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samedi 17 novembre 2018
Antananarivo | 11h22
 

Tribune libre

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Lettre ouverte aux acteurs de la vie politique à Madagascar

samedi 1er septembre

La crise préélectorale du mois d’avril 2018 avait engendré la formation d’un gouvernement d’union nationale après un accord politique. Le Premier ministre de consensus Christian Ntsay avait annoncé la tenue d’une élection présidentielle inclusive, anticipée dont le premier tour aura lieu le 07 novembre 2018. La date du deuxième tour est annoncée pour le 19 décembre 2018 sur un fond de tension socio-politique indiscutable et d’une paupérisation galopante d’une grande majorité de la population.

Le paradoxe d’une île aux trésors

Quand on évoque Madagascar, une situation paradoxale frappe aux yeux : un pays riche avec une population majoritairement pauvre.

Madagascar possède un potentiel humain et naturel conséquent. Il s’agit d’une population jeune avec 76% de moins de 35 ans sur environ 25 millions d’habitants. Le taux de croissance démographique est de 2,8% par an et 400000 jeunes arrivent sur le marché du travail chaque année. On y observe un cosmopolitisme extraordinaire mais aussi une diversité culturelle peu commune.

Le pays figure parmi les 10 « hot spots » de la diversité biologique mondiale et possède l’un des écosystèmes les plus riches du monde. Il abrite 2% de la biodiversité mondiale et l’endémicité de la flore et de faune oscille entre 80 % et 90% offrant ainsi une source perpétuelle d’émerveillement et d’étonnement. Cependant, la déforestation constitue une menace significative pour cet Eden (44% des forêts naturelles ont disparu ces 60 dernières années avec la pratique de la culture sur brûlis).

Le secteur minier offre un potentiel considérable alors qu’il ne représente que 4% du PIB (ilménite et zirconium à Fort-Dauphin, nickel et du cobalt à Ambatovy, graphite, chrome à Mahajanga, uranium à Antsirabe, filière aurifère, premier producteur mondial de saphir rose, des gisements de pétrole…).

Paradoxalement, la pauvreté gagne du terrain. Madagascar occupe en 2018 le quatrième rang des pays les plus pauvres du monde avec un PIB par habitant de 424 dollars. Environ 90% de la population gagne moins de 2 dollars par jour. Le pouvoir d’achat des ménages a été amputé des 2/3 en quarante-cinq ans (Période de 1963 à 2008).

En 2016, une étude du Coût de la faim en Afrique montrait une perte de 1,5 milliard de dollars par an (soit 14,5% du produit intérieur brut) en raison de la malnutrition particulièrement des enfants.

Actuellement, on observe un taux d’inflation de 6,8% et un taux de croissance de 5%. L’indice de développement humain (IDH) est faible avec un classement au 158e rang sur 188 pays. .Par ailleurs, la corruption gangrène la société toute entière. L’indice de perception de la corruption (IPC) de Transparency international(2017) classe la Grande île en zone rouge au 155e rang. Par conséquent, le climat des affaires est morose. Le rapport Doing Business de 2018 classe le pays au 162e rang sur 190.

Ainsi, le défi qui attend le futur Président de la quatrième république est immense pour sortir la majorité de ses compatriotes durablement de cet état de pauvreté chronique.

Une pauvreté et inégalité extrêmes

Les facteurs qui déterminent cette pauvreté sont multiples, variés, intriqués, internes et externes.

Les résultats de l’étude sur la pauvreté dans le cadre du projet Nopoor (2017), montrent une situation préoccupante de l’économie Malgache (Partenariat entre les enseignants et étudiants du Département Economie de l’Université d’Antananarivo et l’organisme français IRD).

Sans parler des aléas climatiques et d’une insécurité grandissante, la structure de l’économie malgache et les pratiques favorisent la paupérisation d’une majorité mais aussi l’enrichissement de quelques « élites ». (Précarité de l’emploi, désorganisation, corruption, prédominance du secteur informel, mauvaise répartition des richesses accentuant l’inégalité, faible taux de mécanisation agricole et de l’industrialisation…).

