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lundi 26 août 2019
Antananarivo | 02h12
 

Editorial

Le Plan Sectoriel de l’Education balayé par le conservatisme ?

mardi 30 juillet | Fanambinantsoa

Réagissant aux tergiversations de l’Etat à propos des réformes de l’Education et de l’Enseignement dans le Plan Sectoriel pour l’Education (PSE) mais surtout par rapport à la décision du gouvernement de revenir à l’ancien calendrier scolaire, des enseignants, des éducateurs de l’Education nationale et des parents d’élève ne cachent pas leur désappointement devant le peu d’importance que l’Etat et ce gouvernement accordent à l’enseignement public et à l’éducation en général.

Les enseignants et éducateurs partagent leur désaccord sur le retour à l’ancien calendrier scolaire ; ils sont unanimes à dire que la décision est intempestive et ne considère guère les travaux de concertation et discussion entrepris depuis 2016 pour élaborer ce PSE et les étapes déjà franchies. Non pas vraiment, ni seulement contre le retour à l’ancien calendrier, mais par rapport au laps de temps entre la fin de l’année scolaire 2018-2019 et la rentrée scolaire 2019-2020 qui sera donc le mois d’octobre.

Les examens du baccalauréat qui se dérouleront le mois de septembre 2019 ne laisseront aucun répit autant aux enseignants qu’aux élèves sans oublier les paniers à ménages des parents. Or personne n’est sans savoir la portée des vacances pour les enseignants et pour les apprenants. Les ministres du gouvernement Christian Ntsay en tout cas ne s’en privent pas au même titre que les membres du gouvernement français actuellement en vacances eux aussi. De l’avis de ces enseignants et éducateurs des établissements publics (pré-scolaire, école primaire publique, collège et lycée), les vacances sont capitales pour le cerveau et le travail intellectuel. De plus c’est pendant les vacances que les formations des enseignants s’effectuent autant pour leur mise à niveau que pour qu’ils puissent améliorer la qualité des contenus de leur discipline et leur pédagogie.

A leurs yeux, l’ancien calendrier qui est calqué sur le calendrier scolaire français répond davantage à une époque où le système éducatif de la nation malagasy dépendait surtout des coopérants français aussi bien dans les écoles primaires que dans le secondaire, voire universitaire. Pourquoi dès lors ne pas prendre en compte les changements suggérés dans le PSE ? Car pratiquement, l’année scolaire que le gouvernement remet en selle coïncide aux divers travaux agricoles et à la saison des pluies et des cyclones avec tout ce qu’ils génèrent comme difficultés des parents et aussi des élèves et des établissements scolaires des campagnes malagasy. Crues des rivières, inondations, éboulements et glissements de terrain, ravages de villages, coupures des sentiers et routes, sans plus parler des édifices religieux et des écoles en dur qui sont réduits à être des abris de fortune pour les villageois sinistrés ; tels sont les vécus saisonniers de la majorité des ruraux durant la période des pluies qui correspond à la majeure partie de l’année scolaire dans l’ancien calendrier remis en vigueur par ce gouvernement.

Le PSE par contre offre un calendrier scolaire pour ne parler que dans ce cadre, qui se déroule de la fin de la saison des pluies et tout au long de la saison sèche. Economiquement et financièrement parlant, les ruraux sont dans un mieux-vivre. Et puis, elles ne sont pas rares les régions qui font deux récoltes de riz par an : le riz précoce et le riz de grande saison.

Beaucoup s’interroge également sur la position des dirigeants des établissements scolaires catholiques par rapport au calendrier proposé dans le PSE. Les écoles catholiques sont quand même éparpillées à travers le pays jusque dans des fokontany éloignés. Les parents d’élèves de ces écoles ont-elles été informé ? Leur a-t-on demandé leurs avis ? Leur a-t-on exposé les enjeux et expliqué de quoi il retourne (voir MT.com, en date du samedi 15 octobre 2016 « Vers un cycle obligatoire de 9 ans ») ? Ou bien leur a-t-on tout simplement déclaré des décisions des hiérarchies supérieures telles le district et la direction diocésaine ?

