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dimanche 9 août 2020
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Economie

Entreprises franches

Plusieurs contraintes freinent leur compétitivité

vendredi 29 juin 2007 | Lanto

202 entreprises franches exercent actuellement à Madagascar. Elles emploient 1800 personnes dont les 70% sont des femmes. De ce fait, elles contribuent fortement à la création d’emplois, mais il est aussi à souligner que ce secteur est pourvoyeur de devises étant donné que les produits qui y sont fabriqués sont exclusivement destinés à l’exportation, notamment pour le textile. Bref, les entreprises franches constituent un maillon important de l’économie malgache.

Cependant, ce secteur ne peut s’épanouir pleinement à cause de nombreuses contraintes comme l’a confirmé la vice-présidente du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP). En fait, les progrès actuels imposent l’utilisation de navires de forte capacité. Or, les infrastructures portuaires dont on dispose ne peuvent les supporter.

Par ailleurs, la modernisation au niveau des douanes ne répond pas à l’attente des opérateurs et, le besoin en énergie constante n’est pas suffisamment satisfait. Ce sont entre autres les obstacles qui entravent à la compétitivité des entreprises franches face à la concurrence mondiale qui devient de plus en plus rude, surtout dans le cadre de l’adhésion de Madagascar dans les différentes zones économiques dont la Commission de l’Océan Indien, la SADC et le Comesa.

Le social à améliorer

Aussi s’imposent des réformes audacieuses a indiqué le ministre de l’Economie du Commerce, du Plan et du Développement du secteur privé, Harrison Randriarimanana lors de l’ouverture de la table ronde sur le secteur des entreprises franches, hier à l’Hôtel Colbert. Organisée conjointement par GEFP et la Conférence des travailleurs malgaches, cette table ronde a comme objectifs principaux de réfléchir sur les perspectives du secteur par l’élaboration d’une stratégie pour améliorer la productivité dans les zones franches et le respect des droits fondamentaux des travailleurs.

En parlant du social, il a été souvent déclaré que les conditions de travail dans les zones franches étaient déplorables. La législation nationale de travail n’est pas pleinement appliquée. Des études menées par le Bureau International du travail ont confirmé cette déclaration. Néanmoins, des efforts ont été entrepris, a affirmé, Raharison Edmond, administrateur national du projet APRODEF( Amélioration de la productivité dans les zones franches par la promotion du travail décent). Des actions qui méritent d’être soutenu.

L’on peut citer, à ce titre, la classification professionnelle dans le secteur des entreprises franches et la création de base de données.

La multiplication de telles actions pour l’amélioration du cadre social figure parmi les sujets de discussion de cette table ronde qui prendra fin ce jour. Des recommandations positives sont ainsi attendues.

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