En outre, on assiste à un pillage systématique de nos ressources naturelles (une perte d’environ de 500 millions de dollars pour le secteur marin, une perte d’environ 700 millions de dollars pour le secteur minier, une perte de 750 millions de dollars sur 4 ans pour le trafic de bois de rose…).Selon Thinking Africa, Madagascar domine le classement de superficie de terres vendues ou louées aux investisseurs étrangers avec 3,7 millions d’hectares cédées depuis 2000. Il en résulte une détresse de la population rurale sans la mise en place de mesures d’accompagnement spécifique.

Changement de mentalité

En sacrifiant dans notre conscience le concept de destin commun et national, la société malgache se grippe et n’arrive pas à évoluer au-delà des calculs claniques, corporatistes et communautaristes. Cette situation nous confine dans une logique duelle, propice aux conflits mais aussi à une instabilité politique récurrente. Il est donc grand temps d’agir pour promouvoir une véritable Nation dans sa dimension culturelle (langue, passé commun) mais aussi politique (volonté de vivre ensemble sur une structure étatique).

Jusqu’ à présent, nos « élites dirigeants » ont tendance à fonctionner systématiquement sur un modèle clanique discriminant, endogame plutôt que sur une vision nationale. Ainsi, les projets sont d’abord conçus selon des considérations claniques au détriment de l’ensemble de la nation. Leur fonctionnement dualiste exacerbe la jalousie amenant les uns à soutenir des projets qui favorisent leur région et territoire d’origine tandis que les autres s’empressent de les saboter .Dans ce contexte, l’espoir d’un développement harmonieux reste utopique.

Dans un monde globalisé où les partenariats sont nécessaires et indispensables, la course vers l’argent facile de nos dirigeants successifs auprès des bailleurs de fonds impacte significativement sur la conduite des affaires internes du pays. Cette quête à la mendicité implique une dépendance grandissante vis-à-vis des puissances étrangères (qui lorgnent sur une partie de nos richesses) mais aussi une perte de dignité. En cas d’échec de leurs projets, ils ont tendance à fuir leur propre responsabilité en accusant les autres d’être à l’origine d’une telle déconvenue.

Malgré les différentes réalisations antérieures, on assiste ainsi à une incapacité de la classe dirigeante à mener efficacement un projet politique conforme aux aspirations profondes de la population. Il ne s’agit pas de problèmes de compétences individuelles (savoir, savoir-faire) mais plutôt d’un problème d’éthique, de savoir-être et d’un amour profond, sincère de ses compatriotes et de son pays.Notre classe dirigeante doit être dans l’excellence à tous les niveaux pour donner un signal fort auprès de la population. En effet, l’exemple vient d’en haut et la bonne gouvernance doit être la règle. Les institutions de la République doivent assumer leurs fonctions indépendamment pour permettre une autorégulation et l’application d’une vie démocratique dans un véritable Etat de droit.

« Chaque homme doit décider s’il marchera dans la lumière de l’altruisme créatif ou dans les ténèbres de l’égoïsme destructeur ». Martin Luther King

Il est temps de mettre un terme à la professionnalisation de la vie politique pour faire vivre réellement la démocratie. Il importe de redonner sa noblesse originale à la politique : servir la cité et être au service des autres et non pas se servir et être au service de sa carrière politique. Pour cela, il est impératif de faire appliquer :

  • Strictement le non-cumul des mandats ;
  • Le non-renouvellement des mandats ;
  • Mais aussi l’abolition des « privilèges et avantages », source de convoitises de cette fonction pour s’enrichir rapidement.

Dans ces conditions, il serait difficile d’être dans la vie politique durablement et l’alternance des hommes et/ou des idées amèneraient forcement à un progrès socio-économique indiscutable. Parallèlement, il faudrait encourager l’entreprenariat dans l’éducation et la formation de la population active, majoritairement jeune. Par ailleurs, une politique nationale agricole s’avère primordiale. Elle permettra de promouvoir l’agriculture familiale paysanne pour une autosuffisance alimentaire. Ce serait un moyen louable de s’enrichir et d’augmenter le PNB du pays !

