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dimanche 25 septembre 2022
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Environnement

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Le taux de déforestation reste élevé à Madagascar

samedi 26 mars | Mandimbisoa R.

Le taux de déforestation dans les zones non protégées ou à vocation productif est nettement plus élevé que dans les aires protégées ou zones prioritaires de conservation (2,5% contre 0,4 à 0,5%) à Madagascar. Ces informations ont été révélées lors de l’Assise nationale sur l’exploitation des produits forestiers ligneux hier, au Carlton à Anosy.

Un autre constat plus regrettable de la situation actuelle : l’administration forestière ne peut plus assumer convenablement ses prérogatives régaliennes à cause du manque des ressources financières pour garantir le contrôle forestier financé généralement par les fonds constitués avec les redevances d’exploitation forestière formelle.

Face à ces nombreux problèmes, le ministère de l’Environnement et du Développement durable et les partenaires veut à tout prix améliorer d’une manière urgente en intégrant toutes les parties prenantes au niveau national, régional et local conformément aux objectifs d’émergence de l’Etat, relatif à la gestion durable des ressources naturelles.

« Les efforts consistent au maintien du potentiel productif des ressources naturelles qui demeurent pour le moment la principale source de moyens d’existence de la plupart de la population rurale. D’où le besoin de trouver une autre stratégie de gestion adapté au contexte socio-économique de la population locale voir même nationale », indique le ministère de l’Environnement. L’organisation de cette assise nationale fait partie des différentes étapes pour améliorer cette situation et d’appuyer l’exploitation durable des ressources forestières de l’île.

« L’objectif global est d’identifier les orientations nationales en vue d’un approvisionnement durable des produits forestiers ligneux et sécurisant pour tous les opérateurs économiques légaux », explique le ministère de l’Environnement et du Développement durable.

L’utilisation des produits forestiers ligneux comme source d’approvisionnement de bois énergie (charbon) et de bois de construction, œuvre et de service, est relativement encore important pour les pays en développement comme Madagascar.

Mais il est aussi constaté que cet approvisionnement en produits forestiers ligneux, surtout pour les grandes villes urbaines, est majoritairement fait par voie informelle, c’est-à-dire, provenant d’exploitation illicite. Malgré l’instauration de plusieurs notes de suspension des exploitations des produits forestiers, l’administration forestière est confrontée à une généralisation grandissante des exploitations non légales, constat justifié par l’approvisionnement continuel des marchés par des produits illicites.

La suspension de l’exploitation ainsi que, la rareté des produits, ensemble, ont favorisé l’augmentation exorbitante des prix sur le marché. Les parties prenantes de la réorganisation de cette filière dont, les exploitants forestiers, les exportateurs, les petites et moyennes entreprises de transformation de bois et l’Administration Forestières, sont victimes de la prolifération des bois illégaux.

11 commentaires

Vos commentaires

  • 26 mars à 10:51 | Stomato (#3476)

    Chic une autre piste pour demander des sommes de pognon de dingue.
    Qui va continuer à croire les dires de dirigeants de Madagascar ?
    A force de mensonges il n’est plus possible de distinguer la véracité des paroles Malagasy !

    Le ministère n’a plus d’argent pour.... mais toujours assez pour assurer un train de vie ministériel qui fait envie au commun des malgaches qui crève de faim.
    Au lieu de s’épancher sur les effets, pourquoi le journaliste ne s’interroge pas sur les causes de la situation ?

    • 26 mars à 11:19 | el che (#344) répond à Stomato

      Le ministère n’a plus d’argent pour... déglinguer toute la foret

    • 26 mars à 14:22 | Peter Crok (#11322) répond à Stomato

      Lorsque la proportion du "secteur informel" dans l’économie d’un pays atteint un tel niveau, un tel pourcentage en travailleurs et volume d’affaires, il serait probablement malheureux de stigmatiser cette économie, qui permet la survie d’une immense partie de la population. Il faut donc aborder le problème autrement, qu’il s’agisse de la déforestation ou de quelque autre activité.
      Éducation Formation à l’écologie. Normalement on apprend ca a l’école, dans toutes les classes, depuis le plus jeune âge, et je ne sais pas où on l’enseigne a Madagascar.
      Pas d’bligations de déclarer son activité et payer des taxes qui sont toujours une source de très grande lourdeur administrative et de dépenses inadéquates pour les acteurs de l économie informelle. Mais obligation de gérer la forêt dans le cas de la déforestation.
      Exemple pour un arbre détruit, deux seront plantés.
      Mais aussi éducation au respect des sols, apprendre à ne pas faire de cultures sur brûlis, technique dévastatrice.
      Honorer les arbres des la naissance d’un enfant, planter systématiquement un arbre par enfant né et en faire des forêts communales sanctuarisees.
      Un autre regard et quelques actions peu coûteuses qui peuvent renverser la tendance au massacre des forêts que tout le monde peut observer.