En tout cas, des parents d’élèves des écoles catholiques des environs de la capitale ne s’affichent pas contre mais donnent l’impression de résignation devant toutes ces décisions auxquelles ils n’ont aucune prise ni droit à la parole. D’ailleurs la plupart sont fiers que leurs progénitures fréquentent non pas les écoles publiques ou autres écoles privées mais les écoles catholiques. N’étant pas instruit ni spécialiste en sciences de l’Éducation, de nombreux parents vouent ainsi une confiance absolue aux écoles catholiques surtout depuis l’époque de Didier Ratsiraka.

Ceci dit, le temps de l’excellence des écoles, CEG et lycée publics est révolu depuis les années 70-75. La politique de révolution socialiste et le « samy mandeha samy mitady » sous l’époque Didier Ratsiraka a déclenché la dégringolade et l’indiscipline. Les cours particuliers ou collectifs ont eu raison de l’honnêteté intellectuelle et le professionnalisme des enseignants qui ont vite créé leurs écoles tout en étant fonctionnaire.

21 commentaires

Vos commentaires

  • 30 juillet à 10:32 | rebey (#9809)

    Encore une fois,A Madagascar on parle de la forme pour éviter de parler du fond.
    aussi important qu’elle soit, le calendrier scolaire n’est pas le vrai problème de l’education dans notre pays.
    les problèmes sont :
    - l’accès de tous au savoir, la formation et la remuneration des enseignants, et le contenu des enseignements.
    1)l’accès de tous à l’enseignements : Bus et transport scolaire gratuit, au lieu de 4x4 des deputés
    2)Hausse 50 à 70% et formation des enseignants, au lieu de miami beach à l’IEM
    3)Enseignement orienté vers l’Écologie, le savoir et la technicité ancestrale malgache et l’intelligence artificielle au lieu des programmes scolaires qui melangent ceux de la 1ere republique et la 2ème republique

    et ce ne sont que des exemples....

    Mais le calendrier, vraiment......, c’est secondaire........

    Répondre

    • 30 juillet à 11:34 | FINENGO (#7901) répond à rebey

      @ rebey (#9809)
      Bonjour
      Dans ce pays il faut comprendre une chose.
      Et ceci concerne tous les Pouvoirs qui se sont succédés depuis 1975.
      Il n’y a que Diego qui voue une admiration sans égal à L’Amiral des égouts Didier RATSIRAKA, pour des raisons qui lui appartient.
      L’abrutissement du Peuple est leur Maître Mot.
      La preuve c’est que 30% des adultes Malgaches sont des analphabètes, sans compter ceux qui seront bientôt adultes et qui seront à leur tour livrés au même sort.

      Les Promesses de propagandes ne sont que des leurres, pour appâter des électeurs ignorants. Il en est ainsi de tout temps.
      La dernière élection nous l’a démontré une fois de plus.
      Entre la transformation des Plages de Tamatave en Miami Beach, voir l’équivalent de celle de la Côte d’Azur, la soit disant création d’une nouvelle Ville avec une dénomination bien sonnante "Tanamasoandro" sans oublier le sort du rafiot en Bois de la Marine Nationale Malgache que l’Amiral des égouts avait fait échouer.

      Alors cette nouvelle Ville portant le même nom aura t-elle le même sort que son homologue l’ancien Bateau de la Marine nationale Malgache.
      Car dans ce Pays tout se suit et tout se ressemble.

      La Bonne gouvernance, aura le temps de se faire désirer avant qu’elle voie le jour au Pays des Lémuriens.

    • 31 juillet à 11:21 | tsimanaikiresy (#10580) répond à rebey

      le but de l’éducation est-elle former des élites francophones ou de donner á tout le monde les moyens d’accéder au savoir ?