Dans ce contexte de pauvreté extrême, il est choquant que les « élites » ne se bousculent pas pour faire leur déclaration obligatoire de patrimoine mais aussi que le Président de la République gagne plus de 60 fois le SMIC du pays (En France, son homologue touche 10 fois le SMIC).

Une collaboration fraternelle, sincère de toutes les entités s’avère utile, y compris de la diaspora.

Le « Fokonolona » et la décentralisation effective de proximité

Il en découle la nécessité absolue d’instaurer un projet réellement commun et de nouvelles formes d’organisation, qui émanerait des Malagasy eux-mêmes, accepté par tous et répondant aux aspirations et aux véritables besoins de la population malgache. De cette manière, le Malagasy retrouvera sa dignité, sa fierté et ses valeurs. Des ponts seront établis à la place des cloisons du passé. La confiance vis-à-vis de la classe dirigeante reviendra et l’autorité de l’Etat se raffermira. Les cas de vindicte populaire et le sacrilège de vol d’ossements humains seront de lointains souvenirs.

Pour ce faire, il est impératif de se tourner vers la base qui est le « Fokonolona », cette institution la plus proche des citoyens et des citoyennes. Il est la base du développement selon l’article 152 de la constitution malgache. Il mérite d’être réactivé à sa juste valeur pour permettre un réel développement durable. Une des pistes serait le projet de « Fokonolona mivao » ( cf Fikambanana Fokonolona Mivao : FIMAFOM) avec son trépied de principes rénovateurs :

1-Le « Fihavanana » (concorde) mivao dans une tri-action collective en boucles permanentes : chercher ensemble, décider ensemble, progresser ensemble.

2-La facilitation des activités des « Fokonolona » par l’élite malgache.

3-La souveraineté des décisions du « Fokonolona » qui deviendra alors l’autorité suprême de l’Etat malgache.

Le système actuel est tellement sclérosé qu’il ne laisse aucune place à l’innovation des hommes et des idées. Selon Montesquieu, «  lorsque, dans la République, le peuple en corps a la souveraine puissance, c’est la démocratie, lorsque la souveraine puissance est entre les mains d’une partie du peuple, cela s’appelle une aristocratie  ».

Qu’attend le peuple Malagasy de ce futur Président de la république qui sera normalement connu au plus tard le 09 janvier 2019 ?

En tout état de cause, le développement durable de Madagascar pour le bien-être de sa population nécessite l’implication active de chaque citoyen. Il exige aussi une classe dirigeante dotée d’une probité sévère, d’un sens suprême de l’intérêt collectif et de l’amour profond de sa patrie et de ses compatriotes. Chaque centime dépensé serait au profit exclusif de l’intérêt collectif.

Ce défi est immense mais il ne faudrait surtout pas se décourager car disait Héraclite, « Si tu ne cherches pas l’inespéré, tu ne le trouveras pas ». Des pays voisins comme la Rwanda (qui avait connu une guerre fratricide en 1994) ou l’Ethiopie nous démontrent, nous montrent la voie à suivre tout en gardant notre spécificité propre. En cette période pré-électorale, que le meilleur gagne dans un débat d’idées et de projets concrets, réalistes plutôt que dans le déploiement de moyens logistiques et financiers faramineux.

Dr Razafindramboa Andriamampionona

Antananarivo, le 30 août 2018

22 commentaires

Vos commentaires

  • 1er septembre à 09:05 | vatomena (#8391)

    Le malgache est intelligent mais cela ne se voit pas dans ses oeuvres. Le pays est dotée d’une richesse invisible mais c’est la pauvreté qui contamine toute la société . Tout est à faire ou à refaire mais la jeunesse traine dans les rues sans emploi .jusque à quand ? Nous sommes au jugement dernier .

