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Divers

Enseignement supérieur

Étrange syndicat Seces

mardi 21 août 2007

Le Syndicat des enseignants chercheurs de l’enseignement supérieur (Seces) a changé de tête dirigeante. Il a aussi adopté un autre ton sinon de stratégie tout en observant la même pertinence dans son analyse de la situation économique et de l’enseignement supérieur dans le pays.

Aucune sérénité

À l’issue de son congrès national qui s’est déroulé à Maibahoaka Ivato les 13 et 14 août derniers, la présidence nationale du Seces est devenue collégiale. Elle est composée de Geneviève Ranoronirina Ramakavelo, d’Élisée Rastefano et de Clément Luc Andrianierenana. Ces co-présidents siègeront pendant deux ans au lieu de trois ans en situation normale.

En fait, la mise en œuvre de cette présidence collégiale est l’expression des sentiments qui animent le Seces. Un sentiment de peur si l’on en juge à certaines étapes du programme dans le déroulement du congrès. L’élection du président national du Seces n’a pas satisfait les normes requises faute de candidats pour composer l’équipe dirigeante. Pour dire que les suspensions de soldes imposées par les gouvernants contre des syndicalistes du Seces, parmi lesquels le président sortant du Seces lui-même, ont fait leurs effets. Les sanctions ou pressions dont sont victimes des membres du Seces ont eu raison de la sérénité des enseignants si bien qu’ils ont retrouvé l’intérêt de consolider le proverbe malgache « izay mitambatra vato fa izay misaraka fasika » comme quoi l’union fait la force.

Aucune souveraineté

Ce manque de sérénité dans le corps syndiqué des enseignants chercheurs n’a toutefois pas été entièrement négatif. Il a plutôt fait réfléchir les enseignants sur la situation économique sans issue du pays. La raison est simple si l’on a bien compris : on attend depuis toujours, depuis l’indépendance en passant par le régime Ratsiraka jusqu’à aujourd’hui, des financements de l’extérieur pour développer économiquement le pays, pour conduire sa politique d’éducation ou sa politique sociale. Auparavant si c’était la France qui dictait sa politique, elle avait été supplantée par la politique tous azimuts révolutionnaire. Aujourd’hui, c’est la Banque mondiale et le Fonds monétaire international et les transnationales qui tiennent les cordons de la bourse malgache. Mondialisation, globalisation et business justifient l’appel à des experts, des formateurs et universitaires étrangers au détriment des enseignants chercheurs nationaux. En tout cas, nos enseignants chercheurs du Seces en sont conscients. Ils déplorent une sujétion du pays à l’égard des bailleurs de fonds et une perte de notre souveraineté.

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