    • 5 août à 14:22 | Rakoto (#9043) répond à rebey

      Justement non, le calendrier n’est pas du tout secondaire.
      En l’espèce, il est le fruit d’une concertation
      Et surtout, cette concertation prend racine dans une contingence matérielle et temporelle.

      Est-il encore temps de ne pas se précipiter simplement pour montrer que l’on fait quelque chose ?

      Il serait grand temps que les gouvernements pensent avant tout à l’avenir de notre future vivier (les enfants), car nous ne pourrons pas nous en sortir dans ce système international sans des compétences qui prennent racine dès l’enfance.

  • 30 juillet à 11:39 | Vohitra (#7654)

    Balayé par le conservatisme ?

    Non, plutôt par l’irresponsabilité et l’égoïsme, et surtout la méconnaissance profonde des réalités vécues par les Malagasy et la vie quotidienne des pauvres ruraux !

    Répondre

  • 30 juillet à 12:09 | Behantra (#9165)

    Rectification Fanambitsoa

    Ce n’est pas le gouvernement qui a pris cette décision de revenir à l’ancien calendrier scolaire mais
    Volahaingo Thérèse , soit disant ministre

    Moi je réclame sa démission à cette incompétente

    Répondre

    • 31 juillet à 19:02 | lysnorine (#9752) répond à Behantra

      Re Behantra - 30 juillet 2019 à 12:09
      « Rectification Fanambitsoa
      « Ce n’est pas le gouvernement qui a pris cette décision de revenir à l’ancien calendrier scolaire mais Volahaingo Thérèse , soit disant ministre »

      Ny fanapahan-kevitra NA AMIN’INONA NA AMIN’INONA dia ny FIVORIAN’ny MINISTRA ˗˗ ny GOVERNEMANTA izany ˗˗ no mandray azy ka miara-tompon’antoka aminy daholo ny mpikambana REHETRA ao anatiny. Izay ilay ataon’ny Vazaha hoe « SOLIDARITÉ GOUVERNEMENTALE ». Koa raha misy ministra tsy manaiky ny zavatra tapaka dia MAMETRA-PIALÀNA izy (démission). Misy ady hevitra mialoha ny FIARAHA-MANAPAKA. Efa omen’ny sekretera jeneralin’ny governemanta MIALOHA ny ministra tsirairay avy ny anton-taratasy rehetra mikasika izay raharaha haroson’ny ministra hodinihin’ny Fivorian’ny ministra (ordre du jour). Tsara homarihina fa nandritra ny andron’ny Boky Mena sy ny Tolom-piavotana dia noraketina tamin’ny fandraisam-peo ankoatry ny fandraisana azy an-tsoratra ny fivorian’ny CSR sy ny ministra.

      Indro averinay ny FANITSIANA efa nataonay teto ny amin’ny naha-tompon’andraikitra ny GOVERNEMANTA NTSAY TEO ALOHA ny amin’io famerenana ny fizarana ny taom-pianarana amin’izay efa nisy teo aloha io ihany, dia TALOHA ny naha-ministra an-dRatoa Volahaingo Thérèse :

      Zahao : lysnorine 30 juillet 2019 à 19:24 | (#9752) répond à Vohitra ^
      ao amin’ny « Christian Ntsay veut relancer une nouvelle concertation sur le Plan Sectoriel de l’Education », mardi 30 juillet 2019,
      https://www.madagascar-tribune.com/Christian-Ntsay-veut-relancer-une-nouvelle-concertation-sur-le-Plan-Sectoriel.html#comment403589

      « TSY MARINA io hoe Ratoa ministra ankehitriny « mpiahy ny fanabeazampirenena », VOLAHAINGO Thérèse, no « nandray fanapahan-kevitra » ny amin’ny famerenana ny Fizaram-potoam-pianarana amin’izay efa nisy teo aloha ihany, mba hifanojo amin’izay mihatra any Frantsa fa :

