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Coopération

Forum des affaires États-Unis/Afrique

Électricité, environnement des affaires et renforcement de la coopération USA-Afrique au menu

jeudi 7 août 2014

Le président de la République, Hery Rajaonarimampianina, à la tête de la délégation malgache, a participé aux diverses sessions organisées dans le cadre du sommet des chefs d’État, ouvert dans les locaux du Département d’État américain à Washington DC. La rencontre a été axée en général sur l’environnement des affaires pour l’Afrique. Quatre volets ont été programmés selon un timing bien établi, dont l’électricité.

Plus de 600 millions d’africains n’ont pas accès à l’électricité, et la moitié de ce chiffre représente le nombre de la population américaine. Ce problème d’électricité constitue un handicap majeur pour le continent africain ; de ce fait, le Secrétaire d’État américain John Kerry a annoncé l’octroi d’aide d’un montant total de 33 milliards de dollars pour l’électrification en Afrique. Ce soutien entre dans le cadre de la vision du Président Barack Obama pour l’accès à l’électricité du continent dans l’ensemble, d’une part, et de la lutte contre le changement climatique, d’autre part.

En même temps, la construction et la mise en place des infrastructures correspondantes aux besoins du continent garantissent une grande partie le développement durable de l’Afrique. Notons que l’accès à l’électricité de l’ensemble du continent est l’un des volets qui ont été débattus lors du premier jour du sommet. La séance a été dirigée par Mme Susan Rice, proche collaboratrice du président Obama, avec la présence de plusieurs personnalités, dont les directeurs généraux de Coca-Cola, IBM et de Blackstone.

Ce sommet offre également une opportunité à la recherche du financement pour le développement de l’Afrique. Beaucoup d’investissements ont été réalisés sur place, mais d’autres secteurs attendent toujours d’être exploités. Le renforcement de la coopération afro-américaine figure parmi les thèmes de ce sommet, et l’ex-président américain Bill Clinton a dirigé les débats. Des opérateurs économiques et des patrons d’entreprises américaines comme Walt Mart Stores et Shanduka Group étaient présents. Lors de cette réunion, l’accent a été mis sur le projet de développement en Afrique et l’innovation du mode de financement. La restauration et le retour de confiance des bailleurs de fonds et des investisseurs sont au centre des discussions.

Une autre réunion a été dirigée par le président de la BAD, Donald Kaberuka, en présence des hauts responsables financiers comme Master Card et Standard bank. Lors de la dernière journée, les chefs d’État africains présents ont pu s’exprimer sur leur vision pour les 10 années à venir, en citant les grands problèmes de l’Afrique et aussi de leurs pays respectifs tout en proposant des politiques adéquats à adopter concernant la bonne gouvernance, la mise en place des infrastructures selon les normes internationales et le développement des « 3 P » (partenariat public-privé). La délégation conduite par le président Hery Rajaonarimampianina a participé longuement à ces débats, à l’exemple de ses pairs africains qui se sont succédés pour prendre la parole.

Le président Barack Obama a clôturé officiellement le Sommet USA-Afrique. Un banquet officiel à la Maison Blanche s’est tenu à l’honneur des chefs d’État africains.

Recueilli par Bill

7 commentaires

Vos commentaires

  • 7 août 2014 à 09:18 | Be-Tsikera (#8458)

