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mercredi 27 mai 2020
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Economie

Coronavirus

Le FMI allège la dette de Madagascar et de 24 autres pays

mercredi 15 avril | Mandimbisoa R.

Le dimanche de Pâques, le Pape François a réclamé l’annulation de la dette de tous les pays pauvres lors de sa traditionnelle bénédiction « urbi et orbi ». Et la réponse du Fonds monétaire internationale (FMI) fut immédiate ou presque. Pas plus tard qu’hier, la directrice générale de cette institution financière internationale, Kristalina Georgieva, a annoncé l’allègement immédiat du service de la dette pour 25 pays membres du FMI.

Les pays bénéficiaires de cet allègement du service de leur dette sont les suivants : Afghanistan, Bénin, Burkina Faso, Comores, Gambie, Guinée, Guinée Bissau, Haïti, Îles Solomon, Libéria, Madagascar, Malawi, Mali, Mozambique, Népal, Niger, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Rwanda, Sao Tomé-et-Principe, Sierra Leone, Tadjikistan, Tchad, Togo et Yémen.

La première responsable du FMI indique que cet allègement de dette approuvée par le conseil d’administration est au titre du « fonds fiduciaire réaménagé d’assistance et de riposte aux catastrophes ». L’objectif est de permettre à ces pays de « consacrer une plus grande partie de leurs faibles ressources aux soins médicaux et autres efforts de secours d’urgence vitale ». En effet, cette mesure a été décidée « dans le cadre des mesures que le FMI prend pour aider ses pays membres à faire face aux conséquences de la pandémie du Covid-19 ».

Les pays les plus pauvres et les plus vulnérables recevront ainsi des dons qui couvriront leurs obligations envers le FMI pour une phase initiale de six mois. En vérité, grâce aux engagements récents de plusieurs pays donateurs comme le Royaume-Uni, le Japon, la Chine ou encore les Pays-Bas, le fonds fiduciaire peut fournir un allègement du service de la dette sous forme de dons à hauteur d’environ 500 millions de dollars.

La directrice générale du FMI exhorte les autres donateurs à « aider à reconstituer les ressources du fonds fiduciaire et à renforcer davantage notre capacité à offrir à nos pays membres les plus pauvres un allègement supplémentaire du service de la dette pendant pas moins de deux ans ».

Par rapport à cette décision de l’institution de Breton Woods, le grand Argentier malgache, Richard Randriamandranto a indiqué que cet allègement immédiat du service de la dette résulte d’une « négociation avec le fonds monétaire ». Il ajoute par ailleurs que d’autres procédures sont en cours ». Autrement dit, les autorités malgaches sont en train de négocier d’autres allègements de la dette en identifiant « les aides bilatérales qu’on pourrait négocier ».

Le FMI analyse qu’ « en raison de la pandémie, l’économie mondiale devrait connaître une forte contraction de 3% en 2020, soit un recul bien plus marqué que lors de la crise financière de 2008-09 ». Pour cette institution financière, « Il est très probable que l’économie mondiale connaisse cette année sa pire récession depuis la grande dépression, soit une récession plus grave que celle observée lors de la crise financière mondiale il y a une dizaine d’années. Selon les prévisions, le « Grand confinement » devrait entraîner une forte décroissance. »

9 commentaires

Vos commentaires

  • 15 avril à 09:59 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Assalaamo alaikoum

    Si la mauvaise gestion sévisse encore dans un pays, de telles mesures ne pourront jamais apporter des résultats palpables.

  • 15 avril à 10:56 | Ngeda (#10235)

    - Merde, il existe encore un Maivan-doha, adepte de son gourou-dedaka qui se vante d’avoir négocié l’allègement de la dette Malgache avec le F.M.I.!! Hors relaté ci-dessus, ce dernier s’est empressé à la demande du Souverain Pontife l’execution de l’allègement de dette pour 25 pays y compris Madagascar. Dites, ça vous semble quoi ! bien sûr la Pourriture... dans toutes ses formes.

    • 15 avril à 11:10 | betoko (#413) répond à Ngeda

      Et alors , que proposez vous ? Une remarque, jusqu’ à ce jour la Chine ne bouge pas pourtant ce pays accorde des prêts exorbitants à ces pays cités par le FMI dont certains ont du mal à rembourser et seront des proies faciles pour la Chine à court terme , et autant la banque mondiale que le fmi les avaient averti du danger , comme exemple le Sry Lanka

  • 15 avril à 11:55 | LE VEILLEUR alias L’EVEILLEUR (#1331)

    - Les 1% de personnes à Mada et qui détiennent 99% de la richesse nationale sont-ils concernées ?

