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Santé

Santé publique

La transmission du virus Ebola de l’animal à l’homme est possible à Madagascar

vendredi 19 septembre 2014 | Léa Ratsiazo

Rien ne sert de créer des psychoses, mais d’après des chercheurs britanniques Madagascar est un pays à risque malgré la prévention à la frontière. Il y a quelques jours, le Premier ministre qui est en même temps ministre de la santé affirmait que « il n’y a aucun risque qu’Ebola arrive à Madagascar, à la limite le risque est négligeable », ceci en raison des préventions à la frontière et de l’absence de vols directs internationaux directs avec les pays touchés. Or, le risque pourrait venir de l‘intérieur même du pays d’après les chercheurs de l’Université d’Oxford qui viennent d’établir une nouvelle carte des risques de transmission du virus Ebola dans le journal eLife. Ils notent que Madagascar fait partie des pays où plusieurs facteurs environnementaux sont propices à la propagation du virus. L’objectif des chercheurs consiste à prévenir une nouvelle épidémie.

Actuellement le virus qui se propage comme une trainée de poudre a tué quelques 2500 personnes notamment en Afrique de l’Ouest. L’infection dans cette zone a été constatée après la manipulation de chimpanzés, de gorilles, de singes, d’antilopes des bois et de porcs-épics, mais aussi de chauves-souris, qui passent pour être le "réservoir naturel" probable du virus Ebola. Selon Nick Golding, l’un des chercheurs, la zone à risque est donc "plus vaste que ce qui avait été envisagé précédemment".

Les chercheurs de l’Université d’Oxford ont identifié une vingtaine de pays à risques dont Madagascar. Pour cela, ils ont étudié les facteurs environnementaux (tels que la température, la végétation ou la distribution des chauves-souris) présents lors des flambées animales déjà observées dans le passé dans sept pays (Congo, République démocratique du Congo, Gabon, Guinée, Côte d’Ivoire, Sud-Soudan et Ouganda). Ils en ont déduit qu’une transmission de l’animal à l’homme était également possible dans quinze autres pays présentant des conditions très similaires : Angola, Burundi, Cameroun, République centrafricaine, Ethiopie, Ghana, Libéria, Madagascar, Malawi, Mozambique, Nigeria, Rwanda, Sierra Leone, Tanzanie et Togo.

L’épidémie actuelle est apparue en Guinée d’où elle s’est propagée aujourd’hui vers le Liberia, la Sierra Leone et le Nigeria. Les chercheurs relèvent qu’à ce jour, il n’y a eu qu’une trentaine de cas confirmés de transmission du virus de l’animal à l’homme, en général par le biais de contacts étroits comme la chasse ou la manipulation d’animaux infectés.

Le virus, dont on a identifié cinq types différents, s’introduit donc dans l’homme après un contact avec des animaux infectés. Il se propage ensuite par transmission interhumaine, à la suite de contacts étroits avec du sang, des sécrétions ou des liquides biologiques de personnes infectées.

Renforcer la surveillance des animaux, notamment les chauves-souris

Les chercheurs recommandent l’importance de la surveillance des animaux et plus particulièrement des chauves-souris dans les pays à haut-risque pour que ceux-ci puissent se préparer à contenir rapidement toute nouvelle flambée chez l’homme. Ce n’est pas encore le cas chez nous où l’on surveille étroitement la frontière selon le Premier ministre ; c’est déjà cela.

Aucun pays ne s’est préparé pour combattre le virus, qu’il s’agisse des pays pauvres comme des pays riches. Mais ces derniers ont plus de moyens en cas d’urgence, alors que la défaillance des systèmes et des infrastructures sanitaires de base handicape lourdement les pays comme Madagascar. L’Union africaine ne s’est réunie qu’après plus de 2000 morts pour chercher la stratégie et ce n’est que maintenant que les pays occidentaux se mobilisent pour enrayer l’épidémie en Afrique. Mais l’OMS affirme qu’il faudra au moins plusieurs mois avant de pouvoir endiguer l’épidémie.

8 commentaires

Vos commentaires

  • 19 septembre 2014 à 08:33 | Utilisateur (#4011)

    Il ne reste plus qu’à savoir si une chauve-souris, un gorille ou un chimpanzé congolais ou ghanéen serait capable de (et souhaiterait tout simplement) traverser le continent puis les 600 km d’océan qui nous en sépare...
    Dans la négative, tout ce blabla alarmiste n’est bon qu’à remplir les pages d’un bon "canard" scientifique et faire parler un peu d’une équipe en quête désespérée de reconnaissance internationale.

