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Politique

Calendrier électoral 2007

Le gouvernement entretient le suspens

mercredi 4 juillet 2007 | Eugène R.

Il est temps pour les partis politiques dignes de ce nom de se préparer aux prochaines échéances électorales.

Apparemment, le président de la République n’est pas pressé d’organiser les deux élections (sénatoriales et communales) qu’il avait annoncé au mois de février dernier. On constate la même chose du côté du gouvernement du Général Charles Rabemananjara. Interpellé par les députés lors du dernier face à face de la récente session ordinaire de l’Assemblée nationale, ce dernier, à la fois en charge de l’Intérieur et de la Reforme Administrative, a laissé entendre que son gouvernement est en train d’établir le calendrier des élections qui devraient se tenir avant la fin de cette année 2007.

Pendant que le gouvernement entretient le suspens sur ce calendrier électoral, des états-majors politiques se mobilisent déjà pour mieux affronter ces échéances électorales. L’AREMA de Pierre Houlder Ramaholimasy a ouvert les séances de réflexion sur les préparatifs pour ces élections.

L’AVI de Norbert Lala Ratsirahonana a emboité le pas en ayant tenu la semaine passée une réunion de ses membres. Une réunion à l’issue de laquelle ces derniers ont annoncé que le parti est prêt à participer aux prochaines élections, bien qu’il soit pour le moment sans chef après le « retrait » de Norbert Lala Ratsirahonana qui a subi un échec cuisant lors des dernières présidentielles. Evidemment, le parti au pouvoir (TIM) s’y prépare également. La tenue de ce conseil national prevu le 12 juillet prochain fait partie de ces préparatifs.

Des conditions

Quoi qu’il en soit, des partis politiques ont émis des conditions à leur participation à ces élections. Parmi ces conditions figure une qui est la même pour tous les partis politiques autres que le TIM, à savoir, le changement de l’actuel code électoral. Récemment à Soanierana, les membres du comité directeur national de l’AREMA de Pierre Houlder Ramaholimasy ont encore une fois martelé que le changement de ce code électoral s’impose pour qu’il y ait des élections libres, justes, démocratiques et transparentes. Outre cette « nécessité » urgente, l’AREMA en a revendiqué une autre dont la mise en place de la fameuse Commission Nationale Electorale Indépendante (CNEI). De son côté, l’AVI, représenté à l’Assemblée nationale par 20 députés, a immédiatement pris sa responsabilité. En effet, cette formation politique a dépôsé à l’Assemblée nationale le 28 juin dernier une proposition de loi portant sur le code électoral élaboré par le FFKM. Le sort de cette proposition de loi reste incertaine car la prochaine session ordinaire de l’Assemblée nationale n’aura lieu que vers la fin du mois d’octobre alors que le gouvernement pourrait annoncer la tenue d’une élection, au moins avant cette rentrée parlementaire. Les députés AVI et ceux de l’opposition restent cependant optimistes quant à l’avenir de cette proposition de loi. « Nous pourrions bénéficier du soutien des députés TIM qui qui s’insurgent contre la gestion de Razoarimihaja Solofonantenaina. », a déclaré un député AVI.

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