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mardi 15 juin 2021
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Santé

Lutte contre la lèpre

« Arrêter la discrimination et l’exclusion des lépreux »

vendredi 4 mai 2007 | Herimanda R.

« Ma première demande concerne le maintien du taux de prévalence de la lèpre soit un cas sur 10 000 habitants. Ma deuxième demande concerne l’intégration des lépreux dans la société ». Pr Yohei Sasakawa est intervenue hier après midi devant l’Assemblée nationale malagasy à Tsimbazaza.

Cet ambassadeur spécial de l’Alliance mondiale pour la lutte contre la lèpre a regretté la négligence de l’aspect social de la lèpre et le manque d’activités pour l’intégration des personnes guéries dans la société.

A Madagascar, il faut accepter que ce phénomène d’exclusion reste encore ancrer dans l’esprit des Malagasy. La maladie est jugée différemment et négativement par rapport aux autres maladies.

Pour y faire face, Pr Sasakawa pense qu’il faut éduquer et informer la population et expliquer à ce dernier qu’il faut avoir une autre vision sur la lèpre.

Cette haute personnalité japonaise a déjà créé une organisation portant son nom. « Guérir la lèpre n’est que l’aspect médical. Il ne faut pas absolument oublier l’aspect social. Je veux parler des stigmates et de la discrimination envers les lépreux » ; a-t-il affirmé.

Un taux de prévalence de 0,82 pour 10.000 habitants

Depuis hier, le Pr Yohei Sasakawa est dans nos murs. Sa visite sur les terres malagasy n’est pas le fruit du hasard. Madagascar a accompli un grand pas dans la lutte contre la lèpre. Notre pays atteint le seuil d’élimination de la lèpre fixé par l’OMS qui est d’un cas pour 10. 000 habitants. De plus, de 2006 à 2007, le taux de prévalence de cette maladie est passé de 0,99 cas à 0,82 cas pour 10.000 habitants. Malgré ces résultats encourageants, notre pays figure encore parmi les 3 premiers pays les plus touchés par la maladie. 3 régions de l’île restent encore très affectées, à savoir, la Région de Sud Est, Ihorombe, et Melaky. Selon l’OMS, cette situation s’explique par différentes raisons : enclavement de ces zones, manque de connaissance de la maladie chez la population locale, …

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