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jeudi 24 mai 2018
Antananarivo | 22h03
 

Société

Sécurité

La Gendarmerie nationale lance un numéro d’appel en cas de kidnapping

lundi 12 février | Fano Deraniaina

La Gendarmerie Nationale met désormais à la portée du public un numéro d’alerte (034 44 394 98) pour signaler tout cas ou suspicion de cas de kidnapping. En réponse aux différentes séries de kidnapping qui sévissaient ces derniers temps. Récemment, une cellule mixte anti-kidnapping a également été mis en place, cet numéro d’alerte vient donc compléter les mesures en place. Il ne faut pas perdre de vue que ce n’est pas un numéro vert. Il est « pour l’instant payant car la conversion en numéro vert demande encore à la fois du temps et diverses procédures », selon le responsable de la Gendarmerie. Chronologiquement cent cinq cas de kidnapping ont été enregistrés depuis 1995 à Madagascar, toutes nationalités confondues. Mais pour les personnes d’origine indopakistanaise, quinze ont été recensés en 2005, six en 2016 et onze en 2017. Le collectif des Français d’origine Indienne de Madagascar (ou CFOIM) a déjà tiré la sonnette d’alarme à plusieurs reprises depuis ces derniers jours sur cette situation allant particulièrement à leur encontre. A cela s’ajoute également l’appel du GEM ou Groupement des Entreprises de Madagascar sur des cas répétés de prise d’otage mais l’Etat reste apparemment dans l’expectative car la manœuvre est souvent délicate. Pourtant, ce fléau humain rend de plus en plus délétère le climat des affaires actuel. En effet, les victimes sont souvent issues du milieu des affaires et certains d’entre eux ont même déjà fait fortune dans la Grande île depuis plus d’un siècle.

A la lumière des constats actuels, ce phénomène de kidnapping commence à devenir une profession pour certains, ou encore une industrie florissante pour d’autres. L’argent s’y compte par million d’euros.

Pratiquement, la lutte contre le kidnapping relève du parcours du combattant car les victimes ne sont pas forcément en mesure d’apporter des informations complètes aux autorités publiques. La complicité de certains éléments des forces de l’ordre dans ces rapts a même été dénoncée plus d’une fois. Et pire encore, le paiement de la rançon en cas de kidnapping ne garantit même pas que le ravisseur va libérer l’otage si la famille décide de payer. C’est le cas du jeune indopakistanais Awen Alek dont la famille aurait déjà payé deux fois la rançon alors que jusqu’à maintenant on n’a pas encore retrouvé ses traces.

Enfin, on ne comprends pas toujours, pourquoi des agents de la Police Nationale ou encore de la Gendarmerie sont également mobilisés par leurs supérieurs pour assurer la surveillance des propriétés privées ou à travailler en tant que garde du corps pour des particuliers. On se demande alors si les forces de l’ordre travaillent réellement pour la protection des personnes et de leurs biens ou pour servir l’intérêt des particuliers.

3 commentaires

Vos commentaires

  • 12 février à 09:36 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Assalaamo alaikoum

    L’argent peut être sale mais il n’a pas d’odeur et c’est le nerf de la vie.

  • 12 février à 10:38 | Jipo (#4988)

    On lance ce qu’ on peut ...
    Combien pour le lancement ?

  • 12 février à 12:27 | KARIBO (#7602)

    Bonjour .
    Une excellente initiative, ce numéro d’ urgence, comment ne pas y avoir pensé plus tôt ?
    Je veux bien la place de la standardiste, qui va recevoir les appels , à moins que Claudine soit prioritaire ?

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