    • 4 septembre à 15:52 | Ibalitakely (#9342) répond à vatomena

      Aza manofinofy ry Malagasy isany fa raha izao eritreritry ny Charly India, izay tsy ampy avilivilin’ny frantsafrika, dia ny hametraka vazaha ttsy [manana pasipaoro roa malagasy/frantsay ohatra & sns] ihany no mahamaika azy ireo. Rehefa tojo soa aman-tsara izany dia ny misintona izay napetrany amin’ny sangany sisa no ho ataony. & izaho mihino fa ireto kandidà maro, izay mahafantatra tsara fa tsy ho lany velively na andeha @ tànany aza, dia mbola ry zareo ihany koa no miantoka ny lany rehetra [Ar50 000 000 sns] mba hiparitahan’ny vato ka tsy hisy izany 1° tour da vita izany. Dia manangona ny zéro virgule rehetra fotsiny avy any @ 2° tour … dia vita ny resaka.
      Fa io itsika Malagasy foana ihany no anton’izay mitranga & hitranga eto Madagasikara fa tsy ny Sirilanke na ny Kanadiana na ny Senegaly. Indrindra ohatra rehefa ny mpanao gazety « voix de leurs maîtres » izay no mamily ny saim-bahoka tahaka ity gazety mpiseho isan’andro iray nivoaka omaly nilaza ohatra ihany fa manoana an’i Rajoelina Andry hono ny miaramila misotro ronono ; fantatra fa tsy eto an-drenivohitra ihany no misy azy ireo, tsy nisy fivoriana nataony izy rehetra, tsy nisy fangatahana ny hevitry ny rehetra kanefa ilay gazety dia mitatasika aok’izany. Degaga elà avy eo, amin’izany olona tsy mitsinjo taranaka velively izany, raha any @ faha efatra any @ farany Madagasikara

    • 4 septembre à 16:00 | Ibalitakely (#9342) répond à vatomena

      * vazaha ttsy nanomboka amin’izany Ratsiraka Didier, Rajoelina Andry, Camille Vital Omer Beriziky, Ravelonarivo Jean, Solonandrasana Olivier, Ntsay Christian. Antony hahafahana manorina ny « caste des binationaux » koa izao angamba na koa ny « parti des désériteurs de madagascar » !!

  • 1er septembre à 10:19 | betoko (#413)

    Nous savonsleccela depuis des décennies ,hélas tout le monde s’en fout surtout nos dirigeants successifs surtout avec Hery Rajao .Certains disaient que en grande partie c’est à cause d’ANR durant le régime de transition ,mais ses détracteurs ont oublié de dire que depuis 2008 le FMI et la Banque Mondiale nous ont fermé le robinet
    Aussi si Ra8 était encore au pouvoir sans les aides du FMI et de la Banque Mondiale ,comment il aurait gouverné
    Espérons’ que le prochain président retiendra LES leçons

    • 1er septembre à 10:40 | AzaMbaDonJona (#9745) répond à betoko

      Cite un seul pays que le FMI et la Banque Mondiale ont réussi à développer ? ZERO !

      Le FMI et la Banque Mondiale sont une chose, leurs employés en sont une autre : ils sont
      grassement payés et soudoyés par les autorités locales (ET ce quel que soit le pays d’accueil)
      pour émettre des avis ULTRA-favorables (exemple : vente de BNI à Hiridjee ou encore
      les avis alambiqués sur le gouvernement Rajao) ou défavorables pour les décaissements (exemple : gouvernement Zafy)

      Nuisances absolues et armes politiques contre les pays pauvres :
      https://journals.openedition.org/labyrinthe/310
      sans parler des accusations de différentes ONG de par le monde !

    • 1er septembre à 10:44 | arsonist (#10169) répond à betoko

      Mefions-nous des jomaka !
      Ce betoko est un Merina jomaka d’Ambatomanga. Il apprécie les dihyvody.
      Il soutient aveuglément son akama dj bac-(combien déjà ?), un Betsileo jomaka de Sahamadio celui-là. C’est un mpampandihyvody.

      Ceux qui veulent recevoir une récompense de 10 000 ariary vont aux meetings publics du jomaka de Sahamadio, bac-(combien déjà ?).
      Si les mêmes veulent recevoir une autre récompense mais moitié moins, ils peuvent aller aux meetings publics du Merina Hery. 5 000 ariary, ce n’est quand même pas rien.

