mitondra ny baolina miampy ny tompomenakely mpisolelaka.

      Mety ho masiaka ny teniko, nefa mbà misaina @ izay fa Gasikara tsy lany olo-manga.MIFOHAZA FA TSY MBOLA VITA NY TANTARA.

  • 2 août 2010 à 13:39 | razafi (#1661)

    Merci Dimby pour cet Edito parceque sur ce sujet il y a vraiment sujet à débat.

    Mon explication est simple :

    Pour empêcher les malgaches de s’expatrier, il faut tout « simplement » un contexte politique (surtout) et économique rassurant.

    Je prends mon exemple : Etant un jeune ingénieur sortie d’une grande école à Paris, J’avais prévu de rentrer à Madgascar dès la fin de mes études en 2008 car le contexte économique était plus ou moins rassurant. Malheureusement, pour les raisons que nous connaissons, mes intentions ont vite été anéanties. Ceci n’est que partie remise et malgrés les conseils que je reçois de MAdagascar (de rester en FRance), je ferais tout mon possible pour rentrer au pays dans les années à venir car c’est la bas que j’ai grandi et c’est la bas que j’aimerais que mon fils grandisse.

    Pour autant, je ne penses pas que rester dans son pays (sans connaitre le reste du monde) et mettre des costumes locales pour travailler est une solution pour renforcer notre culture. De plus je peux vous dire que pour un jeune comme moi, vivre ici en France m’a permis de renforcer encore plus ma culture. Pour revenir sur l’habillement, le costard/cravate est un standard pour tous les cadres, africain, asiatique, europeen ou quoi que ce soit. Cela n’empêche pas nos représentants de se mettre en costume local lors des assemblées internationales.

    Je comprends les critiques des malgaches à Madagascar à l’encontre des expatriés mais comme on dit tant qu’on ne le vit pas, on ne peut pas comprendre donc juger....

    • 2 août 2010 à 14:31 | Stomato (#3476) répond à razafi

      « Je comprends les critiques des malgaches à Madagascar à l’encontre des expatriés mais comme on dit tant qu’on ne le vit pas, on ne peut pas comprendre donc juger.... »

      Il n’y a pas que les malgaches vivants à Madagascar qui critiquent les expatriés...
      Et il n’est pas nécessaire de comprendre pour juger, combien jugent sans comprendre ?

      Il semble que vous fassiez partie de ces exilés involontaires, qui doivent se résigner a rester dans un pays d’accueil parce que le retour au pays n’est pas souhaité pour l’instant.

  • 2 août 2010 à 13:41 | Basile RAMAHEFARISOA (#417)

    Ndimby A

    Message reçu,vers 11h....

    Merci

    Bonnes vacances ,si vous êtes au départ.

  • 2 août 2010 à 15:05 | bema (#828)

    Ndimby, ireo teneninao rehetra ireo dia voafehy ao anatin’ny FANABEHAZANA daholo. Koa tsara ny mitsikera fa harosoy kosa ny vaha-olana.Misaotra Tompoko.

    • 2 août 2010 à 16:09 | ratiarivelo (#131) répond à bema

      Bema a !!miarahaba anao aloha !! efa betsaka ny vaha-olana natsimpin’ny NDIMBY ???? fa Andry Rajoelina sy ny Tropiny ary ireo satelitany miampy ireo mpilelalaka ary koa ireo miaramila potaka sy ny manamboninahitra vongany no mijirijiry : satria manao VALIFATY !!alaelon- kanina !! izany no toe-tsainan’ny malagasy :toy Ratsirahonana sy ny forongony AVI !!ny antitra tsy maisaina Gisele Rabesahala ets.... (mampalahelo) fa dia ahona laotra ???.Aoka samy handinika nyTENANY ny tsirairay avy.Misaotra Tompoko

    • 2 août 2010 à 16:41 | bema (#828) répond à ratiarivelo

      Misaotra anao Ratiarivelo. Ny tena tsapako sy ny zava-nisy hatrizay dia mampifangaro resaka amin’ny Politika foana ka tsy mampandroso mihintsy.Samy manana ny heviny amin’io sady zo an’ny tsy iray iray izany ary ny tenako manokana dia manaja izay hevitrao. Fa ny FANABEAZANA kosa dia manomboka eo anivon’ny fianakaviana ary ny fiaraha-monina dia fitambaran’ny Fianakaviana. Koa ny firenena mandroso sy milamina dia izay manisy hajany ary manao izay ho afany amin’ny Fanabeazana.Misaotra Tompoko.

  • 2 août 2010 à 15:53 | redhill34 (#2344)

    Cher Ndimby,
    Je pense que ta traduction de Vahiny par « étranger » est une traduction lepeniste... je pense plutôt que « invité » serait plus proche de la sensibilité malgache. Ce qui ne dispense pas l’invité des ses devoirs et de sa loyauté à celui qui l’invite.
    Pour ce qui est du snobisme, malgache ou autre, ta naïveté m’étonne : bien-sûr certains malgache sont snobes et mélange cela avec avec le complexe de Calimero. Cependant la défense du Malgache (si attaque il y a...) passe par la scolarisation dont je rappelle l’importance qu’elle avait dans le MAP et qu’elle semble avoir perdue avec TGV.

  • 2 août 2010 à 18:16 | mahery (#2468)

    Tandremo ihany fa ny Rajakom-bazaha tsy manana marika ahafantarana azy(iza no namadika an’i Raseta sy Ravoahangy ??????)

    Iza no namadika ny safidim-bahoaka t@ 2006 ???
    Iza no namadika ny filoha Ravalomanana ????
    Iza no namadika ny gadralava ho anjely madio ????
    Iza no namadika ny madio ho eny am-ponja ???
    iza no....RAJAKOM-BAZAHA ????

    Eto @ forum dia misy tena miaro mafy azy io,indrisy...Firy @ vazaha no tsy mahay teny vazaha, dia firy @ gasy no tsy mahay teny gasy ????INDRISY !INDRISY !INDRISY !ONENA ANAO AHO RY GASIKARAKO, saika hiakatra ianao no nampietrena,saika hisondrotra ianao no nalavo @ tany ? dia lasa KRIZY tampoka teo ilay saika fandraisana fivoriambe afrikana sy ny hafa.Ilay MAP nahabe fanantenana ny maro lasa fandringanana bois de rose sy famakiana trano.

    Raha misy miseho mpitari-tolona, fotopotory aloha ny fototra niaviany sao sendra JAKOM-BAZAHA ????????????????????????????????????????????????

    • 3 août 2010 à 11:52 | Ny ando (#1495) répond à mahery

      Izaho izany te hisalotra lamba tsotra, tsy misy atin’akanjo, hoatran’ny any Marovoay, na ho an’ny lahy na ho an’ny vavy.

      Hatao matevitevina fotsiny rehefa ririnina ampovoantany.
      Toa ny malabarin’i Dadabe.

      Mety hahafinaritra kokoa.

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