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mardi 24 mai 2022
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Société

TIM Suisse et France Voisine

De l’énergie et de l’eau potable à moindre prix

vendredi 3 août 2007 | Volana R.

11.000 km de séparation ! « Ce n’est rien, quand on veut apporter notre part dans la reconstruction de notre patrie. » Patricia Lehmann, présidente du TIM Suisse et France Voisine, a présenté les projets de son association : de l’énergie et de l’eau potable pour tous ! Les expériences ont commencé en 2003, avec un partenaire privilégié qu’est le ministère de la Santé, du Planning Familial et de la Protection Sociale, mais aussi avec l’Ong Rano sy Hery, en matière d’énergie.

Moins chère que la bougie

Les communautés villageoises ont exprimé leur souhait et apporté leur participation dans la réalisation du projet « EAU ». « Nous voulions apporter une solution pour tous et la réaliser pour que l’eau potable ne soit plus un problème, jusqu’en 2012. » Cette solution, ce sera une turbine de 15 à 20 KW, fabriquée sur place, à Mandraka, PK. 66, RN.2 par l’ONG qui compte des architectes, ingénieurs et anciens de la JIRAMA. Des artisans seront formés pour sa vulgarisation, d’autant plus que toutes les matières premières sont disponibles localement. La réparation pourra se faire sur place à moinde coût. Selon les dires de Madame la présidente, « cette énergie sera moins chère encore que la bougie consommée par un ménage chaque mois ». TIM Suisse et France Voisine consacre quelque 20.000 euros pour la réalisation jusqu’à la distribution. Une turbine servira à une population de 500 âmes en moyenne, soit un village, voire une commune, selon le dispatching de la population. Actuellement, l’Ong Rano sy Hery est à la phase de construction d’un canal d’amenée d’eau ; la roue et le bassin à eau étant déjà en cours de finition.« Même si la fiabilité et la couverture en électricité a augmenté durant les quatre dernières années, le taux de couverture national est d’environ 15% seulement, et le taux d’accès dans le milieu rural est moins de 5%… » (MAP, Engagement 2, Défi 4).

D’autres projets sont à l’étude dans le Sud de Madagascar en utilisant des panneaux solaires et l’énergie éolienne.

Chloration de l’eau, comme solution

Le ministère de la santé s’implique fortement dans la chloration de l’eau. Le projet WASH (eau, assainissement et hygiène) représente le parrain de l’action. Le traitement à faible coût a conduit à la chloration de l’eau. Deux sites pilotes ont été choisis pour ce faire : Anjomàkely et Mananjary. Le ministère donne une large priorité aux CSB, étant donné le traitement à faible coût. Le procédé dénommé Watalys permet de fabriquer du chlore en très grande quantité. Celui-ci peut ensuite être utilisé pour nettoyer les hôpitaux et pour rendre potable l’eau. Ou encore, il suffit de mettre l’eau sous l’effet du soleil. En citerne par exemple. En ce qui concerne l’eau du fleuve, la bouteille solutionne le problème. « Les bactéries sont réduites à néant », explique la représentante du ministère. La région Vakinankaratra constitue un autre site d’essai. « Avec la politique régionale en matière de tri de déchets, l’eau potable en sera encore plus que gratuite ». « Plus de la moitié des enfants malagasy souffrent de maladies liées à l’insalubrité de l’eau qui sont la deuxième cause de mortalité infantile ». (MAP, Engagement 5, Défi 8).

Création d’emplois

« Au-delà des solutions que nous proposons et dont nous avons expérimenté leur efficacité, la création d’emplois est au programme. Mais cela relève des locaux, de toutes sensibilités ». D’abord, la vulgarisation de la turbine qui demande beaucoup d’artisans, auparavant de formation. Ensuite, leur installation.

Mais la « recherche » des bouteilles représente une autre paire de manches. Malgaches de Madagascar, à nous de jouer !

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