    Salama daholo e !
    Tsara fitontona tokoa io ady hevitra momba ny herin’aratra io. Hatramin’izao mantsy dia tsy ahitam-baha-olana mihintsy ny amin’ity delestazy ity, izay hitarafana ny tena fahalovan’ny jirama. Ny olana ange dia tsy inona fa ny tsy fananan-dramalagasy politika mazava momba ny angovo e ! Masoandro, rivotra, biogazy, herin’aratra mahazatra avy amin’ny rano sy ny solika, ... Toa manao inventaire fotsiny isika eto. Mionona ihany koa amin’ny fanamarihana samihafa hataon’ireo mpamatsy vola toy ny Banky iraisam-pirenena sy ny vondrona eoropeana, miaraka ami’ireo fe-petra takian’izy ireo amin’ny fampiasam-bola homeny. Potika ny jirama, nefa toa vaha-olana tsetsi-tatatra hatrany no hatao. Raha te-hitraka marina isika, ary te-hampivoatra marina ny toe-karena dia vaha-olana maika sy maharitra momba ny angovo aloha tadiavina. Lafo loatra koa etsy andan’izany ny vidin’ny angovo eto amintsika raha ampitahaina amin’ny fidiram-bolan’ny isam-batan’olona. Nefa isika dia maika sy dodona hampihatra ny vidiny tena izy. Vaha-olana maika amin’ny politikan’ny angovo izany dia ny fanaovana "découpage" énergétique ny tanintsika. Aiza no ampiasana ny angovo mahazatra (rano sy solika), ny amin’ny angovo azo havaozina (masoandro, rivotra, biogazy, ...). Avy eo mikaon-doha hampanjary azy amin’ny fitadiavana mpiara-miombon’antoka manana traikefa amin’izany. Vita ao anatin’ny fotoana fohy avokoa izany raha tena matotra ny fomba fiasa. Voalaza koa fa dinika matevina be ny amin’ny rivotry ny fandraharahana aty Afrika. Io dia ny teny hifanomezana ihany. Ny lalàna hapetraka amin’ny fifanarahana sy fanajana ny sehatr’isana ka tsy hahafaty ny reniny sy tsy hambotry ny zanany no hatao. Hatrany hatrany mantsy dia hovaina araka ny maha-mety ny mpitondra ny lalàna ka tsy ahitana stabilité mihintsy ny rivotra sy ny sehatra iainana amin’izany. Manginy fotsiny ny tsy fitazonana ny teny hifanomezana, ka mampitsoaka matanjaka ny mpampiasa vola sasany. Ho hita eo ary ny ho tohiona na hijanona ho fivorivoriana fotsny ireny na hisy firosoana amin’ny dingan’ny asa tokoa.

  • 7 août 2014 à 09:56 | harmelle (#5862)

    Ben puisque lui et d’autres sont làs ba autant qu’ils participent aux sessions hein .... il leur reste du temps pour le shopping ....:D

  • 7 août 2014 à 11:13 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Assalamo alaikoum

    Les Motivations du Sommet

    On trouve plusieurs types de motivation :
    •L’Afrique est un continent d’avenir. Ses infrastructures sont à bâtir. L’appareil productif est pratiquement inexistant.
    On meurt des pandémies et on ne mange pas à sa faim en Afrique, la mondialisation ouvre la barrière à l’exploitation de ses richesses. Il faut donc rétablir des circuits normaux et éviter que l’investissement ne soit sacrifié à l’urgence d’alimenter les populations et de guérir les pandémies.
    •Il s’agit aussi de trouver des débouchés pour les produits américains. Les États-Unis ont connu pendant la crise financière de 2008 une forte chute de la demande et la question à l’étude depuis 2008 à Washington est de savoir comment relancer l’économie après la crise. La solution mise en place sera, via ce sommet Etats-Unis/Afrique, de trouver des débouchés à l’étranger financés par des prêts remboursables en dollars. Ces prêts sont émis via la banque mondiale et contrôlés via le FMI (accords de Bretton Woods). La particularité de ces deux institutions est que les Etats-Unis et l’UE sont seuls à y avoir un droit de veto, ce qui leur permet de dicter leurs conditions, en particulier, d’obliger les pays Africains à forte croissance à accepter que des conditions soient liées aux prêts du FMI. L’une des conditions est que les dettes contractées par le pays recevant cette aide ne soient plus émises dans la monnaie du pays mais en DTS ou son équivalent en dollars. Ces prêts en dollars sont la garantie pour les États-Unis de ne pas avoir de perte de valeur si les pays emprunteurs dévaluent ; d’autre part les dollars dépensés pour acheter des produits autres qu’américains finiront toujours par revenir aux États-Unis pour acheter des biens américains ou pour être placé en Bons de Trésor Américain.
    •Enfin le sommet Etats-Unis/Afrique matérialise la crainte des Américains que les institutions démocratiques Africaines ne s’effondrent au profit de l’Islamisme. Par l’aide financière, les États-Unis cherchent à prévenir l’accession au pouvoir des partis Islamistes dans les pays Africains riches en ressources minières (Pétrole/Uranium, etc..). Les Américains estiment que la pauvreté de l’Afrique, qui fait le lit du discours Islamiste, doit être résolue.
    •Apparemment donc notre pays n’en fait pas parti des priorités absolues pour les Etats-Unis car :

    - l’Islamisme ne constitue pas une menace
    - la démocratie recule à grand pas
    - la perspective de croissance compromise à cause de l’absence des programmes de développement sérieux (la parole et les écrits divergent : 7% en parole et puis 3 %dans la LFR)
    - la bonne gouvernance n’est pas au rendez-vous
    - la liberté d’expression et d’opinion bafouée
    - le retour à l’ordre constitutionnel incertain
    - etc.