      « Ny PM NTSAY, lehiben’ny governemanta hatramin’ny Jona 2018, no NAMPANAIKY io fanapahan-kevitra io tamin’ny FIVORIAN’ny Governemanta iray NOTARIHINY. Ny ministra ankehitriny dia kofehy nanara-panjaitra, nanaraka ambokony fotsiny, io fanapahan-kevitra EFA NORAISINA TALOHAN’ ny nahalasa azy ministra, koa aoka mba TSY HO AILIK’Ingahy PM amin’ny hafa, mba hanadiovany tena angaha, ny zavatra notapahany rehefa hitan’ny be sy ny maro fa TSY MANJARY !

      « La ministre Volahaingo Thérèse CONFIRME le retour à l’ancien calendrier scolaire »
      samedi 27 juillet | Fanambinantsoa
      https://www.madagascar-tribune.com/La-ministre-Volahaingo-Therese-confirme-le-retour-a-l-ancien-calendrier.html

      « "La ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Technique et Professionnel (MENETP) Volahaingo Marie Thérèse CONFIRME les positions et DÉCISIONS de celle qui avait assuré l’INTÉRIM et que le CONSEIL DE GOUVERNEMENT A ENTÉRINÉES , comme quoi l’ancien calendrier scolaire sera maintenu".... »

  • 30 juillet à 16:29 | Turping (#1235)

    Le dilemme entre massification et diffusion de la culture marque de son empreinte l’un des domaines essentiels des démocraties : l’éducation .
    - Il faut ,dès lors se placer dans un cadre démocratique ,adapter les institutions éducatives à un nombre toujours plus grand de personnes ,car il est clair que l’école est un des lieux privilégiés de la transmission de la culture ,du savoir ,pour que tous les enfants puissent y accéder sans exclusion dès leur jeune âge .La gratuité de l’école pour tous et toutes .Le développement commence par là ,notamment l’IEM (coquille vide ) qu’on clame pour le moment.
    - A cet égard ,les politiques d’éducation des démocratie ( si elles existent ??) ne peuvent être qu’ambitieuses .
    - Toutefois il ne faut pas se tromper sur cette ambition .A voir la multiplication et le manque de cohérence des politiques scolaires ,la refonte permanente des programmes ,la perte de confiance dans la capacité de l’école républicaine à intégrer également ,à instruire véritablement ,à lutter contre l’échec scolaire ,on pourrait croire que la politique éducative à Madagascar n’est pas à la hauteur de ces ambitions ,voire une dégradation du niveau général depuis quatre décennies .
    Remarque : un baccalauréat décroché dans les années 70 a plus de valeur que la Licence actuelle c’est pathétique .Ce qui est dommage ce qu’est beaucoup de nos compatriotes ne savent plus écrire correctement ni leur langue maternelle (malgache ) ,ni le français , sans parler de l’anglais qui devrait être maîtrisé internationalement.Bien sûr ,avec la mondialisation même le mandarin est à l’affût des esprits éveillés comme les autres langues pour communiquer .....
    - Enfin ,les salaires très bas des enseignants notamment les FRAM nous laissent présager que l’enseignement a été délaissé depuis des lustres pour convoiter facilement la vie facile ; avoir un 4X4 et tous les moyens sont bons pour se l’approprier même en volant ,tuant ,...
    - Pour en finir : l’esprit de la méritocratie n’est pas au rendez-vous pour l’égalité de chance .Ceux qui s’en sortent bien se remplissent les poches pour écraser les plus vulnérables .Dommage car les vraies notions de ; Fihavanana et Soatovina ne sont plus que des notions réservées aux dézingués ....

    Répondre

    • 30 juillet à 16:55 | Tsisdinika (#3548) répond à Turping

      Turping,

      + 100.

