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lundi 6 avril 2020
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Culturel

Une fin en apothéose pour Donia XV

L’heure est au bilan !

mardi 13 mai 2008 | Daddy R.
Dah’mama a été sublime lors de sa prestation.

Le rideau est tombé pour Donia 15e édition !
Après une semaine de marathon depuis la capitale, le dimanche 4 mai jusqu’à Nosy-be, les participants ainsi que ceux qui ont suivi de près le festival de l’Océan indien, ont poussé un ouf de soulagement. Il est temps de prendre un petit recul et faire un bilan de ces quelques jours de fête.

« La fête de la vie » a pris fin ce dimanche 11 mai avec encore plus de souvenirs qui vont être gravés pour toujours dans la mémoire de tout un chacun. Quelques détails restent quand même à régler pour pouvoir apporter des innovations à la prochaine édition.

La caravane musicale qui a pu faire vivre l’ambiance
« Donia » aux populations
situées entre le trajet Tanà – Ankify, a surtout brillé par un manque d’organisation. A Maevatanàna et à Antsohihy, on aurait dit que les organisateurs locaux, sous l’égide du Cofestin, ne se sont pas attendus à une grande affluence de la population, ce qui a créé un désordre total, surtout du côté de la sécurité. Sans parler du chamboulement causé par le non-respect du « timing ». D’ailleurs, à Ambanja, il a fallu interrompre le spectacle pour pouvoir arranger la situation.

  • Culture et Tourisme

De l’autre côté, la logistique reste toujours un problème vu le manque d’infrastructure à Madagascar. Il faut souvent faire avec ce qui existe. Les trois grandes villes ayant accueilli la caravane musicale de « Donia » enregistrent une grande faiblesse en matière d’infrastructure d’accueil. Si l’on se réfère au cas de cette caravane musicale, l’on pourrait imaginer la difficulté pour les touristes, à la recherche d’un minimum de confort. Car, aventure ne veut jamais dire, médiocrité. Ce fut une occasion pour tout un chacun de constater la réalité. Une autre occasion de confirmer que la culture est vraiment un moteur de développement du Tourisme. Deux secteurs qui dépendent l’une de l’autre et qui pourraient être de vraies sources financières pour l’Etat.

« Donia », fête de la vie

S’étant déroulé sans incident majeur, le côté spectacle de Donia XV a été surtout marqué par le grand retour de deux « dreadlocks », en l’occurrence, Din Rotsaka et Rossy. Ils ont partagé la scène le même jour et ils se sont produits devant un public emporté dans l’euphorie totale. Ce dernier n’attendait que la représentation des deux artistes. Mais il a fallu être présent à la dernière soirée pour vivre vraiment une ambiance du « tonnerre ».

En effet, Dah’mama n’a cessé d’émerveiller. Après plus de 3 ans de participation à Donia, on a noté une grande évolution de cette artiste. Le résultat d’un long travail qui devrait la mener très loin, même au-delà du pays.Par ailleurs, dans un arrangement bien peaufiné, où l’exécution s’est effectuée sans fausse note, les Jaojoby Fils ont brillé par leur talent. Jackson à la basse et Lucas à la guitare solo, apportant une touche plus mélodique au « salegy ». Puis, Jimmy, à la batterie, donne le ton, dans des
« contretemps » sortant du rythme habituel. Après la cérémonie officielle de clôture ainsi que la remise de trophées pour les différents concours organisés dans le cadre de Donia XV, Fandrama entra en scène. Ce fut l’explosion totale, du côté du public. Le jeune chanteur, déclaré
« maître » chez lui, a fait bouger tout le monde avec son « hélicoptère ». Dans les stands, érigés au fond du stade, les boissons coulent à flots et tout le monde profite de cette dernière soirée pour « faire la fête » avec Donia.

A défaut des Dr JB et des Jaguars ou encore de Wawa, les grands absents de ce Donia 15e édition, le jeune Fandrama a montré qu’il est bien à la hauteur et a assuré le « bal de la clôture ».
« On n’a jamais enregistré autant de monde au stade en 15 ans d’existence », a-t-on entendu du côté de Cofestin.

Le festival « Donia » a pris fin, mais l’heure est encore au bilan et beaucoup reste à faire pour la prochaine édition. Surtout si le Cofestin voudrait voir de près le côté « propreté ».

On a constaté que la salubrité reste encore un grand problème à régler. Tout le monde se permet de faire ses besoins là où il veut le faire. Une situation qui est d’ordre morale, mais comme le festival « Donia » se veut être avant tout « culturel », la mentalité qui est le reflet de la culture, devrait être éduqué à préserver l’image de « Donia » et de Nosy-be tout entier. Ne serait-il pas envisageable de mettre à la disposition du public des urinoirs plus accessibles, afin d’éviter le déplacement longeant tout le stade avant d’y arriver ? Sauf si le ministre de la Culture par intérim, qui est également ministre de la Santé, pourrait proposer autre chose !

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