    • 7 août 2014 à 11:28 | plus qu’hier et moins que demain (#6149) répond à plus qu'hier et moins que demain

      En sus évidemment la montée en puissance des pays du BRICS dans leurs coopérations avec l’Afrique qui constitue également une menace sérieuse pour les anciennes puissances.

  • 7 août 2014 à 19:37 | efa ela (#4563)

    Bonjour,

    Sans entrer dans trop de détails, deux choses me troublent.
    1- CocaCola est présent à ces discussions de TRES haut niveau.
    Or on sait que cette entreprise assèche des ressources en eau, ou met la main dessus, et en contrepartie (!) tente de diffuser SES produits (une dizaine au moins) dont les effets sur la santé publique sont aujourd’hui notoires dans les pays où il est bien implanté (le premier pays consommateur par tête d’habitant est, je crois, le Mexique, et en cherchant un peu dans l’internet il n’est pas difficile de trouver les cris d’alarme de médecins de ce pays au sujet des effets désastreux de ces boissons rafraîchissantes sur la santé humaine).
    2- Le Partenariat Public-Privé est une manière de faire SURpayer des investissements par les finances publiques.
    J’ai trouvé dans l’internet un exposé oral de 20 minutes qui me semble pas mal clair à ce sujet : http://jdepetris.free.fr/Expos%C3%A9%20oral%20de%2020%27%20sur%20le%20PPP.MP3
    Les dettes que l’Etat contracte à l’égard du privé dans ce processus ne sont - d’après le conférencier - pas comptabilisées dans sa Dette Publique.
    Donc,
    d’un côté le privé malmène financièrement sur les marchés (des obligations, par exemple) les Etats endettés, avec les conséquences que l’on sait,
    et de l’autre, il prend prétexte de la nécessité de budgets publics austères (avec les conséquences que l’on sit sur le habitants) pour imposer ce nouveau système venu de Grande-Bretagne.

    L’imagination prédatrice des gros poissons du privé occidental est - pour le moment - sans limite !
    Autrement dit, en se jetant dans leur gueule un Etat augmente les difficultés qu’il connaît déjà (et Dieu sait si ces difficultés sont légion dans ce pays).

    Mais la Chine, ou la Turquie, ou Israël, ou la Russie, etc. constituent-ils une réelle alternative profitable pour Madagascar ?

    Je ne vois, pour ma part, que le peuple pour se sortir lui-même de l’état où il a été plongé.
    Mais les nouveaux gouvernants n’ont pas encore fait la preuve qu’il se positionnent aux côtés du peuple. Ils semblent vilainement attirés par les sirènes qui ne manquent pas de les flatter...

    • 8 août 2014 à 13:20 | el che (#344) répond à efa ela

      L’USA, souvent cité en exemple dans ce forum, a été de tout temps un grand prédateurs des pays pauvres comme Madagascar. C’est ce Pays qui maîtrise l’économie mondiale, qui impose aux nations pauvres leurs lois internationales draconiennes. Aux pays qui ne jouent pas le jeu des américains, on oppose le blocus, voire on leur déclare une guerre qui ne dit pas son nom. Irak, Afghanistan, etc. La France bien sûr, adopte la même politique monopolistique et néocoloniale.

      Depuis quelques années, La Chine, et La Russie, et dans une autre mesure L’Islam (avec les rois du pétrole) entendent aussi se partager la part du gateau au détriment des pays pauvres qu’on laisse en perfusion permanente, et sous dépendance socio-économique.

      Quand un pays comme Mada essaie d’émuler ces pays prédateurs, on ne peux que trembler d’effroi. C’est se mettre à table avec des convives, mais pour servir de repas.

  • 7 août 2014 à 23:10 | leclercq (#4410)

    Bonjour
    On dirait un singe mendiant un cacahuète chez Carter !!!

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