      S’ils cumulent donc les meetings des deux foza, ils encaissent 15 000 ariary en tout.
      Mais ils peuvent aussi aller plusieurs fois de suite aux meetings de l’un et de l’autre.
      Pour se faire une petite pécule.

      Après, s’ils désirent voter alors qu’ils votent.
      Mais pas forcément pour l’un ou l’autre de ces deux foza.
      Ils peuvent donner leur vote pour un(e) tout autre candidat(e).
      Comme ça, les foza l’auront dans le baba.

    • 1er septembre à 10:50 | hafatse (#9818) répond à betoko

      Koto kely,
      A votre avis pourquoi on a fermé le robinet ?
      ARA chante faux ?
      ARA est un fieffé filou ?
      ARA EST UN VOLEUR ?
      ARA a faut un coup d’etat ?
      ARA est noir et n’aime pas le mangajazo ?
      Ou tout ca ?

      Ce que tout le monde sait aussi ce que sa clique n’a pas hésité a voler , piller sans vergogne, depuis le sommet jusqu’aux lampistes.
      Vous pouvez toujours nier l’évidence mais les rapports socio-économiques sur l’etat de M/car depuis 60 ans il en a plein de disponibles, et quelque soit l’organisme emetteur , tous pointent du doigt les fozas !!
      Les plus incompétents et les plus corrompu s de tous, donc bien depuis 2009.

    • 1er septembre à 10:51 | AzaMbaDonJona (#9745) répond à betoko

      le twink-dj a plus détruit que quiconque.
      Prenons l’exemple d’Air Malade (source : https://www.airmadagascar.com/fr/compagnie-aerienne/historique)
      - 2002 difficultés, 2003 redressement et difficultés surmontées
      etc ... etc ...
      - 2011 : liste noire NOIRE ! black-listée et surtout achats de plusieurs vieux air-bus impossibles
      à rentabiliser !

      et maintenant association avec Air Austral ... Bref, la dictée des colons continue à porter ses fruits

    • 1er septembre à 11:01 | FINENGO (#7901) répond à betoko

      @ betoko (#413)

      Mais oui Monsieur Betoko l’ historien Fantoche qui tente de réécrire l’histoire.
      Tu dis.
      Je cite :
      Nous savons cela depuis des décennies,

      Alors si vous le saviez depuis des décennies, c’est que vous êtes tous des suicidaires Betoko.
      Il a été toujours dit : un homme averti en vaut deux.
      Ce qui n’a jamais été le cas dans ce Pays. Non ?????

      Entre autre pour tes défaillances en Histoire, et tout particulièrement de ton Pays, l’ ONU n’a jamais voté pour l’indépendance d’un Pays et encore moins pour celle de Madagascar.

      Et Pour terminer, ni le FMI, ni la Banque Mondiale, ne cautionnent un Dirigeant par coup d’ Etat, donc d’un Etat Voyou. Ce fut le cas de ton Bac-7.
      Tu es libre de prendre sa défense.
      C’est ton droit le plus élémentaire.
      Mais saches tout de même, que ce ceux qui se ressemblent, s’assemblent.
      Ce qui implique que tu es un Voyou au même titre que ton DJ. Idem pour Isandra et d’autres Nationalistes de mes 2.
      Et au passage, intellectuellement parlant, vous n’avez pas à vous jalouser, le DJ et toi.
      Vous êtes au ras des Pâquerettes.

      Qui sait que d’ici le deuxième tour, tu demanderas la protection du Consulat ou de l’Ambassade de France. Hein !!! Betoko le Binational..?????

  • 1er septembre à 11:57 | Jipo (#4988)

    Bonjour .
    Ce que dénonce, voir propose ce Docteur relève d’ un constat accablant pour les pseudo dirigeants de cette caste jupitérienne, qui sait parfaitement ce qui vient d’ être dénoncé, le problème est que ce sont the bad persons @ the « good » place .
    Le Peuple Malgache de par sa non implication dans le choix de leurs élus est partiellement responsable de son malheur, je dis partiellement car pour d’ autres peuples c ’est pareil à commencer par l’ élection de macron et le troupeau qu’ il dirige .
    Le jour ou le Malgache se réveillera ?, en attendant ces parasites en profitent serait-ce la condition à ce réveil ?
    Le maintien ou entretien de la pauvreté est une condition certainement voulue, pour que cela continue, pour éradiquer cette situation l’ éducation est primordiale, avec l’ autosuffisance alimentaire, & la santé
    le reste suivra de lui-meme .

