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vendredi 22 juin 2018
Antananarivo | 18h11
 

Politique

Antananarivo - Renivohitra

Arrêtez la manipulation !

jeudi 18 septembre 2008 | RAW
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La Capitale malagasy avec ses habitants de toutes les origines en a marre des mics-macs politiciens.

Alors que vendredi dernier, les différends qui opposaient les dirigeants de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) au gouvernement étaient en train d’être résolus, il se trouve que le lendemain, le fournisseur principal de carburants du Service autonome de maintenance de la ville d’Antananarivo (SAMVA) lui ferme le robinet. Aussitôt en début de semaine, la mauvaise nouvelle a traîné comme poudre, remettant en cause les initiatives des uns et des autres pour aplanir les différends et résoudre les problèmes. Le président du parti AVI lui-même n’a apparemment rien compris et déclare s’en laver les mains.

« L’autorité d’en haut »

À en croire les émetteurs des messages, l’ordre de ne plus livrer du carburant à la SAMVA provenait d’en haut. Et tout le monde a compris que ce ne pouvait être que le gouvernement qui n’aurait pas apprécié l’entente Ravalo-Andry TGV. Sinon c’est Ravalo lui-même qui aurait voulu accroître la pression sur le jeune maire, ou du moins chercherait à le maintenir sous sa coupe. L’autorité d’en haut n’est évidemment pas citée qui est-elle ? Le seul indice est que cette autorité est capable de se faire obéir par de grands distributeurs de produits pétroliers qui appartiennent toutes à des étrangers. Mais beaucoup d’observateurs ont compris que l’ordre venait « d’Andafy ». Qui donc ne pense qu’à l’argent et à ses bénéfices ? Qui a intérêt à ce que l’harmonie ne règne nulle part dans la capitale et dans tout le pays pour y régner le plus longtemps possible ?

Le fournisseur intrigue

Quoi qu’il en soit, les dénonciations allaient bon train et la bulle du service d’enlèvement des ordures privé de carburant continuait d’enfler au point que les entités incriminées, ont fini par démentir les allégations qui présentaient la Commune urbaine d’Antananarivo comme subissant le martyr du régime. Les dirigeants ont enfin compris que la diabolisation du régime est en train de prendre place et qu’il faut désormais plus de transparence. Le ministre de l’Energie et des Mines est intervenu pour expliquer que l’Etat n’a rien à y voir. Le Directeur général de l’Office malgache des Hydrocarbures lui aussi est enfin sorti de son mutisme. On apprit que l’affaire relève davantage des relations commerciales entre fournisseurs et clients et que l’Etat n’avait pas son mot à dire. Seule la société soupçonnée d’avoir tout manigancé demeure publiquement muette.

Selon certaines sources, cette société n’a fait qu’appliquer sa politique de gestion. Mais ce qui intrigue c’est que la mise en œuvre de la décision soit intervenue le lendemain de la résolution des différends entre la CUA et le gouvernement. Rappelons que ces différends sont nombreux pour ne citer que la gare routière d’Ampasampito, qui croit-on savoir fera l’objet d’une privatisation sinon d’un appel d’offres pour une gestion privatisée, et la SAMVA.

Pour nombre de citoyens de la capitale, l’Etat est en train de multiplier les écueils à la CUA dans la concrétisation de son programme afin que la lassitude envahisse les électeurs de Andry Rajoelina.

Diabolisation du régime ou martyr de la CUA

Le régime et les opposants ne sont certainement pas exempts de critiques et de soupçons. Andry Rajoelina a signifié depuis toujours qu’il n’est pas complice d’aucune formation politique et qu’il est « apolitique ». En manœuvrant de plusieurs façons, l’association Andry TGV veut, quoi qu’on dise, maintenir sinon accroître son électorat et réaliser son programme en faveur de la capitale. Dans cette perspective et sachant qu’une partie de son électorat voulait sanctionner le régime Ravalomanana cet électorat veut jouer sur le martyr pour valoriser leur élu. En tout cas, incompétences ou maladresses de la CUA, c’est selon, diabolisation du régime ou martyr de la CUA sont les deux axes ou les deux chevaux de bataille perturbent et commencent à lasser l’opinion.

On attend aussi que l’affaire de remblais des rizières d’Andohatapenaka, à l’Est de la route digue, soit éclaircie. La mairie, seule compétente à délivrer l’autorisation à cet effet, déclare n’avoir pas encore statué sur l’opération et pourtant les rizières sont en cours de disparition.

Doit-on encore attendre une « médiation » pour que ce problème des « tanàna ambany » soit réglé ? Un réel changement de politique et de stratégies s’impose. Si Norbert Lala Ratsirahonana déclare ne rien comprendre après sa première médiation, Marc Ravalomanana, tel que tout le monde le connaît, ne peut rester les bras croisés.

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