    • 31 juillet à 19:09 | olivier2 (#9829) répond à Turping

      KAMOULOX

      Celafote a qui on sait...

    • 1er août à 01:57 | Turping (#1235) répond à Turping

      Le Ministère de l’éducation nationale : Des centaines de faux diplômes décelés.
      - Plusieurs agents du Ministère de l’éducation nationale ,de l’enseignement technique et de la formation professionnelle ont truqué leur diplôme .Avec des enseignants qui font le métier avec des diplômes falsifiés,ce n’est pas étonnant que la qualité de l’éducation soit médiocre à Madagascar.
      - Hormis la corruption ,il y a aussi la falsification des valeurs morales . avhttps://lexpress.mg/27/07/2019/ministere-de-leducation-des-centaines-de-faux-diplomes-deceles/

  • 30 juillet à 16:37 | Turping (#1235)

    Lire : des démocraties ...

    Répondre

  • 31 juillet à 10:52 | Vohitra (#7654)

    Miarahaba Tompoko,

    Minisiteran’ny Fanabeazampirenena hono !

    Ity minisitera iray ity mihintsy amiko no tokony hanompanana fandinihina lalina sy fanavaozana .

    Ny Fanabeazana anie ka tsy voafehy fotsiny amin’ny resaka fampianarana e ! Tokony ho voafehy ao anatin’ izany tontolon’ny fanabeazana izany na ny fampianarana na ny kolontsaina na ny vakoka.

    Ahoana no hitondrana fanabeazana nefa ny mpianatra tsy mahafantatra na mahafehy akory ny kolontsaina sy ny firehana ara-piarahamonina araky ny fandroson’ny vanimpotoana ?

    Ahoana no hitondrana ny fanabeazana nefa ny mpianatra tsy mahafehy akory ny hoe inona no antoka hisian’ny fiarahamonina mirindra ?

    Etsy andaniny, tokony hametraka mazava ny fitondrana sy ny fanjakana hoe " inona marina no heviny sy andraikiny amin’izany hoe fanabeazana ho an’ny rehetra izany ? "

    Manaraka izany, tokony hatao izay hamerenana ho laharam-pahamehana ny hoe " fanabeazana miantoka ny ho avin’ny taranaka ".

    Ny anton’izany dia tsotra : tsy maro mihintsy no mametraka fa misy ho antenaina ny ho avy raha misy dingana vita eo amin’ny fianarana sy ny fahalalana.

    Tsy mipetraka intsony eto ny hoe TOHATRA sy VIKINA hoentina mivoatra eo amin’ny fiarahamonina ny fahalalana.

    Nopotehin’ny mpanao politika jiolahy fahavalompirenena io fomba fijery sy fisainana io. Ny KOLIKOLY no fositra nanimba sy nahatonga izany zavamisy izany.

    TSY NY NIANATRA sy ny MAHAY ary ny HENDRY ary TO TENY intsony no tompon’ny fanapahana sy mitondra ny fanavaozana ara-piarahamonina, fa ny JIOLAHY sy TONTAKELY mpanambola !

    Mankasitraka Tompoko

    Répondre

    • 31 juillet à 12:53 | ETHAN (#9769) répond à Vohitra

      Miarahaba nao Vohitra

      Selon ce que j’ai pu lire car je n’étais pas encore né dans les années 80, le secteur éducatif malagasy avait déjà été durablement affecté, pour diverses raisons. Madagasikara s’était confronté à des crises politiques. Pendant lesquelles, transformation de programmes éducatifs et décompositions des systèmes administratifs s’étaient directement répercutées sur l’enseignement et sur la formation.
      Plus tard, Instituteurs et Professeurs, dont les salaires avaient déjà fondu comme peau de chagrin, cessent d’être payés ou en tout cas ne peuvent vivre de salaires dérisoires.

