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Politique

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Mobilisation réussie pour Andry Rajoelina à Ambohijatovo

dimanche 18 janvier 2009 | Rédaction internet

Andry Rajoelina a rassemblé une foule nombreuse et déterminée, et s’est livré à un exercice d’« ampamoaka » sur les relations entre la Commune et les sociétés appartenant à Marc Ravalomanana.

Malgré la tension évidente dans la capitale Samedi, la foule n’a pas hésité à venir nombreuse à l’inauguration de la Place de la Démocratie à l’appel de Andry Rajoelina.

Après l’animation faite par différents artistes (Ra-Kiki, Black Jack’s, Samoela...) interprétant des chansons souvent engagées, c’est vers 12h10 qu’Andry Rajoelina faisait son entrée dans l’enceinte du jardin d’Ambohijatovo.

Dans un discours d’environ 40 minutes fréquemment interrompu par les vivats de la foule, le maire a commencé par remercier son auditoire pour avoir osé défier la peur et être venue nombreuse malgré les obstacles et menaces que certains ont fait peser.

Il a mis en garde le pouvoir de toute tentation de l’arrêter, et comme par défi, a souligné la présence dans l’assistance de deux ex-détenus politiques : Ialy Rakotoniaina, l’épouse de l’ex-maire de Fianarantsoa, Pety Rakotoniaina lui même encore en détention, et Roland Ratsiraka, ex-maire de Toamasina.

Après un bilan de son action à la Mairie, notamment sur le plan social (réhabilitations d’écoles, de bornes fontaines, cours de soutien scolaire pour les élèves défavorisés, aides alimentaires aux populations nécessiteuses), le maire d’Antananarivo a révélé l’amalgame dans la gestion passée de la capitale entre les affaires de la commune et les intérêts privés du groupe Tiko/MBS.

Ainsi la commune a concédé en 2000, sous la signature de Marc Ravalomanana, la location du terrain utilisé actuellement par la station MBS, pour une durée de 50 ans au coût dérisoire de 4000 FMG par an. Cette concession a ensuite été confirmée en 2007 pour une durée indéterminée, et les loyers « régularisés » par des « échanges de services ».

Des emplois fictifs de la commune au profit de l’entreprise de travaux publics Alma, l’exploitation sans aucune autorisation d’une carrière proche de la RN1, et le non paiement de taxes locales (IFFB, droits de voirie) ont également été dénoncés.

Le point fort de l’intervention du nouveau leader de fait de l’opposition a été la reprise de la revendication faite la veille par Roland Ratsiraka : la demande de démission du Ministre des Finances et du Budget (en raison de l’achat du Boeing 737-700 de la Présidence de la République effectué en l’absence de toute ligne budgétaire), et celle du Ministre de la Réforme Foncière, des Domaines et de l’Aménagement du Territoire (en raison de cessions de terrains à de puissantes sociétés étrangères faites à des conditions peu transparentes).

Faisant ironiquement allusion à une des anciennes promesses de Marc Ravalomanana, il a souligné que le prix d’achat de l’avion Air Force One représentait celui de 36.000 voitures 4L, ou la consommation de riz d’au moins 5 ans de tous les malgaches.

Andry Rajoelina a cependant surenchéri sur la demande de Roland Ratsiraka en fixant un ultimatum au Mercredi 21 janvier pour l’effectivité de ces démissions, et a annoncé la réouverture imminente de la station de télé Viva.

Pour finir son discours, le maire a demandé à ses partisans de se maintenir informés sur les prochaines actions à tenir en écoutant la radio Viva, tout en leur donnant rendez-vous pour faire un point sur l’avancement des revendications Samedi prochain, toujours à Ambohijatovo.

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