Facebook Twitter Google+ Les dernières actualités
dimanche 16 mai 2021
Antananarivo | 18h00
 

Elevage

Filière porcine

Aucun cas déclaré dans l’Atsimondrano

vendredi 14 septembre 2007

« Il faut bien distinguer le cysticercose (voavary), qui est une maladie parasitaire pouvant bel et bien être remédiable si les éleveurs respectent bien leur conduite d’élevage, de la peste porcine africaine, qui est une maladie virale incurable ». D’après les explications du directeur régional du Développement Rural d’Analamanga, au sein du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Rakoto Joseph Bruno. « Comme nous l’avons tous constaté, cette peste porcine africaine n’affecte pas du tout le cheptel porcin dans le district d’Antananarivo Atsimondrano, voire à Madagascar ». De plus, des agents de la direction de la Santé Animale et Phytosanitaire (DSAPS) y ont effectué des descentes auprès des fermes d’élevages porcins, attestant l’inexistence de cette maladie. Les résultats d’analyse des prélèvements au niveau des laboratoires peuvent confirmer qu’un tel cas de maladie n’est pas déclaré chez nous. Si jamais cela se produit, il faut un abattage de tous les cheptels porcins. D’ailleurs, tous les porcs dans une même ferme sont tués en un mois, voire quelques semaines. La maladie contagieuse affecte d’autres fermes voisines et ainsi de suite, et ce, en très peu de temps.

Inspections inopinées

Par ailleurs, donner des ordres de débarrasser des viandes de porcs de toutes les tables des restaurants ne relève en aucun cas de la compétence des agents vétérinaires du ministère de l’Agriculture, d’après les explications des responsables au sein de la DSAPS. Ils font des inspections inopinées au niveau de toutes les tueries et des abattoirs. Les inspecteurs de viande se chargent quotidiennement du respect des normes d’hygiène dans ces endroits, a-t-on expliqué. Seules les viandes inspectées et déclarées saines sont ainsi mises en vente sur les marchés.

En outre, ces agents de la DSAPS en partenariat avec les responsables au sein de la commune, du ministère du Commerce et des forces de l’ordre effectuent une contre-inspection, toujours d’une manière inopinée auprès des boucheries ou des établissements de transformation de viande et des charcuteries et non pas dans les restaurants. En cas de détection d’anomalies, entre autres, des viandes ladres, ces produits sont saisis et retirés avec établissement d’un procès-verbal en présence du propriétaire.

Les éleveurs respectent les normes

Une truie met bas en moyenne neuf porcelets à chaque portée d’une durée de trois mois, trois semaines et trois jours. Elle peut donc se reproduire deux fois dans l’année. Après 4 à 6 mois d’engraissement, on peut abattre les porcs destinés à la consommation, pesant aux environs de 80 à 120kg, suivant le mode d’alimentation. Par contre, le verrat destiné à la reproduction peut peser jusqu’à 250kg. « Chaque porc à engraisser se nourrit de 3kg de provendes par jour », explique Ramanantsalama Fils, responsable d’un groupe d’éleveur disposant d’une ferme de plus de 100 têtes, sis à Antanjona, commune d’Ambavahaditokana, district d’Antananarivo Atsimondrano.

« Nos animaux sont tous sains »

Par ailleurs, « nous respectons bien les normes dans notre conduite d’élevage. C’est pourquoi nos animaux sont tous sains. Aucune peste porcine africaine n’est ainsi déclarée dans notre cheptel, comme l’a déclaré certains journaux de la capitale », précise ce groupe d’éleveurs. Les nouveaux-nés sont mis en quarantaine pour leur surveillance sanitaire. Après abattage des porcs reformés et porcs engraissés, ces éleveurs procèdent à un vide sanitaire, soit le lavage et la désinfection totale de la porcherie. Les autorités locales ont par ailleurs confirmé que cette maladie de peste porcine n’a jamais affecté les fermes d’élevage porcin dans le district d’Antananarivo Atsimondrano. « Les éleveurs informent directement tous les responsables au sein de notre circonscription en cas de détection d’une maladie de leurs bétails. Et nous travaillons étroitement en partenariat avec le cabinet des vétérinaires », souligne Tsimahafotsy Herilanto. adjoint au Maire de la commune d’Ambavahaditokana. Tous les chefs fokontany en réunion dans la commune d’Itaosy s’expriment également qu’aucun cas de peste porcine africaine n’est déclaré dans leurs localités respectives.

Recueillis par Volana R.

Publicité




Publicité

Newsletter

Les actus du jour directement dans votre boîte email

Suivez-nous

Madagascar-Tribune sur FACEBOOK  Madagascar-Tribune sur TWITTER  Madagascar-Tribune sur GOOGLE +  Madagascar-Tribune RSS