Le colonel Michaël Randrianirina a quitté Madagascar lundi pour Abu Dhabi aux Emirats Arabes Unis, pour sa deuxième sortie du territoire depuis son accession à la tête de la Refondation de la République. Un déplacement très observé, d’autant plus qu’il intervient quelques semaines après un voyage discret et vivement critiqué à Dubaï, qui avait suscité interrogations et controverses au sein de l’opinion publique.
Au cœur de cette visite figure la participation de Michaël Randrianirina à la “Semaine du Développement Durable d’Abu Dhabi” (ADSW 2026), un rendez-vous international majeur consacré aux enjeux énergétiques et climatiques. Ce forum, organisé par Masdar, une entreprise émiratie spécialisée dans les énergies renouvelables et le développement durable, se concentre principalement sur la transformation énergétique.
Le contexte national donne une portée particulière à ce déplacement. La crise énergétique, marquée par des délestages chroniques et un accès inégal à l’électricité, avait été l’un des déclencheurs des mobilisations populaires de 2025. Plusieurs rencontres sont prévues dans le cadre de ce déplacement avec des décideurs économiques, des fonds d’investissement et des institutions internationales.
En janvier 2025, les Emirats arabes unis avaient annoncé un programme d’investissement de dix milliards de dollars financé par le Fonds d’Abu Dhabi en faveur de Madagascar. Une enveloppe colossale, dont les crédits pourraient être affectés, par exemple, à la construction de la centrale hydroélectrique de Sahofika, dont le développement sera assuré par la société émiratie Masdar. Les investissements émiratis envisageaient également financer des projets de réhabilitation des routes, de construction d’infrastructures, de production de sucre, de protection du littoral ou encore de raffinage local d’or. Mais aussi bénéficier à des projets dans la haute technologie, la cybersécurité, la gestion de l’eau, l’éducation ou l’agriculture.
Les Émirats arabes unis représentent une plateforme d’accès vers des marchés internationaux plus larges. En intensifiant ses liens avec ce partenaire clé, Madagascar compte ainsi diversifier ses débouchés commerciaux et capter de nouveaux flux d’investissements.
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