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mercredi 8 avril 2020
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Politique

Chefs de région

Ordonnateurs principaux dès 2008

mardi 12 juin 2007 | Adrien R.

L’application de la nouvelle constitution révisée du 4 avril dernier entraîne des nouveautés dans le cadre de l’organisation administrative et financière du pays. Comme annoncé, la dissolution de l’ancien Faritany en tant que Collectivité Territoriale Décentralisée (CTD) ouvre la voie à la responsabilisation des 22 régions. Devenues CTD depuis l’effectivité de l’actuelle constitution, les régions acquièrent une personnalité morale publique dont les chefs sont devenus chefs de l’Exécutif au sein de leur circonscription respective. Cette nouvelle disposition crée une nouvelle prérogative mettant les 22 Chefs de région au rang d’ordonnateur principal de la région et ce, au même titre que le Premier ministre en sa qualité d’ordonnateur principal de l’Etat et le maire étant ordonnateur principal de la commune. En effet, ce nouveau titre conféré aux Chefs de région aura cours à partir de l’année 2008 où ils deviendront ordonnateurs de budget régional.

En leur qualité d’ordonnateur principal, les 22 Chefs de région assumeront pleinement la direction administrative et financière des établissements publics placés sous leur autorité, y compris les directions régionales et services régionaux des ministres.

Des gestionnaires des activités

A partir de cette date, les chefs de services ou directeurs régionaux des ministères en poste au niveau des collectivités décentralisés ne seront plus que de gestionnaires des activités (nouvelle appellation de Gestionnaire de Crédits). De cette réforme importante, reste à savoir si cette réorganisation prévoit également un système de contrôle financier exigible pour le cas. A s’en tenir aux communications faites ces derniers temps par le ministère chargé de la Décentralisation, différents lots de financement seront incessamment affectés au niveau des régions si on ne parle que le Fonds de Développement Local (FDL). A défaut d’un système de contrôle avéré, on peut s’attendre à une dilapidation massive de l’argent public, comme ce fut le cas lors de la seconde République où des élus avaient assumé le rôle d’ordonnateur de budget public.

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