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Opinions

Elections législatives du 20 mars

La communication encore et toujours

samedi 23 janvier 2010 | Ben

En réponse à Jean Ping, président de la Commission africaine dépêché par le Groupe international de contact (GIC), et après avoir rencontré celui-ci, le président de la Haute autorité de transition (HAT) fait comprendre par une déclaration officielle signée par son porte-parole, qu’il ne voit comme seule solution pour sortir de la crise que les élections et que le gouvernement est en train de les préparer sérieusement. La présidence de la HAT réitère par cette déclaration officielle, « son engagement à organiser des élections consensuelles, libres et inclusives, autant dans la préparation que dans leur organisation, et renouvelle l’appel à l’endroit de toutes les forces vives de la Nation pour participer aux prochaines élections », lit-on dans cette déclaration.

Des élections consensuelles ? Effectivement, qui sont ceux qui ont été consultés pour fixer la date et la nature de ces élections ?

Ils sont d’abord très nombreux. Ils sont au moins une quarantaine au sein de la HAT en plus des membres du gouvernement et des chefs de région. Ce qui fait un total de plus d’une soixantaine de personnalités qui ont chacune leur « association » ou leur parti ou leur réseau de clientèle et leurs « valets » ou leurs « obligés ». Grâce à leur autorité, ils accèdent très facilement aux stations de télé et radio publiques et ne se privent pas de faire leur communication en faveur de ces élections comme seule et unique voie de sortie de crise. En sus des « accès » facilités ou moyennant pièces sonnantes et trébuchantes auprès des chaînes privées. La presse écrite prend le relais et le tour est joué ; c’est la voix et les aspirations du « peuple ».

En tout cas, en commanditant un quelconque événement ou point de presse, les personnalités précitées font intervenir un à un des dirigeants de leurs « satellites » sur toutes les radios et chaînes de télé. Elles donnent ainsi l’impression réelle d’avoir le soutien et les opinions de tout un éventail de toutes les parties de la société autant politique que civile. Et pour couronner le tout, le « chef » donne le « coup de grâce » pour marquer la tendance générale. Que voulez-vous, c’est la communication.

Il en a toujours été ainsi quand les gouvernants veulent imposer leur point de vue ou faire passer un message de fonds et infléchir sur l’opinion publique de manière insidieuse. Aujourd’hui, les émissions ouvertes aux appels du public en direct sur les ondes de radios privées facilitent encore plus le modelage de l’opinion.

Et quand on parle d’inclusivité, à quoi doit-on s’attendre ? En principe et dans le cadre de cette crise, on doit s’attendre à ce que les quatre mouvances au moins soient d’accord, n’est-ce pas ? On doit s’attendre à ce que tous les signataires des Accords de Maputo admettent que ces élections se tiennent ; qu’ils soient d’accord sur la nature du scrutin, sur une date. Or il n’en est rien de tout cela pour cette élection du 20 mars.

Invoquer l’inclusivité dans la préparation et l’organisation de ces élections en ignorant les trois autres mouvances et en mettant en avant les « indépendants », les « égarés » et autres formations issues ou dissidentes de telle ou telle mouvance, c’est de la manipulation pure et simple ou du trompe l’œil.

2 commentaires

Vos commentaires

  • 24 janvier 2010 à 14:09 | râleur (#3702)

    C’est simple : les mots ’’consensus’’ ou ’’inclusif’’ ne doivent t pas avoir la même signification pour la HAT.

    Ndimby a bien souligné que les mots sont utilisés à torts et à travers. Il a donné l’exemole de l’utilisation du mot ’’démocratie’’ par la HAT

    C’est sûr que quand les mots ont une autre signification dans un camp comme dans l’autre, il est difficle de s’entendre

    • 24 janvier 2010 à 19:00 | Basile RAMAHEFARISOA (#417) répond à râleur

      râleur

      En règle générale,la démocratie est indirecte ou représentative,le pouvoir s’exerçant par l’intermédiaire de représentants désignés lors des élections au suffrage universel.

      Le Gouvernement de CAMILLE VITAL met à terme une élection des "DEPUTES de MADAGASCAR",il faut y aller .

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