  • 1er septembre à 12:02 | RAMBO (#7290)

    Il existe une phénomène physique que l’on peut faire en projection aussi sur le phénomène social surtout en politique.

    Quand une masse M quelconque est lancée nous pouvons remarquer que, s’il n’y a pas d’obstacle, nous ne pouvons pas arrêter net cet objet. Il y a ce qu’on appelle , une Distance d’Arrêt...C’est à dire la distance mesurée entre le moment du freinage et l’arrêt total de l’objet.

    Celui qui succède un dirigeant à le tête de l’Etat ne peut pas balayer d’un revers de main, non seulement les méfaits mais aussi les bienfaits du gouvernement précédent .
    Hery Rajaonarimampianina a succédé à Andrt Rajoelina à la tête de Madagascar. Nous savons tous que la politique menée par Andry Rajoelina durant la Transition se trouvait dans une impasse. La Nation basculait vraiment dans l’anarchie et les Gasy avaient complètement perdus leur repère. La mentalité Gasy déjà mauvaise sous Ratsiraka et Ravalomanana s’est dégradée à la vitesse d’un TGV.

    Et quand Rajaonarimampianina est arrivé au pouvoir en 2014, il a subi en plein fouet cette « force qui provoque la distance d’arrêt » prolongée de cette mauvaise politique de Rajoelina...Il a fallu du temps pour remettre de l’ordre dans l’Ecurie d’Augias, c’est le travail prioritaire de Her(y)cule de 2014 à 2016. Il est vrai que ce Président est méconnu mais il lui a fallu tout mettre en œuvre pour pouvoir diriger notre pays. Créer le parti HVM, mettre en place toutes les Institutions de la République...il avait même du mal à trouver son premier PM….mais avec sagesse et détermination...Hery Rajaonarimampianina a dû prendre des décisions douloureuses. La rupture avec Rajoelina était inévitablement consommée . Avec quelques ami (e)s, le Président cherchait à voler de ses propres ailes et nous connaissons tous la suite….
    Après 2 ans de difficultés, grâce à l’opiniâtreté du Président et son équipe la confiance des Bailleurs de Fond est revenue en Décembre 2016..C’est seulement à partir de cette époque que tous les travaux et les projets présidentiels ont démarré...Cette route de 107 km de Toliara fait partie des travaux qui ont commencé il y a 2 ans.

    Maintenant les détracteurs parlent de « compression » en 2 mois mais ils ne veulent pas reconnaitre les 2années écoulées pendant lesquelles, des milliers de Gasy ont travaillé d’arrache pied pour réaliser toutes ces infrastructures. Il n’y a jamai eu de calcul électoraliste de la part du Président. C’est le calendrier des travaux qui dictaient les dates de livraison de ces Fotodrafitrasa.

    En ce moment, il existe encore une centaine d’infrastructures en cours de travaux et qui seront livrées courant 2019.

    Des milliers de Gasy ont trouvé du travail dans toutes ces réalisations à travers l’île...Du Nord au Sud et de l’Est à l"Ouest ainsi que le Centre. C’est la raison pour laquelle le Président se permet d’annoncer le taux de pauvreté à 70 % et c’est une réalité. Mais il reste encore beaucoup à faire...et l’objectif de Hert Rajaonarimampianina en 2030 c’est que 70 % des Gasy auont accès à l’Electricité et Eaux Courantes...des Barrages et plusieurs dizaines de Centrales Electriques sont construites partout. L’Energie Renouvelable comme le Solaire et les Hydroélectriques sont installés et opérationnels très bientôt...Des Barrages Agricoles, des Ecoles , des Collèges, des Lycées Technique et Agricole, des Blocs Opératoires dans chaque District...Des Scanners derniers cris dans les Hôpitaux ainsi que des Services des Urgences et de Pédiatrie…
    Par conséquent, il est tout à fait normal que Hery Rajaonarimampianina demande 5 ans supplémentaires aux Gasy pour terminer ce qu’il a commencé.

