Facebook Twitter Google+ Les dernières actualités
jeudi 23 septembre 2021
Antananarivo | 00h54
 

Société

Traite des personnes

Les travailleuses malgaches rentrées au pays souhaitent désormais répartir

samedi 31 juillet | Mandimbisoa R.

En dépit des souffrances qu’elles ont vécues dans leurs pays d’accueil, les travailleuses malgaches au retour au pays, souhaitent déjà répartir à l’étranger. Cela a été évoquée lors de la restitution du rapport d’évaluation rapide des impacts socio-économiques de la Covid-19 sur la dynamique de migration internationale, au palais de Mahazoarivo, un événement qui entre dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de la lutte contre la traite des êtres humains ou traite des personnes.

Lors de la présentant du rapport, la consultante de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) qui a effectué l’évaluation, Estelle Antilahy, a indiqué que 90% des travailleuses ayant pu rentrer au pays depuis la crise sanitaire, surtout celles originaires de la région SAVA qui sont pourtant majoritaire, souhaitent désormais répartir au-delà des frontières nationales. Certains d’entre elles seraient déjà dans la capitale et n’attendent plus que la réouverture de l’espace aérien national.

La cause de cette tentative de recherche d’une vie meilleure, en dépit des risques qu’elles peuvent prendre, est la difficulté grandissante traversée par le pays à cause de l’épidémie de Covid-19. A cela s’ajoute l’impasse économique dans la région à cause des débâcles du marché de la vanille dans le nord du pays. Ces travailleuses malgaches souhaiteraient emprunter « le même couloir migratoire Madagascar- Liban/Koweït/Arabie Saoudite », précise le Bureau national de la lutte contre la traite des êtres humains (BNLTEH) auprès de la primature.

Et pourtant, la loi en vigueur dans le pays, adopté par le gouvernement en 2013, interdit encore l’envoi des travailleurs dans les pays à haut risque comme le Moyen Orient et le Golfe. Le pullulement des annonces de recrutement des travailleurs malgaches dans les journaux aurait également favorisé l’intérêt des concernés.

En 2020, le gouvernement malgache, avec l’appui de l’OIM a pu rapatrier 306 travailleurs migrants en provenance du Koweït (177), du Liban (54) et l’Arabie Saoudite (75). Ils ont notamment fait une demande de rapatriement pour cause de maltraitance présumée dans leur pays d’accueil. En général, ils se sont plaints de la non-reconnaissance de leurs droits humains par les employeurs ou par les pays d’accueil. Cela se manifestent par certains nombres d’abus et de violences basées entre autres sur le genre.

Néanmoins, la direction de la diaspora au sein du ministère des Affaires étrangères révèle dans ce rapport d’évaluation rapide qu’environ 300 travailleuses migrantes malgaches en situation régulière, ayant rempli une inscription consulaire sont encore restées dans le pays du Golfe et du Moyen Orient.

5 commentaires

Vos commentaires

  • 31 juillet à 10:57 | Marco (#11210)

    Tu m’étonnes qu’elles veuillent repartir ! Ici il n’y a pas de travail et pas d’argent.

  • 31 juillet à 11:30 | Vohitra (#7654)

    Quelle trouvaille !

    « Rapport d’évaluation rapide des impacts socio-économiques de la Covid-19 sur la dynamique de migration internationale »…il est toute ouïe le chef de palais avec de telle information, c’est son droit, mais est-ce qu’il avait déjà lu un rapport quelconque sur l’évaluation de la situation actuelle des migrants originaires du grand Sud du pays qui sont maintenant présents et éparpillés livrés à eux-mêmes dans la partie Nord du pays et la Côte-Ouest ?

    Et lui, en tant qu’originaire de cette partie Nord du pays, est-ce qu’il n’est pas troublé après la lecture de ce rapport de l’OIM mentionnant que chez lui, les travailleurs n’aspirent plus qu’à quitter le pays pour trouver de quoi vivre ailleurs eu égard à l’irresponsabilité manifeste et l’indifférence de l’Etat, ainsi que la situation économique lamentable dans le pays ?

    Tanambao-Koweit, le nom d’un village prospère dans la Région DIANA à l’époque où les pays du Golfe étaient encore prospères et accueillants et respectueux des droits des travailleurs et des droits humains !

    Qui ose encore s’aventurer et venir travailler au Liban actuellement ? Ou se faire saucissonner comme le journaliste saoudien Jamal Khasoggi ? ou subir les affres des Bangladehsis ou des Malaysiens au Qatar ?

    S’ils veulent repartir alors, c’est à cause d’un profond désespoir, du constat d’une situation pire que lamentable, de la perte de confiance vis à vis de l’existence hypothétique d’opportunité de survie dans ce pays...

    Bref, il y aune Direction de la Diaspora au sein du MAE maintenant ! quelles sont les attributions essentielles d’une telle Direction au juste par rapport au contexte du moment ?

  • 1er août à 17:06 | purgatoire (#11152)

    En dépit des souffrances qu’elles ont vécues dans leurs pays d’accueil, les travailleurs malgaches au retour au pays, souhaitent déjà répartir à l’étranger.
    ISANDRA en pense quoi ????

    • 1er août à 17:16 | arsonist (#10169) répond à purgatoire

      La besileo foza femelle couillue en rut isandra
      ne pense pas !
      Elle n’a pas de cerveau pour ça !
      Elle agit par réflexes conditionnés.
      Suivant la théorie de Pavlov.

    • 1er août à 18:05 | Maestro (#7313) répond à purgatoire

      @ Isandra

      Allez je vais devancer tes pensées car je commence à bien voir maintenant l’animal ( Waf Waf ) qui dort en toi.
      Isandra pense que c’est l’Emergence dans toute sa splendeur, son Altesse Nullissime a tellement bien géré le Pays qu’il peut désormais envoyer des " Esclaves " pour des travaux inhumains en tout genre chez les Arabes.
      Isandra elle même est une " Esclave enchainée à son clavier " donc elle sait ce que c’est ! Nandresy Ny Tolona hoy Nandra be !

Publicité




Publicité

Newsletter

Les actus du jour directement dans votre boîte email

Suivez-nous

Madagascar-Tribune sur FACEBOOK  Madagascar-Tribune sur TWITTER  Madagascar-Tribune sur GOOGLE +  Madagascar-Tribune RSS