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mardi 23 octobre 2018
Antananarivo | 20h56
 

Société

Nosy be

Grève des transporteurs à Hell-ville

vendredi 5 octobre | Arena R.

Mercredi et jeudi, les transporteurs dont les taxis et les bajaj (taxi-moto) ont cessé de travailler faisant de Hell-Ville, une ville presque morte. Cette grève fait suite à l’arrestation du président d’une association des transporteurs par la police. Depuis plusieurs mois, les professionnels du transport de Nosy Be ont demandé la formalisation de leur métier à travers l’application des arrêtés qui devraient améliorer l’organisation du transport à Hell-Ville mais les autorités tergiversent.

Un arrêté de la préfecture, datant du 8 août indique la mise en place d’une commission pour lutter contre le transport informel, tarde à venir. Mais une partie des entités qui devraient appliquer cet arrêté n’assumerait pas ses responsabilités. « La police est particulièrement pointé du doigt », explique Christian Randrianandraina, vice-président du syndicat des transporteurs de Nosy Be. Idem pour l’application d’un autre arrêté pris au mois de juin dernier concernant la limitation de zones d’exercice des véhicules tricycles.

Le président de l’association des transporteurs serait l’une des rares personnes à Nosy Be à oser faire face aux autorités locales qui refuseraient d’appliquer ce décret. Mais il n’a pas tardé à en payer le prix. Après des rumeurs d’arrestation la semaine dernière, il a finalement été interpellé par les policiers mercredi matin. L’objet évoqué de cette arrestation serait une affaire de litige foncier. Son déferrement a eu lieu dans la journée de mercredi même. Le procureur a toutefois décidé de le libérer n’ayant trouvé aucune charge contre lui. Pour les transporteurs de Nosy-be, il s’agit d’un acte d’intimidation perpétrée par les forces de l’ordre et des autorités locales qui refusent d’appliquer les arrêtés en matière de normalisation et de professionnalisation du transport dans cette ville touristique.

« Certaines autorités locales seraient en possession des matériels roulants, taxi et bajaj, qui exercent dans l’informel à Nosy Be et ce sont principalement les conducteurs qui travaillent pour eux qui enfreignent la loi » affirme un transporteur.

Pour manifester leur mécontentement et faire pression sur les autorités locales pour l’adoption de ces arrêtés préfectoraux, les transporteurs ont maintenu leur grève jeudi. Un de leur représentant a été reçu par le préfet de Nosy Be hier et ce dernier s’est alors engagé à faire de son possible pour résoudre la situation.

2 commentaires

Vos commentaires

  • 5 octobre à 17:33 | Toutoun (#10298)

    Tokony mba hapetraka @ ara-dalàna kosa ny toeran’ireo mpitondra bajaj mba hanafoanana ireo mpijapy fotsiny ! Tsara ampidirana anatin’ny fisandratana koa ny fametrahana ny bajaj eto Antananarivo mba hanamora ny fitateran’ny vahoaka, satria hita fa mahomby kokoa izy ireny raha oharina @ taxi sy ny taxiB !

  • 5 octobre à 17:38 | SNUTILE (#1543)

    Dans le pays comme Madagascar, quand le transport fait grève, ils doivent tous se déplacer à pied que de défiler en perte financière de carburant dans la Ville.

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