    • 1er septembre à 12:30 | Jipo (#4988) répond à RAMBO

      C ’est génétique ou vous avez suivi des cours accélérés ???
      C ’est à bouffer que vos compatriotes veulent, vos énumérations de martien ils s’ en tapent !
      et en 2050 ils seront tous milliardaires ...

    • 1er septembre à 12:34 | AzaMbaDonJona (#9745) répond à RAMBO

      Donc encore des robes ananassées et d’autres kidnappings ?
      Les gasigasy chocololats n’ont pas encore fini tous d’être expropriés au profit de filatex ?
      NON et NON ! Même la moindre mpivarotr’anana mettra tout Mada à feu et à sang si jamais
      le HVM osera tricher aux élections. Aucune personne sensée n’en veut

    • 1er septembre à 15:52 | FINENGO (#7901) répond à RAMBO

      @ RAMBO
      Je cite :
      Par conséquent, il est tout à fait normal que Hery Rajaonarimampianina demande 5 ans supplémentaires aux Gasy pour terminer ce qu’il a commencé.
      ............................................
      Dis RAMBO, dis nous tout simplement une oeuvre de ton Nasique de Hery Rajaonarimampianina aurait lui commencé et qu’il aurait terminé. Car il est trop facile d’attribuer à ton Hery ce qui a été prévu et commencer avant qu’il n’arrive au pouvoir.

      Par conséquent ce que j’ai cité ci-dessus doit être corrigé et dit comme ceci :
      Par conséquent, il est tout à fait normal que Hery Rajaonarimampianina demande 5 ans supplémentaires aux Gasy pour mieux les déplumer, et mieux les ruiner.

      En réalité toi et ton Nansique de Hery, ne sont que deux ça lo, deux grosses Mer de s.

  • 1er septembre à 12:03 | ratiarivelo (#131)

    Akory hatao e : izay no maha-BETO**kona azy "Betoko-mantsy**efa fanina Ingarainy ka tsy hitany intsony izay ho lazaina fa efa LANY LAINGA ka mirediredy... fahatany !Mba vonjeo IZY Rtoa-Be ISANDRA O ! fa efa tena mafy ny mahavoa AZY***samy tsara !

  • 1er septembre à 14:40 | saricine (#2893)

    Citation du jour :
    « Le système actuel est tellement sclérosé qu’il ne laisse aucune place à l’innovation des hommes et des idées. Selon Montesquieu, « lorsque, dans la République, le peuple en corps a la souveraine puissance, c’est la démocratie, lorsque la souveraine puissance est entre les mains d’une partie du peuple, cela s’appelle une aristocratie ».

    Là où tout le monde est le temoin, il y a la pauvreté grandissante, donc il faut savoir Mr le Dr :
    Vous allez faire quoi ? Donner des leçons aux politiciens, à la population malagasy ? C’est quoi votre projet ?

    Evitons de faire de l’ideologie, ou de l’idealisme , l’utopie. Evitons de tourner en rond, attaquons les sources du problème.

    Je ne sais pas de quel filière de docteur vous êtes ( medecine, droit, économie, sociologie, philosophie, science........) mais une tendance à vous renvoyer ce message, d’un certain G. Orwell, disant :
    « Quand un écrivain s’engage dans la politique, il doit le faire en tant que citoyen, en tant qu’être humain, et non pas en tant qu’écrivain. »

    Ceci étant, que les prétendants à la magistrature suprême soient conscients du grand défi, à la racine et de l’esprit malagasy : le pragmatisme

    - donner à manger, du toit, , raha noana ny vatana mivezivezy ny fanahy
    - respect et dignité de la famille, aza mitsipa-doha ny lakana nitàna, asa vadi-drano tsy vita tsy ifanakonana
    - création d’emplois, formation/innovation, sécurité

