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lundi 23 mai 2022
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Société

Ivato

6 morts à la base aéronavale

vendredi 11 juillet 2008 | Daddy R.
Le « bassin de décantation », origine de l’accident.

Le chantier vient à peine de débuter. La construction du nouvel aéroport d’Ivato a fait 6 morts durant la démolition au niveau de la base aéronavale (BANI). La société titulaire du marché ne possède même pas de matériels adéquats pour les travaux et le plan de démolition n’a pas encore eu l’aval des autorités de contrôle, selon le DG d’Adema.

Une catastrophe totale ! A moins d’un mois du début du chantier de construction d’un nouvel aéroport international à Ivato, le pire est survenu. La sous-traitance du marché de construction a été attribuée à l’Entreprise Générale José (EGJ). « Durant la réunion de chantier d’hier (ndlr : le mercredi 9 Juillet), une notification interdisant toute démolition concernant les travaux de construction, a été signalée à l’entreprise » a souligné le DG d’Adema, Ralph Ramasitera. « Sans l’aval des autorités de contrôle, l’entreprise est passée quand même à l’acte, ce qui a causé cet accident grave », a-t-il continué.

Un contrôle négligé

Quelle que soit la décision prise par l’entreprise concernant la démolition, l’on s’interroge sur la vigilance des autorités de contrôle quant au déroulement des travaux. Le « bassin de décantation », faisant à peu près une surface de 20 m2, composé en totalité de béton s’est plié en deux. L’on se demande par quels moyens ce bassin serait-il démoli, sans matériels adéquats. Selon un témoin, qui n’est autre qu’un ex-ouvrier de ce chantier, « On a évité le pire, car, il y a deux semaines, on était une vingtaine d’ouvriers. L’entreprise nous a proposés 200 000 Ar par tête pour effectuer la démolition et heureusement qu’on ne l’a pas exécutée jusqu’à la fin, à cause d’un non paiement de salaires, sinon on serait les victimes ». Le dirigeant de cette entreprise leur a promis un tel salaire au lieu de louer un « engin » destiné à réaliser une telle tâche.

Une émeute évitée

Devant l’entrée de la RFI, une masse de gens a voulu voir de près la situation.

Si l’accident s’est passé vers 11h30, tous les corps n’ont pu être tirés sous les gravats que vers 13h30. Malheureusement, la famille des défunts ainsi que les journalistes présents sur les lieux, au moment de l’accident, ont été interdits d’entrer à l’intérieur de la base. Aucune information concernant les faits réels n’a été dévoilée par les responsables. Même les noms des 6 morts n’ont pas été communiqués. « On a reçu l’ordre de vous interdire l’accès, et on n’a aucun commentaire à faire concernant cet accident », ont déclaré les sentinelles. Vers 16h, une masse de gens composés entre autres par des familles des défunts ainsi que la population environnante a failli entrer en force à la base, ce qui allait causer une émeute, mais la presse a été appelée pour un bref point de presse afin de calmer la situation, donnant suite également à l’installation de barrages érigés par les militaires pour apaiser la tension.

« L’enquête est ouverte et les corps peuvent être récupérés par la famille à l’hôpital HJRA », selon le DG d’Adema. « On ne peut pas laisser passer un telle négligence » a-t-il réitéré.

On ne sait pas si c’est juste pour calmer la situation mais la vie des 6 personnes, victimes d’une grande négligence, est quand même en jeu. En attendant la suite… !

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