      Maintenant si RIEN N’est fait pour rectifier toutes ces erreurs du passé :
      °° où iront tous ces jeunes, en âge de formation qui pourtant, devront être l’avenir de ce Pays ?
      °° où ira donc ce Pays à l’heure où mains d’œuvres et matériels utilisés pour exploiter les ressources minières sont toujours des étrangers 60 ans plus tard ?
      °° les ressources humaines structurantes pour une agriculture mieux gérée sont inexistantes !
      °° que faire de cet iDH, pour que adultes et jeunes puissent être formés, éduqués dans la décence ?

      Je pense que la réussite d’une éducation digne et le contenu d’une formation propre au redressement de ce Pays, pourront structurellement éradiquer les Corruptions.

      Monsieur le Président, je vous prie de bien vouloir appliquer face aux CONTEXTES, les meilleures ACTIONS qui vont vers les RESULTATS que tout un Peuple attend de Vous.

      Bon courage à Toutes et à Tous. … …

    • 31 juillet à 15:42 | Vohitra (#7654) répond à Vohitra

      Salama ETHAN,

      La dégradation du secteur éducatif du pays avait débuté sous l’ère socialo-marxiste du régime politique de Ratsiraka Didier, c’est à dire à partir de 1975.

      L’origine était la politisation de l’administration. A cette époque, le Président progressiste-marxiste était en train de créer son parti politique AREMA, et au départ, il avait l’intention de recruter des éléments au sein du personnel du milieu éducatif, que ce soit à l’université et/ou auprès des enseignants du primaire et secondaire. A cette époque, les leaders d’opinion sur le plan politique dans ce secteur étaient composés de ressources humaines issues de deux partis : le MONIMA et le MFM/MFT. Au début, des résistances s’étaient manifestées, et des vagues d’arrestations arbitraires et autres répressions politiques s’en étaient suivies au niveau de ces deux partis, et beaucoup avaient rejoint le parti AREMA qui avait procédé par voie d’embrigadement massif. Et compte tenu de cette orientation idéologique du régime en place, l’isolement sur le plan économique du pays par rapport à l’occident avait fait le reste, le niveau s’était dégradé, les moyens alloués au secteur n’avaient cessé de diminuer, les enseignants s’étaient improvisés révolutionnaires et pilier des propagandes politiques du régime, les livres et les films qui avaient inondé le paysage socio-culturel étaient dédiés à la gloire des révolutionnaires cubains, algériens et soviétiques.

      Comme conséquence de cette politisation à outrance dans le milieu éducatif, la promotion de l’idéologie politique véhiculée par le régime était la priorité du secteur éducatif, l’idéologie nord-coréenne Djoutchée, et cela au détriment du maintien des acquis pédagogique et méthodologique hérités du système laissé par le système français.

      Je partage votre point de vue sur les rôles tenus par l’éducation dans la lutte contre la corruption, oui c’est la vérité, mais ça risque de prendre du temps, et les séquelles de cette dégradation avancée du système éducatif sont beaucoup plus prononcées et senties avec acuité en milieu rural actuellement, l’instruction n’est plus considérée comme l’ascenseur social qui véhicule le progrès humain.

      Et le plus grave, dans la situation actuelle c’est que l’instruction est redevenue le symbole apparent de la division de la société Malagasy en classes, et la majorité se retrouve dans les classes défavorisées et devrait se contenter de ce que les écoles publiques puissent offrir. Il n’y a plus que les riches et nantis qui peuvent se permettre d’assurer une instruction de qualité pour leurs enfants, ici et à l’étranger, bref l’avenir de ce secteur s’avèrerait morose, déjà rien que pour le calendrier scolaire on ne peut que constater autant d’atermoiement et d’indécision manifeste de la part des décideurs politiques…