  • 26 mars à 12:17 | el che (#344)

    La priorité , ce n’est pas d’exploiter la foret, mais de la préserver à tout prix. Il y a un besoin urgent de mettre en place des gardes-forestiers professionnels, chargés de protéger la foret, et d’éduquer la population . Il va sans dire qu’il est vital d’accompagner économiquement ceux qui vivent du charbon, et leur trouver des activités de substitution (élevage, culture).
    Oui, cela coûte de l’argent, mais c’est plus productif que de brasser de l’air en tirant des plans sur la comète, comme font ces professeurs nimbus...
    Une petite lueur d’espoir pointe son nez fort heureusement : de nombreux jeunes volontaires , sensibilisés par le fléau dû à la déforestation , plantent des millions de jeunes pouces à travers la grande .
    De même, l’association "Éden Reforestation Projets" rémunère plusieurs milliers de personnes pour reboiser à Madagascar. Positif, même s’il faut rester vigilant sur les vraies intention de cette association

    • 26 mars à 13:09 | el che (#344) répond à el che

      la grande Ile

    • 26 mars à 13:54 | el che (#344) répond à el che

      jeunes pousses

  • 26 mars à 12:28 | Observateurlucide (#11307)

    Le niveau de déforestation ainsi que les importations de produits agricoles ,entre autres ,ont une seule et même cause ,la démographie galopante !
    Presque 30 milions de Gasy,aujourd’hui, et près de 50 millions dans quelques années ,je te dis pas l’étendue des dégâts si rien n’est fait !
    D’ailleurs avec le niveau de compétences des différents gouvernements rien ne sera fait ,comme d’habitude !
    les désordres liées aux réchauffement de la planéte et à la surpopulation ont déja commencés ,une petite guerre en Ukraine (merci Poutine) et la cocotte minute risque d’explosé !
    Cépanofote crient ils déjà !

  • 26 mars à 14:08 | Yet another Rabe (#4812)

    Re-,

    Par analogie au titre de cet édito, "le taux de destructions des Sociétés & Entreprises de droit public reste élevé à Madagascar" :

    https://www.actutana.com/depeche/ca-y-est-potika-aussi-lacm/

    Il y a eu les 12 travaux d’ Hercule, je présume qu’ il y aura au moins 13 Entreprises publiques parmi les plus emblématiques du Pays, que SAR DJ Lapin Crétin aura cœur à porter en terre.

    Cordialement

  • 26 mars à 15:38 | olivier3 (#9833)

    "Le taux de déforestation reste élevé à Madagascar".

    Le ministère Madagougesque de l’Environnement fait payer les reboisements par les entreprises..Quoi de plus normal au pays des admirateurs de Staline, me direz vous ?

    Enfin...pas TOUTES les entreprises..

    En province, les entreprises locales MADAGOUGIENNES ont pour coutume de faire ce que l’on appelle du "reboisement sur table"...dans la pure tradition du fihavanana endémique, tant envié du monde entier..
    Ne soyons pas modestes..et tâchons de soutenir Luczanatany en pleine dépression nerveuse..

    L’entrepreneur malagasy se rend auprès du DIREF local et son équipe de vaillants défenseurs de l’environnement malagasss victime du réchauffement climatique..de Gallieni..de David Douillet..et des vils colonialistes attardés ( Bref, comme d’hab).
    ....Pour lui remettre des espèces sonnantes et trébuchantes...en échange d’un document OFFICIEL attestant de l’effectivité du reboisement.

    QUELLE SURPRISE NON ?

    "savez vous planter des choux ? à la mode heu à la mode heuuuu.."

  • 28 mars à 23:43 | DIPLOMAT (#846)

    Le scoop ! Encore le constat qui tue ! Mais alors : quelle action concrète va être menée par ce gouvernement ? Aucune !! Juste constater pour ne pas changer tout est dans la posture du : Comme je vous le disais ... mais les autres n’ont rien fait ... etc...

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