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dimanche 9 août 2020
Antananarivo | 08h53
 

Editorial

Aucune trève en perspective

vendredi 27 juillet 2007 | RAW

Au rythme avec lequel le chef de l’Etat travaille, il faut admettre que le scrupuleux et pointilleux homme de loi ne sait et ne peut plus suivre. Il y a la loi et les règles qu’il faut observer. Mais il faut aussi savoir les contourner. Sinon on ne dira pas que la loi est faite pour être trangressé, n’est-ce pas ? Un malin esprit ajouterait que le citoyen et le pays ne peuvent pas demeurer prisonniers de la loi et qu’en cas de nécessité, on peut et on doit toujours changer une loi au nom de l’émancipation de l’homme, au nom du caractère impérieux de la cause ou de l’entreprise.

Toujours est-il, qu’aujourd’hui, il n’est pas besoin de changer la loi car c’est maintenant le chef de l’Etat qui décide. Dorénavant, il suffit de l’appliquer et de réfléchir pour dire que la trève politiqu souhaitée, voire recommandée par le chef du gouernement, a été balayée d’un coup. En raison des Jeux des Iles de l’Océan indien que le pays héberge, le Premier ministre a appelé à la trève. Mais on risque de voir s’affronter les politiques. En effet, avec la publication de la date de l’élection législative qui ne laisse aucun répit aux candidats et aux état-majors politiques, l’atmosphère ne sera que plus chaude, voire électrique. La proximité de l’échéance par rapport aux pièces à rassembler pour confectionner son dossier de candidature et persuader indirectement ses électeurs ou faire valoir ses idées ne permet d’envisager une trève politique.

Connaissant la manière de faire la politique en tout cas, on peut dire que le pays va directement vers un combat acharné entre candidats et entre camps adverses pour se dégager une voie vers le palais de Tsimbazaza ou pour une voix en faveur de son candidat. On craint que les mêmes manoeuvres relevées depuis la Première République pour éliminer le concurrent ait encore de beaux jours devant eux. Un directeur ou un chef de service dont la signature est insdispensable sont, d’un coup, introuvables, tombés malades ou en tournée. Ou encore un chef de district est insaisissable ou n’est jamais dans son bureau et des candidatures n’ont pu être déposé à temps. Bref, la loi de la jungle et/ou celle des intérêts particuliers menacent de sévir à nouveau, ou de perdurer précise une catégorie de politiciens. Pour une autre catégorie de citoyens qui souhaite s’éloigner de ces manières intempestives, la sagesse est de s’abstenir à cette compétition qui n’est pas pour rassurer tout le monde. Le simple citoyen des quartiers se souvient encore de la manière dont sa voix a été traitée lors de l’élection des membres du bureau de fokontany. Il a chosi mais le chef de district en a décidé autrement et fait du moins dernier le premier.

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