    • 31 juillet à 17:33 | ETHAN (#9769) répond à Vohitra

      Vohitra

      Quand vous dites :
      … l’instruction n’est plus considérée comme l’ascenseur social qui véhicule le progrès humain ….
      = > Pourquoi, car me semble-t-il, ce development du secteur informel du ‘’Maffioso business’’ rapporte plus qu’être sorti ingénieur d’une Ecole malagasy.
      = > Ce qui à forte dose de tous ces business non fiscalisés en plus des combinaisons entre ‘’corrompus et corrupteurs’’, ceux qui ont été diplômés d’Ecoles & d’Universités publiques et qui n’ont pas d’amis au pouvoir deviennent sans travail !
      = > D’où et comme vous dites, cette politisation à outrance dans le milieu éducatif, priorise la promotion de l’idéologie politique et du copinage. (Ex : ... Ecole de Magistrature et l’ENA)
      « C’est-à-dire, tu ne seras jamais ministres ou magistrat si tu n’appartiens pas aux Cercles »

      Vohitra = > ma petite question (Svp) :
      Par rapport aux besoins, l’Union ou les Différentes Association des Entreprises locales (de préfence qui aiment Madagasikara), sont-elles capables de proposer au Government, afin de concevoir des programmes scolaires et universitaires utiles pour l’économie ?
      = > Je pense qu’un peu de pragmatisme permet d’une part de ne laisser aucun diplômé sur la route et que chaque couche sociale devienne acteur de l’économie.
      = > Pourquoi cette question car pour moi, c’est le modèle de redressement du Pays qui doit concevoir les facteurs de productions de demain et non l’inverse.

      Je suis conscient qu’avant tout cela, fallait-il que les pauvres soient capables de suivre correctement études et éducations … (déjà évoqué plus haut)

    • 31 juillet à 19:38 | Vohitra (#7654) répond à Vohitra

      ETHAN,

      L’élaboration du programme dans le secteur éducatif fait partie des prérogatives de l’Etat, et des concertations dans ce sens pourraient être menées si l’Etat manifeste la volonté de le faire, plus particulièrement dans les primaires et secondaires.

      Mais il faut faire la part des choses entre la formation professionnelle et la formation académique, la première pourrait être d’une durée plus ou moins courte et axée beaucoup plus sur le côté pratique et destinée à satisfaire principalement les besoins des différents types de métiers dans le marché de travail, tandis que la seconde est de moyenne à longue durée destinée à des professions plus organisées vers l’entrepreunariat ou la recherche et le développement, ou à répondre à des besoins exigés par des changements survenus dans l’évolution de la société, ou des études supérieures plus spécifiques.

      A mon humble avis, la première catégorie pourrait être organisée et réalisée à travers des partenariats entre le secteur privé et le groupement professionnel des métiers, avec l’appui de l’Etat en anticipant la satisfaction de la demande dans le cas des investissements directs étrangers par exemple.

      Mais dans l’ensemble, c’est l’économie et sa croissance qui déterminent la taille du marché du travail, ainsi que la stabilité politique. Et quand le secteur privé n’arrive pas à absorber les diplômés qui débarquent au marché, c’est l’administration qui reste le secteur pourvoyeur d’emplois, et c’est ici que la corruption se manifeste sous toutes les facettes imaginables et aboutissant plus tard à la mauvaise qualité des services offerts par l’administration publique.

      Bref, compte tenu de la structure de notre économie, je pense qu’il faudra beaucoup plus investir dans les types de formations orientés dans le développement du monde rural notamment l’Agriculture et transformations, le développement des infrastructures rurales (routes et pistes rurales, adduction d’eau, électrification et énergies renouvelables…)

    • 1er août à 12:03 | ETHAN (#9769) répond à Vohitra

      Salama Vohitra,

      °°° En termes de formation, tellement le facteur temps est capital dans la situation du Pays.
      D’où je proposais de commencer petit, type BTEC HND (Higher National Diploma), équivalent du ‘’2ans après le baccalauréat francophone’’ et d’être opérationnel rapidement ’’pour apprendre un métier’’
      = > Car on peut commencer petit et s’expérimenter. Puis grandir par la suite vers des études longues dans un scénario plus structurel.

