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Editorial

Mérite-t-on vraiment l’aide internationale ?

jeudi 24 septembre 2015 | Ndimby A.

La mission du Fonds monétaire international (FMI) s’est terminée de façon mi-figue mi-raisin. Il est probable que l’accord de principe qui a été annoncé est une décision beaucoup plus motivée par des aspects politiques que techniques. En effet, après celui du mois de mai 2015, un nouvel échec des négociations risquait de précipiter le pays dans une spirale dont il sera plus difficile, et surtout plus coûteux, de l’en sortir. L’accord qui sera soumis au Conseil d’administration du FMI en novembre prochain sera donc un accord a minima, le FMI ayant probablement accepté d’être moins tatillon sur ses critères pour éviter un nouvel ajournement. Mais au lieu d’une Facilité élargie de crédit (FEC) qui aurait pu apporter 260 millions d’argent frais sur trois ans, Madagascar n’a eu qu’une nouvelle Facilité de crédit rapide (FCR), qui sera de l’ordre de 47,4 millions de dollars, tout comme la somme déjà reçue en juin 2014. Cependant, les apparences sont sauves : le FMI évite de passer pour le méchant qui a aggravé la fragilité de Madagascar ; les bailleurs de fonds traditionnels considéreront cet accord comme un feu vert à se réengager ; et les autorités du pays pourront se gargariser d’avoir regagné la confiance de la communauté internationale [1].

On se souvient que lors de la revue de son portefeuille d’activités au début du mois de septembre, la Banque africaine de développement (BAD) avait été très critique contre certaines pratiques actuelles au sein des Ministères travaillant avec elle. Puis, le dernier