    En résumé : A mon sens, si on veut vraiment changer le système et ses institutions, il faut d’abord s’occuper de « la personne », de la population le fokonolona, et ceci se passe par le pragmatisme, l’efficience de chaque initiative, le patriotisme, en dehors de toute idéologie et itopie de tel ou tel philosophe

    • 1er septembre à 15:43 | saricine (#2893) répond à saricine

      Errata :

      Lire :
      ....j’ai une tendance à vous renvoyer le ...
      .....utopie

  • 1er septembre à 14:45 | Tsix (#10296)

    Fihovan’ny toe-tsaina hoy ianareo ? Raha tiana ho tanteraka izany dia mila aloha hovaina ihany ihany koa izany ny fomba fiaina amin’ny ankapobeny. Samy hafa ny olona an’asa sy ny tsia. Ny tena tokony atao izany dia ny famoronana asa ho an’ireo izay tsy manana. Izany rehetra izany dia efa ezaka atao’ny fitondrana ankehitriny ary asa maharitra notanjona fa tsy asa irey na roa volana fotsiny ihany.

  • 1er septembre à 15:13 | SNUTILE (#1543)

    L a grande pauvreté des pays sous-développés est la classe d’intellectuelle : "je parle de la vraie classe avec le minimum de bagage en langue malgache et en une langue étrangère qui ne peut-être que celle de la colonisation suivie du protectorat : Le Français. Autre langue comme porte sur l’extérieur ne sera qu’ajouter le poids de la conscience déjà trop en souffrance.

    Beaucoup d’élèves administrateurs sont actuellement dans leur nouveau fonction. Il est à souhaiter de leur éprouver chaque année par des tests en français, en capacité de fonctionnaire impartial, en ce qui concerne l’entretien propre de leur santé et l’équilibre familial ( planning familial, accès de la famille à la vaccination obligatoire, la propreté de tout environnement de vie)… Tirer vers le Haut progressivement, sans s’endetter.

  • 1er septembre à 15:54 | Toutoun (#10298)

    Samy manana ny fahitany momba ny rivotra politika sy ny zava-misy @zao, fa ny azo lazaina dia nilentika ny firenena h@zay ary @zao vao manomboka hitrady hiverina tsikelikely ny tsy fahatomombanana rehetra !

  • 2 septembre à 05:16 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Assalaamo alaikoum
    Trop de blabla de la part du Dr : « Raha lava ny tarogna very ny soa, raha lava ny ahitra very ny kisoa ». N’est- ce pas Rambo et ses douzes travaux d’hery-cul ?
    5℅ de croissance et 6,5℅ de taux d’inflation ? ? ? Des affirmations gratuites car ce n’est ni plus ni moins qu’une prévision dans la loi de finance mais pas une réalité.

  • 3 septembre à 08:54 | Isambilo (#4541)

    - Madagascar n’est pas un pays riche. Ce n’est pas parce qu’on a quelques traces de pétrole, d’uranium, etc, par ci par là qu’on peut se croire riche. Il faut que ce soit un minimum rentable, ce qui n’est pas le cas. Les transnationales le savent très bien, à commencer par les françaises. L’Orstom (Ird actuel) et le BRGM ont toujours été les mieux placés (jusqu’à aujourd’hui) pour connaître les richesses potentielles du sous sol et et des fonds marins de Madagascar. Est-ce que Total a levé le petit doigt pour Tsimiroro ?
    - « cosmopolitisme », « diversité culturelle peu commune » . Comment pouvez-vous faire cohabiter ces qualificatifs avec la reconnaissance qu’il y a une langue et d’un passé communs ?
    - Vous écrivez qu’il y a une « logique duelle » et un "fonctionnement dualiste des élites malgaches, sans préciser quelle est cette dualité.
    - Fokonolona : il faut arrêter avec ce mythe qui n’a pas existé partout. Un fokonolona n’a jamais été qu’une assemblée de notables, soucieux de préserver leurs intérêts et servant de relais du pouvoir central.

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