      °°° Je suis donc en accord sur ce que vous aviez largement développé ci-dessus (mais je n’avais pas le temps de le faire)
      Car je dis plus haut ‘’C’est le modèle de redressement du Pays qui doit concevoir les facteurs de productions de demain et non l’inverse’’.
      = > Cela signifie que c’est bien un programme économique du Government qui devait en être l’initiative des réformes qui vont avec. Tels les enjeux de recherches et development nécessaires concourront aux vrais besoins. ’’toujours en concertation avec les Acteurs de l’économie’’

    • 14 août à 09:54 | tsimanaikiresy (#10580) répond à Vohitra

      Mahaliana tokoa ny zavatra napetrakao eto . Ny fanontaniana fototra ho ahy dia tsotra : Inona marina ny tanjona ? Fampitana ny fahaizana sy fahalalana ho an’ny olom-bitsy sy ny sangany miompana amin’ny loharano avy any ivelany sa natao ho an’ny rehetra ka mifantoka amin’ny zava-misy eto an-toerana ? Hoy ianao angamba hoe izy roa .....ny zava-misy anefa dia vitantsika ny manenjika bitro sady misambotra valala . Ny fanabeazana any ambanivohitra dia tsy mitovy tanjona amin’ny any an-tanan-dehibe : ny laharam-pahamehana , ny tontolo hiainana, ny rafitra sy lamim-piaraha-monina .....fehiny, ny fampianarana dia tokony ho fitaritana amin’ny fanokafana ny saina sy ny maso hikatsaka vaha-olana eo an-toerana amin’izay olana mitranga .

  • 31 juillet à 19:14 | olivier2 (#9829)

    « Remarque : un baccalauréat décroché dans les années 70 a plus de valeur que la Licence actuelle c’est pathétique .Ce qui est dommage ce qu’est beaucoup de nos compatriotes ne savent plus écrire correctement ni leur langue maternelle (malgache ) ,ni le français « 

    Pour une fois, je suis d accord avec turping le royaliste ...qui parle de democratie ( lol)

    Oui turping

    Le niveau general est catastrophique..mais rassurez vous...tous les nullards et nullardes pensent : cepamafote

    Vous pouvez rentrer au plus vite pour les sauver

    Répondre

    • 1er août à 00:15 | Turping (#1235) répond à olivier2

      Olivier 2
      « Pour une fois, je suis d accord avec turping le royaliste ...qui parle de democratie ( lol).
      - Le sarcasme d’Olivier 2 sûrement qui fait semblant d’ignorer que la démocratie n’existe uniquement
      que dans un régime républicain .
      Contre exemple :
      - La monarchie du Royaume-Uni (communément appelée monarchie britannique) est un système de gouvernement, fondé sur le système de Westminster (une monarchie parlementaire), dans lequel un monarque héréditaire est le souverain du Royaume-Uni et de ses territoires d’outre-mer. Il est à l’origine des pouvoirs exécutif, judiciaire et législatif. Le monarque britannique est le gouverneur suprême de l’Église d’Angleterre et le chef d’État des seize royaumes du Commonwealth.
      Retenez : L’indépendance octroyée sous dépendance n’a fait que créer des voyous au pouvoir à Madagascar .Et c’était la raison pour laquelle ,si c’était possible le retour au régime monarchique ne serait pas non plus catastrophique en constatant les dégâts engendrés depuis 60 ans d’indépendance bidon ,le cépamafotisme et les ingérences de tout bord.
      - Disons ,cette hypothèse n’est plus possible dans l’état actuel des choses .
      2)"Vous pouvez rentrer au plus vite pour les sauver."
      - Chaque chose en son temps et cela ne m’empêche de faire les va -et vient tous les ans pour le moment en attendant le retour final plus tard pour faire des choses intéressantes dans plusieurs domaines ...... sans se justifier ni être coincé .

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