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Politique

Fraudes électorales

La vigilance chez l’opposition

samedi 25 août 2007 | Eugène R.

Devant les agissements de certains candidats du parti au pouvoir et de certains dirigeants du pays, l’opposition ne peut qu’adopter une attitude vigilante.

L’heure est à la pré-campagne après la publication par la Haute Cour Constitutionnele (HCC) de la liste définitive des candidats. En tout, 1542 candidats entrent en lice lors de cette compétition électorale. Le parti au pouvoir est présent dans toutes les circonscriptons. L’opposition n’est pas en reste bien que le principe de « candidat unique par district » n’ait pas été mis en œuvre dans la plupart des circonscriptions.

Quoi qu’on dise, c’est un échec et un risque devant la rage du régime et du TIM de rafler les 127 sièges à pourvoir à ces Législatives. Pourtant, rien n’est encore joué. Désormais, la vigilance devient le maître mot dans le camp de l’opposition. Une opposition qui, elle aussi, entend frapper fort pour priver du parti au pouvoir la majorité à l’Assemblée nationale. A entendre le secrétaire national de l’AREMA, non moins candidat à Tana-Ville, Pierre Houlder Ramaholimasy, il s’agit d’une vigilance devant les fraudes qui fausseraient les résultats de cette élection du
23 septembre. « Cette vigilance sera triplée après le vote car c’est après le vote que les fraudeurs procèdent à ses actes », a expliqué ce numéro Un de l’ancien parti majoritaire.

Inquiétude

Cela ne veut pas dire que l’opposition ne se préoccupe pas de la période qui précède le vote, c’est-à-dire la période de pré-campagne et de campagne de propagande. On constate ces derniers jours que des candidats d’Etat se lancent déjà dans la campagne électorale. On attend ce que le CNE (Conseil National Electoral) va prendre comme mesure ou sanction devant ces agissements qui vont à l’encontre du code électoral. Par ailleurs, bon nombre d’observateurs mettent en doute ces derniers temps la neutralité de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) dont le président Jean Michel Rajaonarivony a effectué lundi et mardi derniers une descente à Ambatondrazaka. Là où le patron d’Ambohidahy a tenu une séance d’information à l’attention des responsables étatiques de la région Alaotra-Mangoro. La séance d’information en question s’est déroulée à l’hôpital public d’Ambatondrazaka dont le médecin-chef n’est autre que celui qui mène la liste du TIM dans le district. D’abord, l’on se demande si la tenue d’une telle séance d’information figure parmi les missions assignées à la HCC qui ne doit être là à notre connaissance que pour contrôler la constitutionnalités des lois et des actes réglementaires, statuer sur les litiges électoraux et proclamer les résultats des élections. Et ensuite, on se pose la question de savoir pourquoi le président de la HCC a choisi l’hôpital public d’Ambatondrazaka pour tenir cette séance et non la salle de réunion du district ou le « tranom-pokonolona ».

Bref, des agissements qui inquiétent déjà les observateurs avertis.

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