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mercredi 26 juin 2019
Antananarivo | 06h18
 

Politique

Elections législatives

L’observatoire Safidy signale déjà d’innombrables cas de violation de la loi

samedi 25 mai | Arena R.

A la veille du scrutin des élections législatives, l’observatoire Safidy a révélé avoir constaté de nombreux cas de violation de la loi électorale durant la campagne électorale qui sera clôturer officiellement ce soir à minuit. Le bilan qu’a présenté hier ce membre de l’organisation des sociétés civiles, fait état de non-respect de la loi relative à l’utilisation des panneaux d’affichages officiels destinés à la propagande. Dans les 38 districts où les observateurs ont mené leurs missions, 47% des candidats n’auraient pas respecté les panneaux.

La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) avait également déjà souligné que la plupart des plaintes qu’elle a reçues jusqu’ici concernent justement le manquement des candidats à ce sujet. Les affichages sauvages règnent en effet de partout. Et l’organe en charge de l’organisation des élections dans le pays annonce avoir déjà pris des sanctions pécuniaires à l’endroit de quelques candidats des arrondissements de la capitale, des périphéries ainsi que des provinces de Madagascar.

L’observatoire Safidy indique par ailleurs que 13% des candidats aux élections législatives affirment avoir subi des menaces et des pressions dans le cadre de leur campagne électorale. L’un d’entre eux aurait été même menacé avec une arme. Cela, sans parler justement des cas de violences rapportés régulièrement et quotidiennement par le projet de prévention des violences électorales dans le cadre de Pev Madagascar. Un journal de la place a même affirmé hier qu’un candidat du régime aurait frappé une candidate indépendante dans le cinquième arrondissement d’Antananarivo-Renivohitra.

Safidy aurait également enregistré 14% de cas d’abus de pouvoir que l’on pourrait être interprété comme un manque de neutralité de l’administration dans le cadre de la campagne électorale. L’observatoire ne précise pas pour autant si la descente du président Andry Rajoelina dans les quartiers de la capitale aux côtés des candidats de la plateforme avec Rajoelina au début de semaine fait partie de ces cas signalés. En tout cas, même la Ceni a déjà révélé que de nombreux cas d’implication de l’administration et des fonctionnaires à la propagande. Elle dénonce même l’utilisation des matériels de l’Etat à des fins de propagande.

A ces actes illégaux s’ajoutent l’organisation des meetings dans des endroits interdits par la loi. Safidy révèle de nombreux cas de meeting et de propagande organisés dans les églises, les écoles, les casernes militaires ou encore les bureaux administratifs.

Par ailleurs, 32% des observateurs de Safidy auraient constaté des cas de distributions d’argent par des candidats en personne ou par leurs partisans. 5% des candidats dans les domaines concernés par la mission auraient également distribué d’autres objets pour attirer l’attention des électeurs. Les régions de Diana, dans le Nord de Madagascar et d’Antsinanana, dans la partie orientale du pays, sont notamment concernées par ces pratiques politiques interdites par la loi en vigueur en matière d’élection.

De nombreux candidats auraient également organisé leur meeting dans des endroits interdits par la loi en vigueur et les observateurs de Safidy en ont fait le constat. C’était notamment le cas dans les églises, les salles de classe, dans les casernes militaires et les bureaux administratifs.

Cette mission de l’observatoire Safidy ne s’arrêtera pas en effet aux observations de la campagne électorale, elle se poursuivra lors du scrutin. Ainsi, il mobilisera plus de 5 000 observateurs à travers les 38 districts, sur les 16 régions où il est implanté le 27 mai prochain.

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