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jeudi 1er octobre 2026
Antananarivo | 09h48
 

Société

Justice

L’ancienne ministre de l’Education nationale condamnée à cinq ans d’emprisonnement ferme pour atteinte à la sûreté de l’Etat

jeudi 1er octobre | Mandimbisoa R. |  24 visites 

Cinq années derrière les barreaux pour Marie Michelle Sahondrarimalala. L’ancienne ministre de l’Éducation nationale et députée de Fianarantsoa I a été condamnée mercredi 30 septembre à cinq ans d’emprisonnement ferme à l’issue de son procès à Anosy. L’affaire porte sur une atteinte à la sûreté de l’État. Douze autres prévenus jugés dans le même dossier ont reçu une peine d’un an de prison avec sursis.

La parlementaire est détenue depuis le début de l’année. Une perquisition avait été menée à son domicile le 4 janvier 2026 avant son arrestation. Elle avait ensuite été placée à la prison d’Avaradrano le 19 janvier.

Un autre dossier judiciaire concernant l’ancienne ministre reste par ailleurs distinct de cette condamnation. Des investigations sont menées au niveau du Pôle anticorruption d’Antananarivo autour de soupçons de détournement de deniers publics.

Marie Michelle Sahondrarimalala compte parmi les personnalités politiques ayant occupé des fonctions importantes sous la présidence d’Andry Rajoelina. Outre son passage à la tête du ministère de l’Éducation nationale, elle avait dirigé la campagne de l’ancien chef de l’État lors de la présidentielle de 2023.

Son verdict survient alors que plusieurs anciens responsables politiques font actuellement l’objet de procédures judiciaires. L’ex-président du Sénat, le général Richard Ravalomanana, a notamment été condamné à dix ans de travaux forcés dans une autre affaire.

D’autres figures associées à l’ancien pouvoir se trouvent également en détention. Parmi les noms cités figurent Rinah Rakotomanga, ancienne directrice de la communication de la Présidence, Valery Ramonjavelo, ancien ministre des Transports et de la Météorologie, Vyvato Rakotovao, ancien gouverneur du Vakinankaratra, ainsi que Paul Rabary, ancien ministre de l’Éducation nationale.

Sylvain Rabetsaroana, ancien sénateur, Naivo Raholdina, ancien député de Tana V, Jean Nirina Rafanomezantsoa, président du HAFARI Malagasy, et Yves Maurice Rakotoniaina, ancien secrétaire général du ministère du Tourisme, font également partie des personnalités détenues mentionnées dans ce contexte. Plusieurs sont poursuivies pour des faits qualifiés d’atteinte à la sûreté de l’État.

À Maevatanana, l’ancienne députée MAPAR Nina Rahantanirina a, de son côté, été arrêtée et placée en garde à vue. Cette nouvelle procédure vient encore allonger la liste des personnalités de l’ancien régime confrontées à la justice.

Cette succession d’affaires nourrit une vive contestation parmi les soutiens de l’ancien pouvoir. Des membres du « Volomboasary » accusent les autorités d’utiliser la justice à des fins politiques. Ces accusations sont portées par les partisans concernés et ne constituent pas, en elles-mêmes, des faits judiciairement établis.

La situation remet également dans le débat les recommandations formulées par la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) concernant les personnes qu’elle considère comme des détenus politiques. La question du traitement judiciaire des anciens responsables reste ainsi au centre des tensions entre les autorités de la Refondation et une partie de l’opposition.

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