    "Levée des sanctions et réduction des dettes pour le bien des populations"

    "Suit une feuille de route en ce jour d’espérance et de joie. Un temps qui n’est pas pour le Pape celui de l’indifférence vis-à-vis des plus vulnérables, pauvres, réfugiés, sans abris. « Ne les laissons pas seuls », ni manquer de médicaments ou de soins. Le Pape exhorte aussi à une levée des sanctions internationales « qui empêchent aux pays qui en font l’objet de fournir un soutien convenable à leurs citoyens ». François se prononce également pour réduction ou une suppression de la dette des pays les plus pauvres".

    https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2020-04/urbi-et-orbi-laissons-le-seigneur-vaincre-dans-notre-c-ur.html

  • 15 avril à 12:27 | Vohitra (#7654)

    Bonjour à tous,

    Il y avait quelques jours de cela, on avait annoncé ici qu’une annulation de la dette de la part des créanciers est plutôt favorable dans la conjoncture actuelle de pandémie par rapport au recours à de nouveaux emprunts extérieurs sachant pertinemment qu’il nous faudra procéder à de nouveaux crédits plus tard lors de la relance économique après la crise sanitaire…

    Ainsi, cette initiative du FMI est tout à fait louable dans la mesure où elle ne peut qu’alléger les charges de la dette qui grèvent et réduisent les capacités étatiques à pouvoir disposer de ressources à allouer dans les secteurs prioritaires de son économie.

    Mais apparemment, ce que le FMI lâche d’une main, il le demande auprès d’autres pays développés économiquement tels le Japon, la Chine, le Pays Bas et le Royaume Uni, disons dans des termes plus simples, le FMI sollicite d’autres pays pour combler d’une autre manière les dettes annulées…

    En fait, les pays pauvres bénéficiaires des dettes annulées vont recevoir des dons divers provenant de ces pays, sous forme de produits et autre matériels médicaux, afin d’appuyer les secteurs sociaux fragiles de ces pays, et des questionnements méritent d’être posés compte tenu de la conjoncture économique dans ces pays dont Madagascar :

    -  Est-ce qu’il y aura obligation de constitution de fonds de contre-valeur en monnaie locale pour ces pays avant de pouvoir mobiliser plus tard ces dons au profit de la population ?
    -  Est-ce que les pays bénéficiaires ne pourraient plus ou non contracter des emprunts intérieurs au profit de leur Trésor Public dans le marché financier domestique afin de pouvoir disposer de ressources internes à allouer en matière de développement local ou des priorités de gouvernance ?
    -  Est-ce que les Banques Centrales de ces pays pauvres pourraient plus tard opérer des changements de taux pour les refinancements des banques primaires et de taux pour les dépôts que ces banques disposent à leurs niveaux ? Ici, le but essentiel est de pouvoir drainer à moindre coût les surplus de liquidités disponibles auprès de ces banques primaires afin de pouvoir servir l’économie réelle (la production et la création de valeur ajoutée)

    Il est utile de mentionner qu’il y a à peine une semaine, la Banque Centrale d’Angleterre venait de prendre une décision idoine permise après la sortie de l’UE, en permettant à la banque centrale du pays de pouvoir disposer du pouvoir de création monétaire pour financer son Trésor Public…
    Et même si cette pratique comporte des risques pour un pays pauvre comme Madagascar (perte de valeur ou dépréciation dans les changes monétaires), il faudra que le pays puisse disposer de marges de manœuvres acceptables et favorables dans les taux appliqués par la BCM vis-à-vis des banques primaires afin de pouvoir servir l’économie locale, surtout la production visant le marché local… et de se libérer progressivement des jougs imposés par ces banques primaires …

    • 15 avril à 12:48 | vatomena (#8391) répond à Vohitra

      Comme le monde a changé ! Autrefois c’était "" Aide toi et le ciel t’aidera ’ mais aujourd’hui ce serait plutot :" : Ne fais rien et le monde t’aidera ’’

    • 15 avril à 12:57 | vatomena (#8391) répond à Vohitra

      France admirable ! ! Alors qu’elle croule sous les dettes (plus de 22 miliards 400 000 euros) elle est la première à se dépouiller pour des pays qui depuis 30 ans végètent dans la misère et l’ ’Irresponsabilité.La tradition coloniale survit encore chez elle.

