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Culturel

Le statut des artistes qui se produisent à l’étranger

A quand la conquête du marché international ?

lundi 16 juillet 2007 | Daddy R.

Durant la dernière décennnie, pas mal d’artistes ont pu découvrir le public d’Andafy. Que ce soit à la demande ou de leur propre gré, ces artistes se sont produit dans des endroits plutôt intimes. A part « Mahaleo » qui a ouvert un autre horizon à la musique malgache en se produisant à l’Olympia. Est-on prêt pour la grande aventure ?

D’un côté, il y a le « world music » et plusieurs artistes malgaches ont pu faire partie de ceux qui ont bénéficié de tournées ou festivals dans le monde entier. D’ailleurs, jusqu’à maintenant, bon nombre de groupes malgaches se réjouissent encore de ces avantages.

Mais de l’autre côté, il y a le circuit des « variétés ». Un marché qui est plus difficile à atteindre et très large. Tellement il y a de toutes les couleurs qu’on a du mal à se démarquer des autres.

Par contre, bon nombre d’artistes issus de pays francophones ont pu imposer leur style sur le marché, pour ne citer que le Canada, les Antilles, et actuellement les pays arabes.

Les compositeurs sont souvent des français mais les chanteurs viennent des autres pays. Et c’est la grande question qui se pose actuellement, quand est-ce qu’on aura l’occasion d’entendre ou de voir des artistes malgaches sur la trace des « Surfs » ? Et bien sûr, est ce que les artistes malgaches ont cette ambition de faire partie du « playlist » des stations étrangères ?

Quelle suite pour la « rencontre internationale » ?

On a félicité les efforts menés par l’Omda et le Sacem pour donner une opportunité aux artistes malgaches en organisant la dernière « rencontre internationale » qui s’est tenue dans la capitale. Mais est-ce que les artistes malgaches sont vraiment prêt pour l’aventure ?

On ne cesse de promouvoir la « diversité de la musique malgache » mais à plusieurs reprises, on a essayé de poser la question (qui reste sans réponse ) si cette diversité n’est pas la cause du blocage de notre ouverture vers le marché international.

N’est-il pas interessant de se connecter à la musique universelle si l’on veut conquérir le marché à l’étranger ?

Comme le marché local est déjà saturé vu l’incompétence ainsi que la manière de travailler de ces « producteurs » qui ne pensent qu’à leur propre intêret, l’objectif est maitenant de faire partie de ces « stars internationales », pour les artistes malgaches. Il est temps de mettre la barre plus haute. Loin de l’idée de vouloir tout simplement remplir Antsahamanitra ou Antsonjombe.

Bien évidemment, un objectif qui nécessite une autre manière de travailler, une autre façon de penser. Un vrai « professionnel » qui a sa propre méthode de travail, voire le soucis de la qualité.

A l’image des « Kassav », « Zouk machine », « Khaled », « Youssoundour », aura t-on la chance de s’aligner à eux d’ici peu ? Mais on pense que c’est la suite logique de cette rencontre internationale.

« Vakintsika Olympia ! »

Cette phrase est de Lova, la tête pensante de « Mahaleo à l’Olympia ».

Le groupe mythique a ouvert un autre horizon à la musique malgache suite à ces deux représentations historiques . Mis à part la prestation, l’essentiel est de figurer sur le marché. Mais y aura t-il une suite à cette belle initiative ?

Il est bien beau de savoir qu’un groupe malgache a pu faire partie des « grands » en se produisant dans une salle mythique en France mais beaucoup reste encore à faire si on veut vraiment s’avancer dans la cour de la « mondialisation ».

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