    • 20 septembre 2014 à 10:21 | takaka (#8449) répond à Utilisateur

      Les chauves souris ! Si c’est un virus qui se transmet parmi les Mammifères, alors Madagascar est un pays à risque. D’autant plus que les vents dominants soufflent vers notre pays au niveau du canal de Mozambique.
      Les politiciens ont l’habitude de mentir. La vie de pauvres....
      Survitaminez vous avec jus naturels chauds.
      Veloma.

  • 19 septembre 2014 à 09:27 | Eloim (#8244)

    La parole d’un Ministre ou du PM n’arrête jamais la transmission du VIRUS d’EBOLA. Pensez-y !
    Pourquoi ne pas établir une stratégie commune avec la CI du moins pour des mesures de prévention.
    Qui ne sait que notre côte est assez longue et le contrôle aux frontières n’est pas une entreprise facile ? Qui sait ?

  • 19 septembre 2014 à 14:12 | Jipo (#4988)

    « Connaissant le pouvoir exaltant du chlorure de magnésium sur les globules blancs macrophages (les premiers en ligne de défense en cas d’attaque virale de l’organisme), j’ai bien sûr tout de suite pensé au chlorure de magnésium dans cette épidémie d’Ebola. J’ai donc envoyé deux infirmiers maliens avec 40 kg de nigari sur le terrain... (Le nigari est le nom japonais du chlorure de magnésium peu raffiné sous forme de poudre blanche ou de cristaux).

    Ils sont arrivés en Guinée et après moult contacts avec les autorités et les médecins, qui n’ont bien sûr rien voulu donner (je m’y attendais), il y a quand même un soignant de la Croix Rouge qui a entendu le message et distribué le nigari sans aucune autorisation officielle et qui a constaté les résultats !!! Et ça marche sur EBOLA !!!

    Une petite précision : Il y a un black-out total envers les malades, qui sont pris en charge par « Médecins sans frontière », lesquels refusent de tester le nigari, prétextant le respect des protocoles, et qui refusent l’accès des malades à tout autre médecin. Donc, ce soignant de la Croix Rouge guinéenne donne du nigari à toutes les personnes présentant des symptômes de la maladie, sans les envoyer à l’hôpital. Et tous les symptômes disparaissent ! » (la suite ci-dessous)

    Au cours de ses travaux, le Professeur Delbet avait fait ressortir toutes les conséquences bénéfiques pour la santé de la supplémentation en magnésium. Il est ainsi avéré que le chlorure de magnésium :

    favorise la disparition des crampes ;

    augmente la résistance des ongles ;

    évite le blanchiment prématuré des cheveux (les cheveux blancs sont carencés en magnésium) ;

    évite la formation de calculs biliaires ;

    préserve de l’eczéma ;

    favorise la fixation du calcium sur les os ;

    favorise le travail intellectuel (grand consommateur de magnésium) ;

    fortifie le système nerveux ;

    améliore la résistance au stress ;

    évite les altérations de la prostate ;

    guérit les verrues ;

    abaisse la tension des hypertendus ;

    facilite l’élimination des dépôts athéromateux dans les artères, diminuant ainsi les risques vasculaires ;

    évite la gingivite expulsive (perte des dents) ;

    améliore les performances des gens âgés (déficitaires en magnésium) et ;

    aide à lutter contre le vieillissement.

    On ne saurait donc s’étonner de ses puissants effets pour lutter contre la fièvre hémorragique causée par le virus Ebola, lequel ne fait sans doute que profiter des carences d’organismes souffrant de malnutrition.

    Pierre Lance

    • 19 septembre 2014 à 14:16 | Jipo (#4988) répond à Jipo

      Lettre de Santé Nature Innovation de JM Dupuis .

    • 20 septembre 2014 à 10:27 | takaka (#8449) répond à Jipo

      Merci Monsieur Pierre Lance. Mais justement le problème des scientifiques, j’en suis un, c’est le protocole pour cacher leur incompétence tout en restant des Docteurs es Sciences. Ils ont oublié l’esprit critique, le protocole philosophique.

  • 19 septembre 2014 à 16:47 | bbernard (#6880)

    Prenez un ministre ou un député pour tester. Je suggère le sérénissime docteur es sciences Kolo comme testeur

  • 19 septembre 2014 à 23:12 | Radepy (#7163)

    Nous consommons pratiquement toutes sortes d’animaux sauvages et domestiques. Nous sommes friands des chauves-souris, de tortues et des canards sauvages venant de l’Afrique. Les virus en général comme le VIH SIDA ou la grippe Aviaire H1NA et peut-être le Ebola ne connaissent pas les frontières. La meilleure défense c’est la prévention et son organisation parfaite dans les plus brefs délais possible sans attendre ... Le calme de nos dirigeants face à ce fléau est inquiétant. Notre vie est en danger ! (J’espère que je me trompe).

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