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Divers

Toamasina

À nouveau commissaire central, nouvelle stratégie de sécurité

lundi 15 septembre 2008 | Gilbert R.

Courtoisie – respect et, néanmoins fermeté. Nous en sommes à la phase répression. 85 % à 90 % des policiers de l’effectif sont des nouveaux affectés. Ce sont ces chiffres qui résument en quelque sorte la conférence de presse du nouveau commissaire central de la ville de Toamasina, Rajaonarizaka Gérard Albert dit « commissaire Imahagaga ». Il est au poste depuis le mois de juillet 2008. La conférence s’est tenue à l’Hôtel de Police le vendredi 12 septembre dernier.

La police étant l’un des piliers de ladite sécurité, le commissaire central entend y contribuer avec tout son poids et toute son expertise. D’après son analyse, le chapardage et le vol à la tire caractérisent la situation sécuritaire de la ville de Toamasina. Toujours d’après lui, ce sont le statut de capitale économique de la ville de Toamasina et l’existence du grand projet Ambatovy qui sont les causes de cette situation. Beaucoup de jeunes ruraux sont drainés de leurs campagnes par un exode rural, mais leur manque de qualification professionnelle les empêche d’obtenir des embauches. D’où ces gestes de survie car l’installation dans la ville a un coût à payer.

Et le commissaire de parler circulation, stigmatisant l’indiscipline des 6 000 cyclo-pousse et 3 000 pousse-pousse en activité. Elle fait désordre, a-t-il dit, car malgré les marquages au sol, ces engins ne s’y conforment pas. D’où les piquets de policiers jalonnant toutes les rues pour surveiller la circulation.
Il y a aussi la police de proximité, celle qui est basée dans les vigies de quartier, et celle qui organise les patrouilles et travaillent en intelligence avec les « andrimasom-pokonolona » (vigilances locales). Ces dernières maîtrisant de près les renseignements utiles au ras des fokontany concernant spécialement certains vazaha et autres étrangers douteux.

Parlant ensuite des pousse-pousse, le commissaire Imahagaga a déclaré que l’action de sa centrale en est aujourd’hui à la phase répression, après une première phase d’éducation et une deuxième phase de sensibilisation. Quelques mises en fourrières ont été opérées pour des pousse-pousse sans éclairage. De même, quelques voitures 4 x 4 sont à la fourrière pour excès de vitesse en pleine ville. Dans les deux cas, le délai de rétention est de 10 jours.

Répondant à des questions, notamment sur la corruption (manotra) et l’irrespect des tiers, le commissaire Imahagaga a déclaré que ses agents continuent de recevoir une formation ou un recyclage, aussi bien en matière de circulation que de sécurité proprement dite. Il a révélé que quelques-uns de ses agents ont même déjà écopé de punition pour mauvais comportement professionnel. Et de révéler que 85 % à 90 % des agents actuellement en activité à Toamasina sont des nouveaux venus, nouvellement affectés, justement pour éviter les risques de corruption ou de relâchement facilités dans le cadre de relations de longue date et caractérisées par des tolérances par affinité. Le commissaire Imahagaga, lui, est pour la tolérance zéro (0) en matière de corruption.

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