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samedi 21 septembre 2019
Antananarivo | 09h37
 

Mercure

Mercure

lundi 12 janvier 2009

- En hausse :

Rakotonirina Gervais. Patiemment, l’ex- secrétaire général du ministère de l’Intérieur a construit sa montée. Il l’a faite dans l’ombre du Premier ministre pendant quatre ans. Aujourd’hui, cet administrateur civil goûte avec joie sa promotion au poste de ministre de l’Intérieur qui fait de lui l’homme le plus « renseigné » du pays. Il hérite en effet d’un portefeuille prestigieux qui a vu se succéder des hommes d’Etat tout aussi prestigieux et valeureux. Car n’est pas ministre de l’Intérieur qui veut. La première qualité étant la confiance, sinon totale, du moins absolue, du chef de l’Etat dont le succès électoral futur se planifie à l’immeuble « Patte d’éléphant ». Ensuite, vient la compétence. Ministère hautement politique tout en étant très technique, l’Intérieur échoit toujours à des grands commis de l’Etat à qui personne ne doit pouvoir douter ni de la technicité, ni du savoir-faire. Le nouveau « MIRA » remplit jusqu’ici ces deux qualités auxquelles s’ajoute une troisième, très appréciée par le président de la République : la discrétion et la retenue. Donc quelqu’un qui ne lui portera jamais ombrage.

En baisse

Wilson Rajerison : Le président de l’Université d’Antananarivo a été proprement éjecté de son poste. Pourtant, il a été élu dans une élection des plus régulières. Certes, il a battu le candidat du pouvoir à l’époque. Le plus étonnant dans cette éviction est qu’elle a lieu trois mois ou presque avant la fin du mandat du président de l’Université. En plus, ce dernier n’a jamais manifesté aucune animosité contre le pouvoir, en général, ni contre le ministère de tutelle, en particulier. Remplacée par Hanitra Rajaonah, éphémère secrétaire générale de la Présidence, ce limogeage vise un individu que le pouvoir veut apparemment empêcher de briguer à sa propre succession même si l’intéressé n’a jamais révélé ses intentions ni ses projets. Dans cette affaire, le silence du corps enseignant paraît suspect, plus particulièrement celui du syndicat des enseignants-chercheurs, prompt à réagir en cas d’ingérence de l’Etat contre la franchise universitaire.

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