    • 15 avril à 15:59 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à Vohitra

      Bonjour Vohitra,

      Posons la bonne question compréhensible pour le commun des mortels dans des situations exceptionnelles comme actuellement notamment les suivants :

      Est-ce qu’il y aura une dévaluation de l’Ariary ou pas après ce moratoire de la dette et la crise économique latente actuelle pour notre pays ?

      Est-ce qu’il y aura une LFR (Loi de Finance Rectificative au mois de mai 2020 lors l’AG ordinaire éventuel des parlementaires ) compte-tenu de ces divers financements non budgétisés (OMS-BM-FMI-BILATERAUX, etc…) et de leurs affectations ? Cette deuxième question répond aux besoins de transparence réclamés ici et là, entre autres concernant la gestion des fonds alloués, si elle sera suivie dans les meilleurs délais du vote de la loi de règlement.

      Votre première question concerne les apports bénéficiaires éventuels faisant parti des conditionnalités d’un prêt voire d’un don non remboursable.

      Tandis que la seconde question porte sur le décalage entre l’engagement des dépenses et la rentrée des recettes de la loi de finance en temps normal évidemment donc en d’autres termes la procédure s’apparente à des « escomptes » sur les recettes fiscales et douanières prévues.

      Concernant votre troisième question, elle porte sur la politique monétaire des banques centrales pour juguler l’inflation et éventuellement pour relancer l’économie ( elle a tous son sens dans les pays développés à économie libérale mais vu la situation actuelle tout le monde ne va pas les respecter).
      La question de la capacité d’absorption de notre économie ne se pose même pas car il ne s’agit pas d’apport massif de devises voire d’argent frais mais sorties reportées.

  • 15 avril à 18:25 | Turping (#1235)

    - Il y a une différence entre l’annulation de la dette décriée par le pape à tous les pays pauvres lors de sa traditionnelle bénédiction « urbi et orbi » et l’allègement immédiat annoncé par la directrice Kristalina Georgieva du service de la dette pour 25 pays membres du FMI .

    - La directrice générale du FMI exhorte les autres donateurs à « aider à reconstituer les ressources du fonds fiduciaire et à renforcer davantage notre capacité à offrir à nos pays membres les plus pauvres un allègement supplémentaire du service de la dette pendant pas moins de deux ans ».

    Pendant les périodes "de crise sanitaire" ,les pays membres sous perfusion du FMi ont certainement besoin de cette aide qui n’a jamais fait émerger économiquement leur statut de dépendance vis à vis de l’institution de Breton Woods .A
    _Il est important de souligner que les aides apportées même si les échéanciers de remboursement sont reportés ultérieurement sous forme de "don" reste toujours de dettes absorbées à long terme .
    - Les fonds fiduciaires ont deux aspérités :
    Avantages ;
    Le Fonds fiduciaire africain de solidarité (son sigle en anglais) est un mécanisme novateur géré par l’Afrique, qui finance des initiatives de développement en Afrique. Il a pour objectif principal de renforcer la sécurité alimentaire à l’échelle du continent en aidant les pays et les organisations régionales à éradiquer la faim et la malnutrition, à éliminer la pauvreté rurale et à assurer une gestion durable des ressources.

    Pour sa nouvelle phase, qui visera à élargir les partenariats, le Fonds, qui a reconstitué ses ressources, cherche à accroître son rayon d’action, aussi bien en ce qui concerne le volume que l’échelle de ses effets, en s’appuyant sur trois composantes principales. Plus d’informations ici.

    Inconvénients .Conclusion
    Ils peuvent immobiliser des montants importants de capital qui génèrent des revenus modestes pour des coûts administratifs élevés.

    Ils sont également directement impactés par les fluctuations du marché.

    Ils peuvent, sans prise de conscience du besoin de réussite, inciter à une gestion routinière.

    Les agences de financement ne sont pas capables d’assurer le suivi des investissements à long terme.

    Conclusion : Vu les mauvaises gouvernances successives même en dehors de cette "crise sanitaire " dont les pays prêteurs sont les plus touchés , paradoxalement les pays emprunteurs même les moins touchés par ce covid 19 n’échappent pas à la règle de perfusion sous forme d’endettement sempiternel . Avec ou sans le Covid ,qu’est ce que cela va t-il réellement changer ?
    Si les pays riches ,développés ,puissants affichent une récession de l’ordre de moins 10 % sur leur PIB ,forcément ,cette chute va impacter sur l’endettement africain comme une bombe à retardement .

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